
Par J.J. Traoré
La non sélection du champion du Burkina saison 2007-2008, Seydou
Sanfo dans le groupe Etalons cycliste appelés à défendre
les couleurs de notre Nation à l'extérieur a été
le péché de trop. Les langues se sont déliées
et le bureau du président de la fédération Adama
Diallo est l'objet de vives critiques en ce moment. Il faut le dire,
cette fédération fait du surplace, il y a longtemps.
Champion de son état, Seydou Sanfo doit accepter de ronger
ses freins. Il n'a pas sa place dans la sélection nationale
! Et oui, à peine si on ne dit pas qu'il a volé son
titre. Il n'a pas fait partie des Etalons qui ont défendus,
les couleurs du Burkina à la course Amissia Bongo au Gabon.
Il ne sera pas parmi ces garçons qui pédaleront pour
le compte du Burkina dans la course de la paix du voisin ivoirien.
Huit coureurs du Burkina préparent au Togo cette course qui
début le 3 mars prochain et le champion en titre n'en fait
pas partie. Et ce qui est plus scandaleux, c'est la présence
dans ladite sélection d'un cycliste de retour de blessure donc
dans une petite forme, Simon Pierre Kiba. Qu'est-ce que le champion
a bien pu faire pour être tant indésirable ? Le punit-on
pour des raisons extra sportives ? Ces questions posent la problématique
de la gestion de la petite reine au Burkina. Il est offusquant de
savoir que pour avoir revendiqué leur droit, certains coureurs
sont jugés trop syndicats et considérés comme
des parias qui ne sont plus utiles pour la sélection.
Mais comment peuvent-ils la boucler? En général, l'enveloppe
des prix et primes est partagée à la tête du client.
Et demander que les sommes collectées au terme d'un Tour du
Faso soient révélées, demander que cette somme
soit partagée à équité vous fait passer
pour une mauvaise graine. La règle, c'est que des enveloppes
sont faites et glissées à chaque coureur sous la table
de façon à ce que X ne sache pas combien Y a reçu
étant bien entendu que le montant global n'est révélé
qu'à une minorité. Pourquoi ce jeu de cache-cache ?
Un ancien coureur croit connaître la raison. Pour lui, le staff
technique autour de la sélection nationale cycliste manque
de poigne. En fait, selon ce coureur, la sélection serait plus
marquée du sceau du capitaine que des techniciens eux-mêmes.
Si le capitaine a le dernier mot sur les sélectionnables, il
est aisé de comprendre qu'elle peut être une occasion
de règlement de comptes divers. Du reste, le problème
d'entraîneur national des Etalons cycliste se pose. Abdoulaye
Tao est connu pour être le Directeur technique national. Qui
est donc le coach national si Tao ne l'est pas ? Il est clair qu'il
y a de l'inachevé, du laisser aller dans la gestion de la petite
reine locale. Et le laxisme de la fédération inquiète
s'il n'a pas encouragé une situation bien vilaine. La fédération
est coupable pour n'avoir pas mis de l'ordre. Le président
Adama Diallo et son équipe ont dormi sur les acquis. Le vélo
burkinabé à l'époque était bien portant.
Les courses étaient multiples. A chaque occasion, le public
se massait sur le boulevard du général Charles De Gaule
pour vivre le spectacle garanti. La relève poussait derrière
les vedettes cherchant la moindre chance à saisir. Elle est
bien loin cette époque du lustre du cyclisme national. La relève
a cessé d'exister. Le Burkina est obligé de s'accrocher
à la génération actuelle qui sauve encore les
apparences. Mais quand celle-ci partira, tout le vide sera ressenti.
Les écoles de cyclisme annoncées ci et là ne
sont que du bidon. Elles sont mortes ou vivotent fautes de moyens.
Un des animateurs des ces écoles nous a confié avoir
un seul vélo pour une dizaine de gosses. Il ne faut pas s'attendre
à sortir des champions dans ce contexte. Par ailleurs si le
public ne s'intéresse plus aux courses cyclistes, c'est à
qui la faute ? Le président lui-même brille par son absence
aux compétitions. Lors de la course offerte par la LONAB, le
ministre des Sports et des Loisirs a été obligé
d'exiger la présence illico du président de la Fédération
qui n'a pas jugé utile de venir sur les lieux de la course,
histoire d'encourager le donateur fortement mobilisé. Si le
président n'a plus goût au vélo qui s'y intéressera
? Entre nous, le cyclisme a besoin d'un coup de rajeunissement.
