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La CNSS, l'éternelle vache à lait Après les scandales des prêts à Brafaso, Planor et l'achat par la CNSS du terrain de la " Belle-mère ", et surtout les décisions gouvernementales qui ont semblé sanctionner ces actes, on croyait que la sagesse allait désormais caractériser la gouvernance dans cette boîte. Il semble que ce n'est pas le cas. Tenez, quand un PCA (président du conseil d'administration) joue des pieds et des mains pour se faire envoyer en mission dont il est seul juge de l'opportunité, on ne peut plus se plaindre quand d'autres s'engouffrent dans la brèche. Il est scandaleux que la Caisse soit obligée de payer des vacances à des gens au motif qu'il faut savoir les ménager. Naturellement, on prend le soin de masquer les choses sous le titre de mission alors que tout le monde sait que c'est du bidon. Plus grave est le cas de ce haut responsable d'un ministère qui fait endosser à la CNSS une prise en charge médicale d'une prothèse dentaire de plus de 400 000 FCFA. Même si c'est de la broutille pour certains, nous sommes au Burkina où le revenu moyen est très modeste. Alors messieurs, attention à cette insouciance rampante qui peut entraîner bien des désagréments n Des pressions inacceptables Le Conseil de discipline dont les séances ont eu
lieu le 29 novembre et le 15 décembre 2005 à l'UFR/SH
de l'université de Ouagadougou a examiné huit (8) cas
de fraudes aux notes. Ces fraudes ont porté sur des majorations
de notes au profit d'étudiants et d'étudiantes, effectuées
par des agents du service de la scolarité qui ont remplacé
des pages des relevés de note déposés par les enseignants.
A titre de sanction, le Conseil de discipline a prononcé l'annulation
des résultats de l'année universitaire en cours (2004-2005)
pour les étudiants concernés avec interdiction de prendre
des inscriptions dans tous les établissements de l'université
pendant deux années académiques ( 2005-2006 et 2006-2007).
Un élève
détenteur d'une fausse attestation Un parent d'élève s'en va voir un président
de jury en vue de plaider la cause de son enfant qu'il envisage envoyer
aux Etats-Unis en cas de succès au Bac. Le président du
jury l'écoute attentivement, mais ne trouve pas de solution à
son problème : "Je ne peux vraiment rien faire pour vous
", lui aurait-il dit. Les examens ont lieu et notre élève
échoue malheureusement. Mais voilà que le président
du jury en question reçoit un coup de fil d'un ancien Recteur
qui lui demande de délivrer à l'élève recalé,
une attestation de succès au Bac. Ce dernier s'exécute
sans trop de résistance, les deux se connaissant bien pour avoir
entretenu par le passé de multiples complicités. Seulement,
sans qu'on ne sache trop bien pourquoi, le président du jury
a pris le soin d'informer les membres de son jury. Histoire peut-être
de ménager ses arrières. En attendant, le galopin aurait
déjà pris son avion pour le pays de l'oncle Sam bien muni
de son faux parchemin. Cette histoire est la deuxième du genre
qui nous a été rapportée, la première ayant
eu lieu, l'année dernière. A cette allure, nous allons
droit vers le discrédit de notre système scolaire. Le
ministre Paré devrait faire quelque chose !
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L'Evénement - Déc. 2001 | ||||||