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Sport:Football Etalons
Tous les Ivoiriens présents à Ouagadougou
dans le cadre de ce match parlent de show des flics, de la mobilisation
des Burkinabé derrière leur équipe. C'est vrai
que dans leurs reportages, les confrères parlent de "folklores",
mais là, c'est un autre débat. En fait, "le bruit"
des supporters n'est pas celui d'un tonneau vide. Les Etalons se portaient
bien. Forcément, on est motivé pour les soutenir. A
preuve, ils n'ont pas démérité face aux pachydermes
d'Afrique et leur constellation de stars. Malgré la défaite,
les Etalons ont été héroïques. La défaite,
à notre avis s'explique par deux facteurs majeurs. Le premier
c'est la blessure de Paul Koulibaly, le défenseur latéral
gauche. Très technique, souvent même un peu trop pour
un défenseur, il a muselé le virevoltant petit attaquant
des Eléphants, Baki Koné (Burkinabé d'origine).
Il faisait très bien le ménage chez Drogba. Et puis
soudain, il est sorti, car sérieusement diminué par
une blessure. Son remplaçant se trouve être un défenseur
teigneux certes mais dépouillé de toute technicité.
Qui plus est, il devait jouer latéral, un poste inhabituel
pour lui. Et puis en face, la Côte d'Ivoire a une équipe
de la "champion's league européenne". Tous aguerris,
ils avaient un capital expérience supérieur à
la notre. Cela dit, le verdict du match ne reflète pas la réalité
de la rencontre. Tout aux moins le partage des points aurait pu être
acceptable. Hélas, tel ne fut pas le cas. Maintenant un autre
problème se pose. Les Etalons jouent en déplacement
en septembre en Côte d'Ivoire. A priori, il faut être
confiant. Les Ivoiriens ont fait le plein des points chez nous. Pourquoi,
nous n'en feront pas autant chez eux. Mais une autre hypothèse
nous effraie. Une défaite ne sera-t-elle pas de trop sur le
moral de notre onze nationale ? Voilà la grande question. En
plus, nous alignerons deux déplacements difficiles. Il y a
la Guinée qui nous attend à Conakry. Dans quel état,
l'équipe va-t-elle se retrouver au sortir de ces rencontres
? Ça fait peur ! Mais ne nous mettons pas la pression pour
rien. Les garçons que nous avons disposent d'un énorme
potentiel. Ils savent voyager. En plus, nous sommes à un point
d'atteindre le premier objectif. Pour la CAN, un petit point nous
suffi. Pour la Coupe du monde, ça se complique, c'est certain.
Mais rien n'est perdu. Un exploit à Abidjan relancerait la
course. Pour ceux qui souriront, il sied de préciser que nous
parlons d'un ticket pour la coupe du monde. N'y va pas celui qui veut.
Si les Etalons ne sont pas capables d'un hold-up en terre abidjanaise,
il faut ranger ses rêves d'un mondial pour l'heure. Car en coupe
du monde, tous les matchs auront ce goût amer. Et puis, la confrontation
aller entre Etalons et Eléphants a permis au Burkina de vider
complètement son complexe. Allons donc défier sans peur,
sans calcul le pachyderme chez lui. Allons surtout lui retourner la
pièce de sa monnaie.
EFO C'est désormais un rituel. Quand l'EFO va bien, l'ASFA-Y, le grand rival est enrhumé. Et c'est année, " les Jaune et vert " sont dans une forme éblouissante. Ils ravagent tout sur leur passage. L'Etoile y compris. La raclée que l'ASFA-Y a donnée à l'EFO (5-0) en coupe du Faso a été la goûte d'eau de trop. Ce n'est pas tant le nombre des buts que l'auteur qui est inacceptable à l'EFO. Les supporters " Jaune et vert " vont faire vivre une éternité d'enfer aux " Bleu et blanc ". On comprend donc le courroux des supporters étoilés. Du coup, il a fallu trouver rapidement un bouc émissaire. Et qui plus que l'entraîneur doit aller aussi rapidement à l'abattoir ? Diabaté a donc été viré. Maintenant la question est de savoir que va-t-on faire après ? L'EFO est vraiment malade. C'est même un grand malade. Et ce n'est pas une dose de nivaquine qui suffira pour guérir une rechute de palu. Toutefois, le coach Cheick Diabté n'est pas qu'une simple victime expiatoire. Il est passé à côté de sa mission. Nous l'avions écrit bien avant que le navire ne chavire. Le technicien a fait preuve d'un manque d'autorité, de personnalité vis-à-vis de ses joueurs a telle enseigne qu'il a existé des relations du type beau-frère entre lui et ses poulains. Quand un coach en vient à tenir un discours du genre " mais qu'est-ce que je peux si le joueur refuse ", le club est en péril. C'est un bien grand défaut. Mais le mal de l'Etoile est bien plus profond. Jamais l'EFO n'a eu tant de tension de trésorerie. Jamais la paie dans ce club n'a été aussi péniblement versée. Et pour cause, le salaire exorbitant proposé au joueurs. Quand nous avions eu des informations sur certains émoluments des joueurs, nous nous sommes posés des questions de savoir si " les Bleu et blanc " ont une planche à fabriquer des billets de banque. Bon Dieu où comptaient-ils avoir des moyens pour honorer leurs engagements ? Partant, on peut dire que Lazare Banssé (DG de la CAMEG) et Arthur Kafando (DG de la SANOPOST) les nouveaux patrons du club se sont fabriqués les problèmes tous seuls, comme des grands. En partie ils ont renégocié certains salaires de joueurs. Le réalisme aurait du être appliqué. Mais à leur décharge, la question des salaires important a été un héritage. Réévaluer les joueurs aurait pu aussi provoquer une crise. Car en matière de finances, personne n'aime perdre ses acquis. Les nouveaux dirigeants ont décidé de garder les taux initiaux. Gros salaires mais des arriérés gênants à la clé. Evidemment, on ne peut pas demander la lune à un joueur mal payé. Enfin, le président de la section foot de l'EFO, Boukary Sawadogo manque de charisme pour présider aux destinées d'un club de la dimension de l'EFO. Autant dire que le grand malade de l'Etoile a besoin d'un traitement plus généralisé comme ne le croyait. J.J. Traoré
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L'Evénement - Déc. 2001 | |||||