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Sport CAN 2012 : Les impairs des Etalons Par J J Traoré Duarté a fait le choix de ses soldats pour sa CAN 2012. A Wilfried Sanou prêt, le staff technique n'a plus laissé à quai les acteurs de la qualification du Burkina au rendez-vous Equato-Gabonais. La liste de Duarté n'est pas pour autant inattaquable. Le coach Duarté a quelque peu balbutié à l'heure de faire ses choix. Ce n'était plus le coach clairvoyant, le méthodique que l'on a connu. Le technicien portugais a sans doute oublié qu'il n'était pas le coach d'un Brésil, un Cameroun ou une Côte d'Ivoire plus près de nous où l'assiette de base de la sélection autorise une rigueur dans le choix. En annonçant lors de sa conférence de presse que les joueurs sans clubs et même les joueurs manquant de compétition n'auront pas droit au chapitre dans sa sélection il a oublié que changer d'homme suppose avoir des solutions de rechange. Finalement, le seul joueur victime de cette mesure qui, nous l'avouons est justifiée et hautement professionnelle. Dans la pratique, il n'a pas trouvé d'homme pour prendre la place de réservistes en club comme son capitaine Mahamoudou Kéré, Paul Koulibaly, Adama Sawadogo, .. C'est un luxe qu'un entraîneur ne peut pas se permettre dans un pays de foot émergeant nommé Burkina Faso. A preuve, il a été contraint de convoquer dare-dare Madi Panandetiguiri qui vient juste d'abandonner son statut peu enviable de joueur sans club. En effet, le latéral international burkinabé a signé un contrat dans le club leader du championnat maltais. Finalement quel effet aura eu cette annonce? Un effet dévastateur. On le sait Madi Panangetiguiri n'a pas apprécié que
Duarté avec qui il croyait avoir des rapports privilégiés
puisse non seulement ne pas le retenir mais aussi laisser à
la presse le soin de le lui annoncer ! Du coup, les mauvaises langues
disent que le joueur paye pour avoir quitté le club portugais
où Duarté l'avait placé. Il est vrai que Madi
a été rappelé en sélection, mais les retrouvailles
pourraient avoir un autre goût. Dans la même veine, la
non sélection de Wilfried Sanou n'aurait pas été
du goût de Jonathan Pitroïpa. La somme de ces mécontentements
peut plomber le moral de la troupe. Mais le plus gênant dans
les choix de Duarte se trouve au niveau des gardiens de but. Lui-même
coach l'avoue, le Burkina a un problème de portier. Les trois,
Daouda Diakité, Germain Sanou et Adama Sawadogo sont tous jeunes
et manquent surtout d'expérience. C'est fort de cela qu'il
avait voulu enrôler un Brésilien de 35 ans pour garder
les perches du Burkina ! Bref, ne réveillons pas les vieux
démons. Mais l'approche d coach des Etalons, à ce niveau
nous paraît peu compréhensible. Alors qu'il cherche un
portier nanti d'expérience, il refuse même de voir en
peinture Aboulaye Soulama qui aligne des belles saisons dans le championnat
ghanéen. Nous aurions pu comprendre que Duarté juge
Soulama après l'avoir vu. Mais non ! Il n'en veut pas. Un point
c'est tout. Pour quelle raison ? Duarté n'était pas
là du temps de la carrière internationale de portier
de Ashanti Kotoko. Sur quelle base a-t il pu dire que ses gardiens
actuels valent mieux que celui qui a été élu
meilleur portier du championnat ghanéen l'année passée?
Soulama a été présenté comme un joueur
rebelle par les " experts " du foot national. On a dit de
lui qu'il a joué un trouble jeu sous l'ère Saboteur.
Depuis, il passe pour un paria. Et le coach aussi a fait preuve de
peu de recul. Il est tombé dans le panneau sans la moindre
prudence. Car il reste à prouver que ce joueur est vraiment
mauvais garçon. En plus, nous avons la faiblesse de croire
que, humainement le joueur ne vaut que ce que son coach veut qu'il
soit. L'ancien portier des Etalons avait droit, quoi qu'il en soit
à une autre chance. Surtout que sportivement, il est resplendissant
et que Duarté n'a pas vu tout son monde avant de faire ses
choix.
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L'Evénement - Déc. 2001 | ||||||