Asfa-Y : Le coach « a pété les plombs »

Publié le mercredi 20 février 2019

L’affaire fait grand bruit dans les milieux du sport burkinabè. Le coach de l’ASFA-Y, Cheick Omar Koné mécontent de la prestation du corps arbitral qui a officié le match de son club contre l’AS-Police lors de la 20e journée du championnat soldé par le partage des points a été auteur d’une sortie extrêmement grave. Sans coup férir, il a qualifié les arbitres de djihadistes et de terroristes ! Les milieux sportifs sont coutumiers de dérapages verbaux. La passion, la pression et le niveau d’instruction justifie les fréquentes sorties de route devant les micros et caméras. Mais là, le coach Koné bat tous les records. C’est le champion toutes catégories. Alors que son équipe se bat toujours pour sauver sa peau en D1 (l’ASFA-Y est classé 14e sur 16 à un point du premier reléguable. Mais quel leader ? A entendre ses propos, on croirait qu’il « a pété un câble ». Nous avons beau analyser, nous avons de la peine à établir un rapport entre un arbitrage même calamiteux et ces forces obscurantistes qui sèment le deuil, la désolation et le chaos. Comment peut-on comparer des arbitres, fussent-ils habillés en noir souvent à ces diables d’intégristes- tueurs ? Pour le penser, il faut s’appeler, Cheick Omar. Le Djihadisme, coach apprenez-le, ce n’est pas de la banalité. Il est inacceptable qu’on l’invoque sur nos stades. Il est vrai que ces artisans de l’enfer sur terre nous imposent quelques fois leur sale besogne par le glaive et le feu des armes, mais nous ne devons pas banaliser leurs actes en introduisant leur terminologie dans les actes de notre vie quotidienne. Le foot, c’est la vie, l’espoir. C’est un sport qui fait vivre. Le terrorisme ôte la vie, détruit le monde. Il n’y a pas l’once d’une seule comparaison possible entre les deux secteurs. Tenez-le pour dit ! Mais nous sommes surtout blasés par l’attitude de l’entrainement après son forfait. Le maître à penser d’un club sportif, est une boussole pour les gamins dont il a la charge de conduire sportivement leur vie. Il est humain donc faillible. Mais une fois l’erreur actée, surtout quand on a frappé si fort comme jamais dans la bêtise humaine, le bon sens voudrait que l’on se plie en quatre pour demander pardon. Duarté, le coach des Etalons, on se souvient quand il s’était mis à dos l’ensemble de la presse à travers des propos déplacés avait convié la corporation et demandé pardon. Le Portugais avait à l’époque versé des larmes et il a été pardonné. Mais après sa sortie désastreuse, le Malien lui a préféré laissé son club se fendre d’un communiqué pour tenter de sauver ce qui peut l’être. Nous pensons que ce n’est pas au club de présenter des excuses au corps arbitral offensé. Le club peut sanctionner en interne son coach indélicat en attendant que la ligue professionnelle de football, l’instance dirigeante du foot domestique se saisisse de l’affaire. Mais avant tout ça, l’entraîneur se devait personnellement de s’excuser. La situation est si grave qu’une conférence de presse autour de la question n’était pas de trop. Sincèrement, il le faut !

J J TRAORE


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