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Lucarne citoyenne N° 261

  • Fête de ramadan : On a bombancé à Ouaga et Bobo


Qui l’eût cru ? Au Burkina, les temps sont durs et tout le monde le sait. L’argent est la chose qui manque le plus, du moins pour les braves et honnêtes citoyens burkinabè. Et Dieu sait combien, ils sont nombreux. Dans ces conditions, on aurait pu croire que l’Aïd al fitr aurait été célébré dans la ferveur de la piété certes et sûrement pas dans la bombance. Cette illusion a été très vite contredite par un coup de fil venu de Bobo qui m’apprend que la ville est littéralement en fête au point de surprendre mon interlocuteur lui-même qui pourtant est un résident de longue date. Je n’ai jamais vu ça me disait-il. Je m’en apercevrais moi-même, cette fois à Ouaga, lorsque dans l’après midi je mis le nez dehors. Incroyable ! On eut cru que le tout Ouaga était dehors, en particulier au niveau des quartiers habités. La circulation était à maints endroits, beaucoup plus dense que pendant les jours travaillés. Tant mieux. Il faut croire que les Burkinabè refusent de se laisser abattre par leurs problèmes. Il ne sert à rien en effet de demeurer au fond de sa bâtisse pour broyer du noir. La vie est si précieuse et tellement courte qu’il faut la vivre tant qu’on peut avec joie et enthousiasme. Pourvu qu’on n’oublie pas que c’est la vigilance citoyenne qui peut nous garantir ces quelques moments de vie faite de convivialité et de bonheur partagé.

  • Incivisme quand tu nous tiens !


Le spectacle est devenu banal mais pour autant il ne faut jamais arrêter de dénoncer ces conducteurs qui laissent leurs véhicules soit disant en panne au beau milieu de la chaussée. Ce matin du 9 août nous nous engageons sur le boulevard de l’Indépendance après avoir franchi les feux tricolores entre le premier ministère et la TNB. A peine la manœuvre terminée, nous voilà bloqués par un camion stationné au milieu de la voie. Grace à un rapide coup de volant, nous arrivons à éviter le mastodonte. Nous nous rendons compte que le chauffeur avait stationné le véhicule et ne cherchait nullement à le dégager mais plutôt à le dépanner. Il ne fallait pas grand-chose pourtant pour dégager la chaussée et se placer sur une aire pavée longeant la devanture de la TNB. Mais non, pourquoi le faire si le chauffeur est convaincu qu’il peut maintenir l’engin là où il se trouve ? Comme si le prétexte de la panne pouvait tout justifier ! N’est-ce pas l’impunité qui est encore cause de tels comportements ? Comment en effet un chauffeur régulièrement détenteur d’un permis de conduire peut-il se justifier d’un tel écart ? Nous ne viendrons jamais à bout de tels comportements inciviques si nous laissons à la seule police le soin de régler cette question. Nous avons tous forcément un rôle à jouer ! Pensons-y !

  • Où en est-on avec l’affaire du burkinabè tombé de l’avion d’Air France ?


C’est le jeudi 25 juillet qu’on a appris par nos confrères de RFI qu’un homme probablement d’origine burkinabè était tombé de la trappe d’atterrissage au cours du vol du mercredi 24 juillet d’Air-France reliant Ouaga à Niamey. Le corps serait tombé pendant la manœuvre d’approche de l’aéroport à 10 km de Niamey. Sauf erreur, c’est la seule communication disponible sur l’événement. Bien que le passager soit d’origine burkinabè, sauf erreur, nous n’avons pas entendu d’autre commentaire, en particulier de notre gouvernement. Si enquête il y a eu on ne sait rien non plus sur ses conclusions. Le porte-parole d’Air France avait dit qu’il s’agissait d’un clandestin. Quelle est son identité ? On ne le sait. Est-ce à dire que la vie des Burkinabè compte pour du beurre aux yeux de notre gouvernement ? On ne peut le dire. Mais en matière de communication gouvernementale, il y a assurément problème. SIG où es tu ? Il faut se tourner vers les journaux français pour glaner des bribes d’information concernant cette affaire. Est-ce normal ? On se rappelle de l’alerte qui avait été donnée à l’aéroport de Ouagadougou dans l’environnement de la CAN où la communication déjà très lacunaire n’avait pas eu de suite. Pour un pays qui se veut émergent, c’est quand même assez lamentable.

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