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Football
Par J.J. Traoré La guerre de la fédération aura belle et bien lieu. Le colonel Yacouba Ouédraogo dit le Yak et le DG de la LONAB, Théodore Zambendé Sawadogo ont pris chacun une position. Il ne reste plus qu'à ouvrir le feu. Peu importe les résultats du 12 janvier, les terrains, les tribunes vont à coup sûr encore brûler. En effet, la turbulence née de la non qualification des Etalons à la CAN du Ghana se devait de donner lieu à un nouveau départ, celui-là bien pensé, bien conçu et débarrassé des vieux démons tels la suspicion, le complot, les crocs en jambes " and Co " comme diraient les Anglais. Ce n'est pas pour rien qu'une structure transitoire a été mise sur place. Hélas, malgré le temps mis pour préparer le fameux nouveau départ, les ingrédients d'un cocktail explosif sont bien réunis et quoi qu'il advienne, ça va barder encore. Le 12 janvier, c'est certain, on aura une nouvelle fédération. Les tentatives de rapprochement avaient fait croire que le duel n'aura plus lieu. Effectivement, le ministre des Sports et des Loisirs a été le premier à ouvrir le round des négociations entre le colonel Yacouba Ouédraogo dit le Yak et le DG de la LONAB, Théodore Zambendé Sawadogo. L'idée d'aboutir à une fusion de la liste des deux candidats est explorée et même en partie acceptée. Mais une fois les deux candidats repartis dans leurs bases respectives, les faucons remettent en cause le principe du consensus. Chez Zambendé, on lui fait remarquer qu'il a été trop généreux en concédant gros au gourmand Yak. Les partisans de Yak crient à la trahison. Zembendé et les siens auraient voulu leur faire retirer leur candidature afin de se retrouver seuls en lice. Mais à la vérité, en retirant sa candidature, le colonel croyait que le candidat d'en face avait eu l'onction des plus hautes autorités de ce pays. Après tout, n'est-ce pas le conseiller juridique de la FBF de transition et son SG qui ont demandé expressément à Yak de retirer sa candidature et ont rassuré avoir fait la même chose avec l'autre candidat afin qu'une liste commune puisse être déposée par la suite ? En plus, n'est-ce pas la FBF elle-même qui a publié la liste de Zembendé après le retrait de celle de Yak, tout en sachant avoir demandé aux deux de retirer leurs candidatures ? En plus, il a suffi au colonel un peu d'analyse seulement pour comprendre que Zambendé ne s'est pas levé un matin pour prétendre être le président de la fédération. Il est après tout le président de la LONAB. Cette boite, c'est quand même du costaud. La moindre erreur peut coûter à un DG cette place. Ainsi compris, l'actuel DG n'est pas fou pour se lancer dans une telle aventure sans que cela ne soit une mission à lui confiée. Le Yak, en annonçant qu'il rengainait, se gardait de contrarier qui de droit. Mais là encore, ses faucons vont entrer en lice. Ils soutiennent que Zambendé a été suscité par des dirigeants de clubs de D1. En un mot, le camp Zambendé est accusé de trafic d'influence. Et pour créditer cette thèse, on avance que si " qui de droit avait changé d'avis, un message aurait pu être envoyé à l'officier supérieur pour qu'il se retire. " Voilà à la vérité ce qui a motivé le retrait puis le dépôt à nouveau de la candidature du Yak. Le colonel sera sauvé ou commettra l'erreur (c'est selon) en optant de régler son compte par presse interposée. Sa menace de saisir la FIFA fait désordre. En effet, l'instance mondiale très attachée à l'indépendance des associations nationales ne souffre pas de voir une quelconque ingérence de l'Etat dans le football. Le Burkina risquait gros. Finalement, le Comité de transition est obligé de déclarer la candidature de Zambendé invalide conformément au texte. Le Comité de transition, comme par erreur, affiche la liste de Zambendé avant de réaliser qu'elle était invalide. Pourtant, les textes de base disent que les listes incomplètes sont systématiquement rejetées. En plus, le même conseiller juridique, Me Arouna Sawadogo, avocat de la famille présidentielle, qui avait fait savoir à Yak dès le dépôt de la candidature du DG de la LONAB que seule l'AG de la FBF est compétente pour connaître de la validité ou non d'un acte de candidature fait volte face pour dire au colonel Yacouba de reconsidérer sa candidature. Le fait que ce soit le conseiller juridique de la fédération qui l'ait demandé réconforte Yak sur le fait que c'est lui l'homme de la situation et non l'autre. Et nous revoilà à la case départ. En plus la candidature de Zambendé qui avait du charme au départ vu les moyens financiers que son statut de DG de la LONAB lui donne a pris un sérieux coup. A ce qu'il paraît, qui de droit ne semble avoir apprécié le retard pris dans le dépôt et surtout le caractère incomplet des dossiers de candidature de la liste de Zambendé. Grave, certaines fréquentations du DG de la LONAB ne sont pas du goût du politique. A ce niveau, les torts sont partagés. En effet, les deux chefs de file ont dévoilé leurs candidatures. De part et d'autre, on réalise qu'il y a des candidats farfelus. Le travail à la FBF nécessite une équipe compétente et complémentaire. Le président à lui seul ne peut pas tout faire. Il doit avoir des collaborateurs capables de le soutenir. Hélas, au regard des listes déposées, on a comme l'impression que le facteur compétence n'a pas toujours été pris en considération dans le choix des hommes. Comment cela aurait pu l'être quand le mode de désignation des membres de l'équipe d'un président est faux. Le président ne compose pas directement son équipe en allant choisir lui-même ses hommes. Les postes sont distribués entre clubs qui soutiennent la candidature en question. Ce sont les clubs qui désignent leur représentant à la FBF. En général, ce sont les poids morts qui sont envoyés à la Fédé. Voilà un argument de plus qui dit tout sur la qualité de la FBF dont le Burkina va se doter. En plus, cela va se faire dans un environnement délétère. Qu'il y ait consensus ou pas, l'air autour du ballon rond est déjà pollué avant même que la nouvelle fédération n'arrive. J J. Traoré CAN 2008: 16 pour une couronne
Le pays ashanti accueille du 20 janvier au 10 février 2008, la biennale du football africain. Chaque édition apporte son lot de surprises et de révélations. Entre les habituels favoris que sont la Côte d'Ivoire, le Cameroun, le Nigeria, et le Ghana, les outsiders, le Mali et la Tunisie, à qui ira le trophée tant convoité ? La 26ème édition de la Coupe d'Afrique des nations de football s'annonce très ouverte, au vu de la configuration des groupes.
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Sud, Angola Par Tiego Tiemtoré
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L'Evénement - Déc. 2001 | |||||