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Justice : Les 21 poids lourds du barreau

209 avocats sont inscrits au barreau du Burkina à la date du 20 septembre 2022. A la même date, 78 autres frappent à la porte de l’ordre et attendent de finir leur stage. Pendant longtemps, l’entrée dans ce métier d’auxiliaire de justice semblait être réservée à ceux qui avaient les moyens de se former hors du pays. Mais depuis ces quinze dernières années, le test d’entrée à la profession d’avocat est organisé régulièrement. En plus, d’autres corps de métier du droit, magistrats, greffiers en chef et enseignants de droit notamment, peuvent intégrer le barreau sous réserve de certaines conditions. La profession d’avocat commence à se faire de la place au Burkina Faso. Supprimée sous le Conseil national de la révolution (1983-1987) pour qui elle relevait d’une conception bourgeoise de la justice, la profession d’avocat est aujourd’hui un maillon dans la chaine de défense des droits des justiciables. L’audition de tout citoyen au Burkina suspecté ou soupçonné d’un délit ou d’un crime pour la première fois en phase d’enquête préliminaire est conditionnée par la présence d’un avocat si la personne a les moyens d’en avoir. Le code de procédure pénale fait cette obligation. Même s’ils sont concentrés essentiellement dans la capitale Ouagadougou et dans une moindre mesure à Bobo Dioulasso, les avocats parcourent les 27 Tribunaux de grande instance, les Tribunaux administratifs, les Tribunaux de commerce, les trois Cours d’appel, la Cour de cassation, les autres instances de règlement de litiges d’affaires ou commerciaux, les juridictions communautaires ou continentales ou encore internationales. Globalement, les avocats inscrits au barreau du Burkina sont généralistes même s’il y a une tendance à la spécialisation : fiscalistes, pénalistes, droit du travail, droit des affaires. Les avocats conseillent les faibles comme les forts, les pauvres et les riches. Ils parlent à l’oreille du Burkina. L’Evénement vous propose un tour d’horizon dans l’univers de ces hommes et femmes en robe noire. Pour cette première du top 21 des ténors du barreau burkinabè, plusieurs filtres ont été utilisés pour répondre à la question : qu’est-ce qu’un bon avocat ? Nous avons réuni des critères et des réponses. Des avocats déloyaux vis-à-vis de leurs clients ne peuvent figurer dans ce choix. Ces avocats encaissent une partie ou la totalité de leurs honoraires et abandonnent leur client. La notoriété se construit lentement par le travail. Un travail justifié sans cesse par la compétence et la confiance des justiciables. Alors, nous avons fait ce choix en retenant les qualités suivantes : disponibilité, suivi régulier, sérieux dans le suivi des dossiers, recherche pour le traitement du dossier, méthodique dans la présentation des arguments, rigueur, compétence, spécialisation, réactivité, éloquence, complicité avec le client dans la ligne de défense. Nous ne nous sommes pas contenté de ces critères. Nous pensons qu’un bon avocat est aussi celui qui est respectueux des règles déontologiques de la profession. Une dizaine d’avocats sont mis en examen dans des cabinets d’instruction du Tribunal de grande instance de Ouaga I pour faux et usage de faux en écriture publique. D’autres ont été jugés et condamnés.

Me Prosper Farama, l’incarnation de la veuve et de l’orphelin, éloquent Au Burkina, Me Prosper Farama est l’un des avocats les plus célèbres. Il est perçu comme le défenseur de la veuve et de l’orphelin. On le dit motivé pour les dossiers dits des bonnes causes. Un activiste, une veuve, un vigile, un travailleur licencié,…

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