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” la réconciliation nationale ” : état de fait ? ou ‘’note de bas de page[1]’’ ?

Dans cet écrit, le citoyen Lumunba Da donne sa lecture sur la reconciliation.


[1]Epouvantail ? ceinture de sécurité ?

La cohésion sociale à l’échelle nationale, c’est la mayonnaise épicée des lois, des us et coutumes de la salade qu’est tout Etat laïque dans sa diversité de groupes ethniques, religieux et culturels. C’est les rails qui portent le train du développement des nations unies.

Aujourd’hui, notre pays vit un mal être sociopolitique assez profond et la crise terroriste que nous vivions depuis 2015 a fait exploser le thermomètre.

La réconciliation nationale est invoquée comme solvant des dissensions sociales et gage de paix, de stabilité pour le renouveau au Burkina Faso. Dans l’armature institutionnelle actuelle, le ministère de la Solidarité, de l’Action Humanitaire, de la Réconciliation Nationale, du Genre et de la Famille en est le maître d’œuvre.

Qui dit réconciliation nationale dit d’abords fracture sociale. Ainsi, La réconciliation nationale est appelée comme pensement pour rétablir la cohésion sociale qui est le ciment de tout projet de développement de toute société.

Certes, le Burkina est malade, mais de quoi s’agit-il vraiment ?

En Europe, avec le Nazisme, il y a eu une fracture sociale internationale et même intercontinentale.

En Afrique du Sud il y a eu l’apartheid.

Au Rwanda, il y a eu les Hutus contre les Tutsis. De même, au Zaïre actuelle République démocratique du Congo il y a eu le Nord contre le Sud.

Ce furent des cas avérés de fractures sociales, des remises en cause sidérales du vivre ensemble basée sur des considérations régionalistes, ethniques et de couleur de peau. Mais qu’en est-il au Burkina Faso pour qu’il nous faille invoquer la réconciliation nationale ?

Sous nos cieux, il y a eu de violent accès de fièvres d’injustices, d’iniquités.

Nous avons pataugé pendant plus de deux décennies dans les méandres de l’égocentrisme, de la gabegie, de l’anarchie et de la frustration du mal-aimé et nous en portons toujours les plaies aujourd’hui : d’affreuses plaies gangrénées, suppurantes et couvertes des odeurs nauséabondes de la malégouverne. Mais y a-t-il remise en cause de la cohabitation sociopolitique, ethnique et religieuse ?

Quelle frange de la population ? quel groupe ethnique a-t ’il été brimé ou décimé ? ou a dû quitter le pays pour ne pas être exterminé ? Ou encore, qu’est ce qui a remis en cause l’intégrité du pouvoir d’Etat ?

 y a-t-il besoin de réconciliation nationale au Burkina Faso ?

Les troubles sociopolitiques font partie de l’évolution normale de toute société. Ils teintent seulement certaines pages de l’histoire de la société de tâches sombres, mais ils n’entravent en rien son évolution.

L’évolution peut décélérer, dévier en fonction. Pour cela, les teintes peuvent être indélébiles :

  1. Le Royaume Mossi s’est étalé durant des siècles du Ghana à l’actuelle Burkina. Il s’est imposé sur son parcours.
  2. Samory TOURE a imposé l’Islam dans le grand Mandingue par la force et le sang. Aujourd’hui nous sommes à plus de 60% musulman.

Mais les teintes peuvent aussi disparaitre avec le temps, par la révolution du peuple dominé comme en Afrique du Sud ou par la réconciliation comme au Rwanda.

Ici au pays des Hommes Intègres, nous avons toujours décrié l’injustice et la fourberie. Le poing levé, nous avons toujours crié : la Patrie ou la Mort, Nous Vaincrons. Le vivre ensemble n’a jamais été affecté par aucune manœuvre fourbe de dislocation de l’harmonie du vivre entre les peuples et les religions.

Certes, pendant la Révolution sous le CNR, Il y a eu les tribunaux populaires, les femmes dans l’armé, le Faso danfani, le Faso barra, …

Le cocotier avait été vraiment secoué et tous les murs de la société avaient été repeints, mais était-ce une remise en cause de l’éthique de la vie en communauté ? N’y avait-il pas de cohésion sociale ? La soi-disant rectification n’était-elle pas une manœuvre arriviste ?

Sous le CDP qui est né des cendres de la révolution et dans le sang du Camarade Thomas SANKARA et de ses 12 compagnons d’infortune, qui a muselé la presse par l’assassinat de Norbert ZONGO, qui a étouffé la voix du peuple par l’assassinat de DABO Boukary : n’y avait-il pas de cohésion sociale ? N’est-ce pas qu’il s’est agi en fait d’un projet de mandat de plus, sinon de trop qui a fait déborder le vase ?

Sous le MPP la presse était plus libre. Elle faisait même des révélations sur le charbon fin qui jaunissait et l’or qui noircissait. Et puis, sans façon les cas de détournement et de blanchiment de plus en plus bruissaient. Mais n’y avait-il pas de cohésion sociale ? N’est-ce pas que c’est le Rock qui était trop mou ?

Au MPSR1, Paul Henri Sandaogo DAMIBA a été acclamé par tout le peuple à son arrivée au pouvoir. Il est arrivé par la force des armes, et dès sa prise du pouvoir il s’est mis à se battre.

Il s’est battu pour créer le Ministère de la Cohésion Sociale et de la Réconciliation Nationale, et pour cause.

Alors il s’est battu pour accueillir Blaise COMPAORE l’aéroport de Ouagadougou. Aussi, il s’est battu pour se rendre à la conférence de l’ONU avec plus de bagages que nécessaire. Oui ! car ‘’celui qui se bat pour quelque chose c’est pour lui la chose.’’

Au soir de son huitième mois de pouvoir, c’est tout le peuple qui l’a hué à son débarquement forcé. Est-ce parce qu’il n’y avait pas de cohésion sociale ? n’est-ce pas plutôt que DAMIBA s’était en fait trompé de perchoir ?

Une nation doit être considérée comme un océan. Il peut être calme comme il peut aussi être secoué par de violentes tempêtes : c’est naturel !

La cohésion sociale n’est remise en cause que lorsque des mouvements sociaux d’exclusion, comme tectoniques déclenchent un tsunami qui ravage les côtes et crée des inondations sur plusieurs kilomètre dans les terres.

Le Burkina Faso n’est pas encore un NO MAN LAND, et jusqu’à preuve du contraire, le Burkinabè a toujours su assumer sa survie.

Si le Chef de l’Etat se montre sectaire, falot ou narcissique, il est déposé comme Blaise et DAMIBA.

La loi prône la justice, l’équité et l’égalité dans l’union.

Si des leaders coutumiers ou religieux manifestent extrémisme et/ou tribalisme, ils ne seraient que des citoyens extrémistes excentriques et hors la loi. La justice doit sévir car nul n’en est au-dessus. Elle peut même mater ou gazer au besoin car force reste à la loi !

Actuellement il y a urgence et notre pays a besoin de paix et de stabilité et chacun doit être à son poste. Certes, certains petits malins jouent les faux pions et le besoin de cohésion se fait sentir. Mais ‘’la réconciliation nationale’’ : de fait ? ou note de bas de page ?

Lumunba Da, un citoyen

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