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Qui arrêtera la
main de Salif le "génocidaire" ? Des avancements qui ne viennent pas Lassané Sawadogo, ancien ministre de la Fonction publique avait dit, "plus jamais ça !" Il avait en ligne de mire les avancements cumulés non liquidés et qui donnent du fil à retordre à l'Etat qui doit casser la tirelire pour payer ses agents. Mais voilà que les habitudes ont la vie dure. Depuis 2004, de nombreux fonctionnaires attendent d'avancer. Ils attendent surtout les espèces sonnantes et trébuchantes qui accompagnent ces avancements, mais jusqu'à présent rien. Ce qui est navrant, c'est qu'on ne dit rien. 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, ce n'est pas petit tout de même. Surtout pour ceux qui vont à la retraite, ces avancements constituent un peu de beurre sur les épinards. Pendant ce temps, on nous rabat les oreilles sur les préparatifs du 11 Décembre ! Oui, ces fêtes qui sont de véritables bouffes-budget. A Fada, on a dépensé, certains diront gaspillé, 6 milliards. A Ouahigouya, c'est la bagatelle de 11 milliards. Inacceptable de ne pas payer aux travailleurs leur dû, surtout par ces temps de vie chère et puis débloquer des sommes aussi faramineuses pour fêter. Attention au mépris de ceux qui souffrent. Ça ne pourra pas continuer comme ça bonnes gens ! Des coupures pour fait de grève Nombre de fonctionnaires ont eu la désagréable surprise de découvrir sur leurs bulletins de paie de mai des coupures pour fait de grève. Sans être contre le principe des coupures pour fait de grève, on aimerait savoir la base de calcul qui a été retenue. Y a-t-il un texte disponible et quel est son contenu ? Il se trouve que pour certains, la ponction a été faite à la tête du client, une sorte de délit de faciès. S'agit-il de règlements de compte auxquels de lugubres responsables d'établissements publics s'adonneraient à cur joie ? Suprême cynisme de la part de parvenus qui croient avoir ainsi trouvé le moyen de se faire remarquer. Si on communique les noms des grévistes, on doit pouvoir convoquer ces derniers pour le leur dire. Il faut au moins une confrontation, sinon bonjour l'arbitraire ! Que sont-ils devenus, ces enseignants fraudeurs Les examens scolaires de l'année dernière
avaient révélés l'existence d'une filière
de la fraude entretenu par des enseignants. On était habitué
à la fraude des élèves qui veulent s'octroyer des
parchemins sans frais ou presque, voilà que ce sont maintenant
des professeurs qui ont trouvé un marché pour y développer
des affaires. C'est ainsi que certains avaient été pris
la main dans le sac. Au moment où les examens de fin d'année
reprennent au Faso, on aimerait savoir ce que sont devenus ces fraudeurs
de l'année dernière ? On sait très bien que la
fraude se nourrit de l'impunité. Alors
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L'Evénement - Déc. 2001 | ||||||