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Cri d'alarme à propos de l'enlèvement d'une adolescente Ila Orokua née le 15 octobre 1994 à Nanou dans le département de Boromo a disparu du domicile familial du secteur 15 de Bobo depuis le 18 janvier 2010. L'auteur de cet enlèvement est un certain Millogo Boroma. Convoqué par la famille à la Brigade de Recherches de la gendarmerie de Bobo, l'homme prétend avoir voulu soustraire l'adolescente pour empêcher qu'elle soit victime d'un mariage forcé au village. Il l'aurait envoyé au village, mais celle-ci serait malade et enceinte de lui. La mère de la fille qui avait fait le déplacement à la gendarmerie qui s'indignait du comportement de M. Boroma vis-à-vis de sa fille mineure, s'est vue réclamer une preuve de minorité. Mais là n'est pas le problème. La surprise, ce sont les propos du commandant de brigade : " je ne veux pas d'une pièce établie pour la circonstance. " Qu'à cela ne tienne ! Contacté au village, le père de la fille envoya l'original de l'extrait de naissance. C'est à partir de ce moment que M. Boroma fut sommé de se présenter à la brigade avec la jeune fille. Le jour indiqué, il n'y avait ni Boroma ni la jeune fille. Depuis ce jour, pas moyen de voir M. Boroma pour lui transmettre la nouvelle convocation. Cette situation a plongé la famille dans le désarroi d'autant même que la gendarmerie qui devait les aider affiche une indifférence. Si c'est la famille elle-même qui doit retrouver et conduire le sieur Boroma sous le prétexte que la brigade manque de personnel, elle peut attendre longtemps. " Nous sollicitons l'appui du journal et de tout citoyen qui croît fondamentalement au principe de la sacralité de la vie humaine afin que justice nous soit rendue. " Tels sont les termes de l'appel au secours parvenu à notre rédaction. En effet, depuis la disparition de la jeune fille, la famille ne dispose d'aucun signe de vie. Nous espérons que cet appel sera entendu par l'autorité compétente. A quoi joue le ministère des Finances ? Depuis le 6 octobre 2009, Abdoul Wahab Koné a regagné son domicile après plusieurs mois de séjour à la Maison d'arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso. Accusé de malversations alors qu'il tenait la comptabilité de l'école forestière de Dindéresso, M. Koné attendait en prison la fin de l'instruction judiciaire. Celle-ci serait enfin clôturée avec à la clé une ordonnance de non lieu. Autrement dit, la preuve n'a pas été faite que Abdoul Wahab a effectivement commis des malversations. Mécontent des conclusions du juge d'instruction, le ministre des Finances avait exigé une expertise des comptes. Malheureusement pour lui, les experts ont eux aussi abouti à des conclusions convergentes. Une polémique est née à propos des honoraires des experts qui se montent à 36 millions de francs. Qui doit payer ? Pour le département des Finances, c'est le ministère de la Justice qui doit payer au motif qu'ils ont un budget pour cela. Mais la Justice ne l'entend pas ainsi. En effet, c'est le ministère des Finances qui a voulu une expertise dans le but de contester le travail du juge d'instruction. Le débat bloque donc sur cette question. Mais cette bagarre cache un autre problème, celui des dommages et intérêts dus à Abdoul Wahab Koné longtemps privé de liberté et qui a subi des préjudices dans sa carrière. Il faut espérer que l'on n'use pas de subterfuges de toutes sortes dans le but de prolonger le calvaire d'un homme qui n'a que trop duré. Le dialogue comme thérapie
C'est une première cette rencontre organisée
à l'université de Ouagadougou. Ont pris part les plus
hautes autorités des universités africaines. Au cur
de cette rencontre, la problématique des crises et les solutions
idoines à leur apporter. On se demande pourquoi c'est seulement
maintenant que l'on y pense alors que nos universités ont au
cours de ces trois dernières décennies connu des crises
très dures. C'est en effet un paradoxe pour des institutions
qui forment à des disciplines de sciences sociales tout en omettant
de mettre ces savoirs disponibles sur place à contribution. Mais
comme l'on dit, mieux vaut tard que jamais. Il faut néanmoins
espérer que nos honorables professeurs ne pousseront pas la naïveté
au point de croire que les crises se résument à une simple
question d'approche dans leur traitement. L'argent demeurera le nerf
de la guerre tant que nos universités évolueront dans
le dénuement avec des étudiants et des enseignants à
la limite de la clochardisation. C'est bien que les autorités
aient pris conscience de cela en acceptant de faire des concessions
tendant à améliorer la situation sociale des enseignants.
Dommage qu'il ait fallu bloquer le fonctionnement de l'université
pour en arriver là ! | |||||
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L'Evénement - Déc. 2001 | ||||||