Cinquantenaire FESPACO : Le Burkina à la conquête de son troisième Etalon d’Or de Yennenga

Publié le mercredi 20 février 2019

Le festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) ouvre ses portes le 23 février prochain. Il va ainsi durer jusqu’au 2 mars. Il est placé sous le thème : « Mémoire et avenir des cinémas africains ». C’est donc une sorte de bilan et perspectives.
La particularité pour cette 26e édition est qu’il marque le cinquantenaire de sa création depuis 1969. L’enjeu est donc de taille pour les organisateurs. Il faut à tout prix le réussir. La question sécuritaire demeure une des grandes préoccupations. Le ministre de la culture, Abdoul Karim Sango, a tenu à rassurer à ce propos, en répondant à une question de nos confrères de RFI en janvier dernier : « Nous savons que c’est une grosse préoccupation de nos amis. Mais le gouvernement du Burkina Faso a pris toutes les mesures pour assurer la sécurité des festivaliers, qui viendront en sécurité et qui repartiront en sécurité. Le Burkina est un pays qui a une longue tradition de ces événements culturels. Jamais un seul événement, même ces dix dernières années, n’a suscité de problèmes d’insécurité. Au Burkina, nous avons développé une expertise dans la réalisation de la sécurité autour de ce type d’événement. Donc, nous ne sommes pas inquiets et nous voulons rassurer nos amis qu’ils peuvent venir au Burkina Faso, célébrer la fête du cinéma africain, et repartir en toute sécurité. » L’organisation sera-t-elle à la hauteur de l’évènement ? A écouter certains acteurs burkinabè du 7e art, rien n’est moins sûr. Dans un entretien accordé à nos confrères de Le Faso.net le 6 février dernier, Alidou Sawadogo dit Pagnagdé reste pessimiste : « Je vous dis tout de suite, ça va être comme les éditions précédentes. Rien ne pointe à l’horizon pour me faire croire qu’on va connaître un grand succès. »
Le FESPACO 2019 c’est aussi la présence de trois films burkinabè à la conquête du prestigieux trophée : l’Etalon d’Or de Yennenga. Il s’agit de Desrances d’Apolline Traore. Duga ou les charognards, co-réalisé par Abdoulaye Dao et Eric Lingani. Enfin, Hakilitan ou mémoire d’Issiaka Konaté. Depuis sa création en 1969, seuls deux Burkinabè ont été sacrés dans cette catégorie. Idrissa Ouédraogo avec son film Tilaï en 1991. Indubitablement, c’est l’un des grands absents de cette édition cinquantenaire. L’artiste a tiré sa révérence le 18 février 2018. Gaston Kaboré réalise le doublé burkinabè en 1997 avec Buud Yam. Depuis lors, c’est la traversée du désert. Les Burkinabè en lice ont après échoué à deux reprises à la troisième place, remportant ainsi, un trophée de bronze. C’est le cas de Kollo Daniel Sanou avec son film Tasuma en 2005 et Sékou Traoré en 2017 avec son œuvre L’œil du cyclone. Et si l’année 2019 était la bonne ? On le saura le 2 mars prochain !

BK


Commenter l'article (0)