KOTO BRAWA en live a l’Institut Français de Ouaga

Publié le dimanche 30 décembre 2012


Parmi ceux qu’on appelle communément artistes-musiciens, certains utilisent avec maitrise un ou plusieurs instruments de musique tout en chantant. Kambou Brahima Sihiminin Wra, plus connu sous le pseudonyme de Koto Brawa est de ceux-là. Certains mélomanes Burkinabé l’ont découvert en 2002, s’exprimait derrière Bil Aka Kora à la batterie. Il était déjà lauréat du 1er prix de la meilleure vedette de la chanson moderne en catégorie élève, avec le titre « Merde aux hommes sans scrupules ». Pourtant, c’est presque par hasard que Koto est arrivé à la musique. Il avait 19 ans en 1995, lorsqu’un ami de son frère qui avait décelé en lui des talents de chanteur, l’a inscrit à un concours de musique pour jeunes à Bobo Dioulasso, dénommé Digital. Sa carrière se poursuit ensuite au sein des groupes Barnako et Yelemani, mais aussi au fil de multiples rencontres humaines avec d’autres musiciens burkinabés : Hassan Dembelé, Charly Sidibé et surtout un certain Désiré Somé. Koto Brawa mêle dans sa musique les rythmes traditionnels africains, notamment ceux du sud-ouest du Burkina Faso, aux sonorités funk, blues, Jazz, reggae etc. En 2007 sort son premier album Meet-IK qui est un jeu de mots pour signifier « la rencontre (to meet) avec Ibrahim Kambou ». « yogoro yogoro yogoro masa ! » L’artiste a retrouvé ses marques et est prêt à bondir. Résultat, c’est un condensé de rythmes qui vacillent entre funk, soul et jazz, trempés dans une sauce éminemment locale, qui se laisse déguster avec plaisir. De chez Desi et les sympatics, à Seydony production, en passant par des mixages effectués à Bruxelles, Koto est parvenu à sortir un produit de belle facture. Il chante en birifor, dioula, français et…mooré. Puis c’est le départ vers l’Hexagone où il s’installe avec sa famille. Le retour au pays natal est fréquent malgré les sollicitations en France et en Allemagne pour des concerts live. Il s’investi dans des projets culturels sur les terres qui l’on vu grandir et ça promet. Son prochain album “ Guéïnto” qui signifie “Lève toi et marche” est en route et le voilà lui, en concert Live à l’institut français (ex-CCF GM) le 1er Décembre 2012. Bel arbre de noël pour les mélomanes qui ont la chance d’être du coté de Ouaga. Bon vent artiste !

Ludovic O KIBORA



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