|
La délégation générale du CNRST privée d'électricité Que se passe t-il chez le Professeur Basile Guissou ? La nationale d'électricité, fatiguée de lancer des rappels sans suite, s'est décidée à couper le jus chez nos chercheurs. A l'Institut National des Sciences Sociales (INSS), les chercheurs étaient en réunion, le 23 juillet dernier, lorsque l'agent commis à la tâche est arrivé. Ils ont dû négocier ferme pour pouvoir terminer leur réunion. On leur a finalement concéder le jus jusqu'à midi. Il semble que ce sont tous les établissements de recherche qui relèvent de la délégation générale qui sont touchés en raison de la centralisation des factures pour paiement. Dur dur pour le Professeur Guissou de se faire entendre par le camarade Salif Kaboré, tous deux réunis en congrès au moment des faits. On imagine le Professeur Guissou profitant de l'occasion pour négocier un moratoire. Salif saura t-il être sensible aux jérémiades du camarade professeur, alors que lui-même a chaud avec la SONABHY qui veut se voir régler sa facture de carburant avec autre chose que des billets verts? Il faut espérer que cette épreuve soit l'occasion pour nos chercheurs de trouver enfin autre chose que l'énergie fossile qui coûte si chère à nos économies ! Depuis que l'on parle du solaire dont la source est pourtant largement disponible, on n'a toujours pas trouvé le moyen de le mettre à la disposition des foyers burkinabè. C'est le futur challenge pour nos chercheurs et nous sommes d'autant plus en droit d'attendre notre salut dans un bref délai que nos chercheurs eux-mêmes sont aujourd'hui durement frappés n Bobo a-t-il renoué avec la politique politicienne On avait pensé que les choses s'étaient améliorées à Bobo depuis un certain temps. Les femmes qui menaient la guérilla au niveau de leur association se sont réconciliées, les bisbilles communautaires se sont tues et les barons du CDP ont enterré la hache de guerre pour se retrouver derrière l'unique bannière du développement de la commune et de la province, il semble que les choses ne sont pas aussi simples comme nous le rapporte notre confrère L'Observateur Paalga dans sa livraison du 17 juillet dernier. Selon notre confrère, des jeunes auraient perturbé l'allocution du ministre de la Fonction Publique et de la Réforme de l'Etat. L'incident était-il sciemment provoqué et dans quel but ? Notre confrère ne donne aucune précision. On s'attendait à voir une réaction des organisateurs de l'activité dès la parution du papier de l'Obs. Sauf erreur, il n'y en a pas eu. On est alors fondé à se demander s'il ne s'agit pas d'un sabotage organisé. Si c'est le cas, c'est bien triste pour Bobo qui n'en finit pas de consumer ses énergies dans de vaines rivalités aussi stupides que destructrices. Hélas, la jeunesse bobolaise qui devait être aux avants postes du développement régional est hélas bien souvent utilisée comme masse de manuvre par des manipulateurs de tous poils. Il est temps qu'elle se prenne en main et agisse désormais pour son propre compte, faute de quoi, elle ne connaitra jamais le salut ! La modernisation de l'administration, un vrai serpent de mer ça grouille au ministère de la Fonction
publique pour la rendre plus moderne mais c'est dur. Tenez, dans une
liste d'agents admis à faire valoir leur droit à la retraite,
on a pu dénombrer une petite dizaine d'agents décédés
il y a plus de dix ans. Les directions des Ressources Humaines logées
dans nos différents ministères servent-elles à
quelque chose ? Alors que l'on passe le temps à demander aux
chefs de service de faire la situation de leurs agents, on est tout
de même surpris de découvrir encore tant d'absurdités.
Et les billetages, à quoi servent-ils, surtout s'ils ne permettent
pas d'apurer les listes ? Cette pagaille, si elle perdure, c'est qu'elle
profite à quelqu'un. Il n'est pas insensé de penser que
quelque part, des gens dinent l'argent de quelques défunts et
autres personnes parties sans laisser d'adresse. Alors monsieur le ministre,
Yaa koo.
| |||||
|
©
L'Evénement - Déc. 2001 | ||||||