Chef file de l’opposition : Pourquoi Soungalo fait-il tarder les choses ?

Publié le mercredi 17 avril 2013

La rentrée parlementaire a eu lieu. Les instances du parlement sont en place, sauf le chef de file de l’opposition.

 

L’institution chef de file de l’opposition pose décidément des problèmes. Son accouchement a été difficile et il n’a pas été aisé de désigner l’ex chef de file de l’opposition maitre Sankara. On avait cru qu’une fois la machine lancée, les choses iraient de soi. Le chef de file de l’opposition, c’est le choix des électeurs, donc du peuple. Or le choix du peuple, c’est le choix de Dieu, dit-on. Normalement, une fois la rentrée parlementaire effectuée et les instances installées, le chef de file de l’opposition qui est le patron du parti de l’opposition qui a eu le plus de voix après le parti majoritaire, devrait être systématiquement consacré. Comme personne ne peut discuter le choix du peuple, on ne voit pas pourquoi on devrait tergiverser sur la question du chef de file de l’opposition.

 

Dans l’attente d’une délibération

de Soungalo

 

La consécration du chef de file de l’opposition doit être constatée par un texte pris par la réunion des instances du parlement. Or c’est Soungalo qui convoque et préside une telle instance. Pourquoi ne se décide t-il pas ? C’est toute la question. Un groupe parlementaire de l’opposition lui a posé la question et il semble « qu’elle l’a passablement agacé ». Qu’attend-il alors ? Des instructions de qui de « droit ? ».

Dans notre démocratie, la séparation des pouvoirs est un bien « gros mot ». Il semble que la majorité voudrait d’abord relire les textes actuels qui régissent l’institution avant de procéder à l’installation de son titulaire. On peut se demander à quel titre ? Et pourquoi ne pas faire tout à fait le contraire. Installer le chef de file de l’opposition et laisser à l’opposition l’initiative, s’il y a lieu de proposer des amendements sur le texte portant chef de file de l’opposition. Après tout le texte régi l’opposition et non la majorité.

On peut croire que la majorité, comme à son habitude, ne voudrait pas faire droit à un choix qui n’est pas le sien. Ce fut ainsi à l’adoption de la loi. Parce que c’était KiZerbo qui devait en bénéficier, la majorité a refusé de le consacrer.

Même maître Sankara, à ce qu’on dit, il a fallu que Roch Marc Christian Kaboré prenne ses responsabilités. Le manège pourra donc se poursuivre jusqu’à quand ? Si lecture il devrait y avoir justement, il faudrait si on maintient l’institution inscrire des clauses coercitives et des délais stricts. Si au bout de ce délai le parlement ne se décide pas, de droit, le patron du parti qui vient après la majorité est consacré et entre de plein droit dans sa fonction

 

Newton Ahmed BARRY


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