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Sport:
Football
Par J.J. Traoré Les Etalons ont aligné deux victoires consécutives. La réconciliation avec le public est totale. On se remet à rêver. On se voit déjà dans un costume de mondialiste! Normal, il ne faut pas manquer d'ambition. En ce moment de lune de miel, comment garder la tête froide? Mais si on veut que ça dure, il faut faire preuve de lucidité. Un vent favorable souffle pour le football burkinabè. L'exploit des Etalons à Tunis a suffi pour que le football national se mette à naître. Samedi 7 juin, le stade du 4 Août a attiré un monde fou à l'occasion du match Etalons/Hirondelles du Burundi. Il y a longtemps que cela n'était plus arrivé. Il faut dire qu'elle est belle cette victoire des Etalons face aux Lions de Carthage en Tunisie. Et là, chapeau bas au jeune coach des Etalons, le Portugais Paulo Duarte. Ne serait-ce que pour cette belle page de notre football, le Portugais mérite les égards. Il a eu l'intelligence de faire un juste dosage entre anciens joueurs et la jeune génération. Mais on lui doit une fière chandelle pour la qualité du travail sur le mental de notre équipe. Le jeune coach a assis son équipe comme autour d'un feu de camp pour une leçon de patriotisme. L'homme est d'une rigueur de militaire. De retour à Ouaga après quelque temps passé au Portugal avec l'équipe, Duarte a refusé tout net que son équipe soit logée au COMET. Le centre d'entraînement des Etalons est devenu vétuste. Le local a pris un coup de vieux et n'offre plus un cadre propice pour la récupération des Etalons. Le coach a estimé que le manque d'eau chaude est fort préjudiciable pour ses joueurs. Mais disons-le aussi, il a eu une bonne oreille parce qu'il a réussi un bon coup en Tunisie. Et comme il n'a pas demandé une augmentation de salaire, comme c'est pour une cause commune, le ministère des Sports a cédé. Dans la foulée, la deuxième victoire est tombée. Pourvu que ça dure. Prudence tout de même Personne n'en voudra au public amoureux du ballon rond de se délecter sans modération de cette bonne période des Etalons. Mais l'implacable question, c'est jusqu'à quand ça va durer. Le tout Burkina souhaite revoir les Etalons en phase finale de CAN. Mais depuis l'odyssée de Tunis, les objectifs semblent revus à la hausse. Nous croyons que nous avons l'étoffe de mondialiste. Ce qui nous honore. Mais gardons cependant les pieds sur terre. Car des débuts tonitruants des Etalons dans une compétition, nous en avons connu par paquet. C'est même le fort de notre cher onze national. Ils rentrent fort bien dans les compétitions mais après arrive la dérive. Souvenez-vous qu'en 2002 à Ségou au Mali, les Etalons ont réussi un brillant nul contre l'Afrique du Sud fraîchement débarquée du Mondial. Du coup, on s'est mis à rêver grand. La suite a été un retour précipité à la maison. En 2004 à Tunis, on a remis ça en faisant nul face au Sénégal quart de finaliste de la coupe du monde. Après, tout s'est effondré, l'humiliation a atteint son comble avec la défaite face au modeste Kenya. Et puis, le sort a voulu que les Etalons se paient la tête des Lions de la Téranga du Sénégal en éliminatoires de la CAN 2008. Après, nous n'avons pu prendre qu'un petit point en 5 matchs! Manifestement, les Etalons ont un problème réel à assumer leur exploit. En fait, les victoires nous font perdre la tête. Les comportements deviennent déviants. Si ce n'est l'entraîneur qui trouve qu'il est mal payé, ce sont les joueurs qui revendiquent plus d'égards et de motivation, les membres de la fédération qui se prennent pour des demi-dieux ou une bagarre qui éclate entre la FBF et le ministère de tutelle. Il n'y a pas de recette miracle. L'environnement de l'équipe nationale doit être au mieux assaini. Le coach doit savoir que le plus difficile commence maintenant. Le coup de la leçon de patriotisme risque de ne plus trop passer avec le temps. Il faudra beaucoup plus pour maintenir le cap. C'est là qu'on saura si les Etalons sont enfin une grande équipe ou pas Par J.J. Traoré
Boxe
Le Burkina a perdu deux de ses quatre ceintures africaines. Irissa
Kaboré dit Le Caïd et Biface Kaboré alias le Python
n'ont plus leurs ceintures. Pourquoi le Python a-t-il été déchu de son
titre de champion d'Afrique ? Vous n'étiez pas obligé de renoncer à la
ceinture. Vous auriez pu juste demander un report pour être
dans les délais ? A ce qu'il paraît, Irissa Kaboré aussi n'est plus
champion d'Afrique de sa catégorie ? Comment aviez-vous géré tactiquement le combat de
Irissa Kaboré lors du championnat du monde ? Boum-Boum, Irissa Kaboré, Alexis Kaboré dit Yoyo,
le Python, Sou toké
comment faites-vous pour "fabriquer"
autant de champions ? Est-ce que la boxe nourrit son homme? J.J Traoré
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L'Evénement - Déc. 2001 | |||||