Education nationale : 4 609 établissements scolaires fermés du fait de l’insécurité

A la date du 7 octobre 2022, le Secrétariat technique de l’éducation en situation d’urgence (ST-ESU) enregistrait 4 609 établissements scolaires fermés du fait de la dégradation de la situation sécuritaire du pays. Il est comptabilisé 351 établissements de plus en comparaison avec les données antérieures, lit-on dans un communiqué publié par le ministère en charge de l’éducation nationale le 02 novembre dernier. Sur la même période, précise le communiqué, le nombre de communes où toutes les structures éducatives sont fermées est passé de 47 à 79.

Le document rappelle par ailleurs que le ministère en charge de l’éducation a rencontré les 3 et 4 octobre les responsables des structures déconcentrées pour faire un premier bilan de ce premier mois de rentrée scolaire 2022-2023 et analyser les difficultés qui persistent malgré les mesures prises pour assurer la scolarité de tous les élèves déplacés internes. A l’occasion de sa prise de fonction comme nouveau ministre de l’éducation nationale, Joseph André Ouédraogo a indiqué que 708 341 élèves sont en situation de rupture scolaire. Il y a donc ‘’ urgence à aller vite dans la sécurisation de l’ensemble du territoire national’’ afin d’éviter une année blanche aux élèves privés des classes du fait de cette situation sécuritaire.  

Lutte contre le terrorisme : Les relèves et ravitaillements continuent d’arriver en retard

Plusieurs détachements militaires sur le terrain de la lutte contre le terrorisme se plaignent de l’arrivée tardive des relèves et des ravitaillements indispensables. Des militaires déployés pour quatre mois restent sur le théâtre des opérations pendant six mois. Parfois plus. Des primes de missions ne sont pas payées. Ceux qui le sont, c’est avec beaucoup de retard. La ration alimentaire n’est pas toujours au rendez-vous.

Face à ces situations déplorables, la hiérarchie militaire ne donne souvent aucune explication aux soldats. Certains chefs de détachements et chefs de corps sont même sourds aux cris de détresse de leurs hommes. D’autres se rejettent la faute de ces dysfonctionnements, prétendant surtout que le problème se trouve à Ouagadougou. Pendant ce temps, leurs détachements sont encerclés par des combattants ennemis alors que les conditions de vie très difficiles les indisposent pour les combats.

L’Évènement a déjà interpellé les différents gouvernements et les chefs militaires. Plusieurs fois ! Mais la situation n’a pas véritablement évolué dans le sens positif, au regard de certains échos du terrain. Le président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré, l’a d’ailleurs admis publiquement, le 5 novembre dernier, lors de son déplacement au 14e régiment interarmes (RIA) de Djibo, victime d’une attaque terroriste ayant fait 10 morts le 24 octobre passé. Il y a urgence de trouver des solutions structurelles efficaces.

Maroc : Deux millions de “pillules de djihadistes” saisies

La sécurité marocaine a annoncé avoir déjoué la contrebande de plus de deux millions de pilules de Captagon vers un pays africain (non précisé dans le communiqué), en provenance du Liban. C’est ce qui ressort d’un communiqué publié vendredi soir, par la Direction générale de la sécurité nationale du Royaume. « Les unités de la sécurité nationale dans le port de Tanger-Med (l’extrême nord du pays) ont réussi, vendredi, à faire avorter une opération de contrebande internationale d’une importante cargaison de substances psychotropes. Ils ont saisi un total de 2 018 500 comprimés de Captagon », indique le communiqué.

La cargaison de drogue était dissimulée à l’intérieur d’un conteneur de marchandises, à bord d’un navire de transport maritime battant pavillon d’un pays européen en provenance du Liban et à destination d’un pays de l’Afrique de l’Ouest, ajoute la même source. Et de souligner que l’enquête se poursuivait pour identifier toutes les personnes associées au réseau criminel impliquées dans la tentative de contrebande de ces importantes cargaisons de substances psychotropes. Il s’impose alors, pour pouvoir mettre fin à cette contrebande, une mutualisation des efforts à l’échelle internationale.

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