FBF
Test pour le tout nouveau président Zambendé

Le nouveau président doit trancher 2 questions: celle
du choix du SG de la FBF et celle du choix du futur entraineur des
Etalons.
La transition depuis le départ anticipé de Seydou Diakité
n'en finit pas. Pourtant, on aurait cru qu'avec l'élection
du patron de la Loterie nationale, les choses iraient vite. Il faut
dire qu'il y a urgence.
D'abord, le bureau n'est pas encore complet. Il manque la pièce
maîtresse, le Secrétaire général. Pourquoi
les choses ont-elles traîné ? Le poste a fait l'objet
de beaucoup de convoitises. Le SG, sous l'ère Diakité
empochait la rondelle somme de 500 000 F CFA. Il y a de quoi faire
venir l'eau à la bouche. Et les candidatures ont été
légion. Aux lendemains de la victoire de Zambendé Sawadogo,
le poste vacillait entre l'ASFA-Y et l'USO. Malgré le poste
de vice-président cédé aux "Jaune vert",
la famille en voulait encore. Et de son côté, l'USO,
l'un des grandes artisans du triomphe de Zambendé et qui n'a
rien obtenu (ou revendiqué?) dans le partage du gâteau
lorgnait sur le poste de SG, un poste qu'elle pense taillé
sur mesure pour elle étant entendu que ce même club,
à travers la personne de Zangréyanogo l'avait occupé.
Mais après l'analyse des dossiers, la candidature de Emmanuel
Zombré, l'actuel SG de la ligue du centre a convaincu le plus
nouveau bureau. Il reste que la situation était embarrassante.
Sans ce poste, l''USO sortira bredouille du partage du gâteau.
Le colonel Tiemtarboum va-t-il l'accepter étant donné
que d'autres clubs voient leur part doubler ? Aux dernières
nouvelles, il y aurait eu plus de peurs que de mal. Très sportivement,
l'USO se serait inclinée devant le choix de Zombré vu
la qualité de son dossier. Mais à peine cette question
levée, la Fédé de Zambendé se trouve face
à un autre débat. Le bureau de transition veut jouer
les prolongations. Le secrétariat général a demandé
un temps additionnel au motif de vouloir encadrer le jeune SG dans
ces premiers pas. A priori, personne ne doit trouver d'inconvénient,
le partage d'expérience étant une valeur de notre société.
Pourtant, le bureau fédéral semble divisé sur
la question. Beaucoup ont critiqué les méthodes de travail
du bureau de transition et ont peur que le nouveau SG, en contact
avec celui-ci ne soit "contaminé". Et comment refusé
le service proposé sans vexé qui que ce soit ? Voilà
toute la difficulté du nouveau bureau de la FBF. Une autre
question épineuse à laquelle doit s'attaquer dans de
brefs délais la nouvelle fédération reste le
recrutement d'un nouvel entraîneur pour les Etalons. De sources
dignes de foi, le nouveau bureau a étudié les nombreux
dossiers de candidatures soumis à son appréciation.
Et là, deux versions existent. Dans la première, un
premier tri a été fait et 5 personnes coach dont Sthéphan
Khésy du Nigéria, Didier Notheaux de la France et Sidi
Napon du Burkina auraient été retenues. Par la suite,
deux autres ont été éliminés et il ne
reste plus que trois en lice. La deuxième version dit le contraire.
En effet, le bureau fédéral aurait effectivement reçu
de nombreuses candidatures. Un constat à première vue
se dégage. Aucun dossier d'un coach local n'y figure. Il est
envisagé la cooptation. Et une commission a été
mise en place pour étudier la question. Mais la bonne question
est de savoir si au fait il y a deux structures compétentes
pour désigner le coach national ? Il vrai et nous l'admettons,
il n'est pas facile de choisir le coach des Etalons. A la fois, nous
voulons un entraîneur à la compétence de Jaugé
Maurinrho et nous crions au vol quand il faut payer le salaire de
10 000 EUROS (soit un peu moins de 7 millions de FCFA) à un
coach ! C'est impossible. La question du choix du coach national doit
être tranchée. Le nouveau bureau fédéral
doit trancher et bien trancher. Et plus tôt sera le mieux n
J.J. Traoré