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Lucarne Citoyenne

 

Tertius n'avait pas tout dit

Sacré Tertius ! On croyait que l'homme avait définitivement rangé son carquois après avoir compris les dures réalités de la politique au Burkina. On le croyait fatigué de parler pour rien car au Burkina le dicton : "le chien aboie la caravane passe"est un slogan bien réel. Mais que non ! En bon chrétien, l'homme continue de croire en la capacité de l'homme à changer. Après avoir sonné l'alerte à propos des pratiques en cours pendant les fins d'année consistant à user de stratagèmes pour faire entrer de la marchandise en contrebande (c'est le cas notamment du champagne), bien prisée des moghos puissant,s le voilà toujours, le verbe haut, fustigeant le gaspillage d'argent et de nourriture lors des présentations de vœux. Alors que dans ces circonstances particulières, l'on s'attend à une ripaille autre que ce que l'on consomme d'habitude, voilà qu'il impose à la table de fête le riz de Bagré, histoire de faire comprendre qu'il faut consommer national. Recourant à un exemple extrême pour mieux faire comprendre qu'il faut changer, le premier ministre cite l'exemple d'un responsable d'institution qui aurait fait procéder à une levée de fonds à hauteur de 26 millions et qui n'en aurait utilisé que trois pour la circonstance. Tertius n'a pas dit ce qu'il est advenu du reste de l'argent feignant d'ignorer que pour ceux qui l'écoutaient, le message essentiel, ce n'est pas les 3 millions dépensés mais les 23 millions qui sont restés quelque part. De la part du parangon de la bonne gouvernance qu'il est, on s'attendait aussi à connaître le sort réservé à ce grand dirigeant !

Le SYNADEC serait-il financé par l'opposition ?

Pour certains membres du gouvernement, le SYNADEC a engagé une lutte dont les objectifs sont en apparence corporatistes, mais en apparence seulement. Ces derniers sont convaincus qu'un vaste plan de déstabilisation se cacherait derrière et le SYNADEC roulerait pour l'opposition. Convaincus de cela, ils avaient commencé à dérouler un plan de riposte dont la première phase a consisté à enjoindre les directeurs d'UFR de communiquer les noms de tous les grévistes. Mais ces derniers auraient refusé de communiquer les noms, préférant prôner prudence et modération. Informé des risques d'escalade par ses réseaux parallèles, le premier ministre aurait convoqué d'urgence une réunion dans l'après midi du 22 et donna des instructions pour que l'on accélère le règlement du contentieux. Les paiements des heures supplementaires sont effectifs dès le 23 et les actes académiques commenceront à être payés dès le lundi 26. Restera alors la question du statut de l'enseignant-chercheur pour lequel un modus vivendi sur l'agenda de discussion aurait été également trouvé. Il faut souhaiter que les négociations qui vont bientôt commencer soient caractérisées de part et d'autre par un esprit de compromis pour sauver notre université nationale qui commence à désespérer plus d'un.

A propos du corps humain séché retrouvé dans un cimetière de Sapouy

"le 27 décembre 2008, un corps humain séché et presque squelettique a été découvert dans un cimetière au secteur 2 de Sapouy. Il ne restait que quelques parties du corps auxquelles sont accrochés quelques morceaux de chair séchée, le tout suspendu à une branchette d'un nimier. Ce qui suppose que les faits se sont produits il y a quelques mois…" Ce sont là quelques extraits d'une dépêche parue dans le quotidien Sidwaya signée du correspondant provincial de l'AIB Yassine Siénou. Cette découverte macabre vient s'ajouter à d'autres faits troublants toujours à Sapouy. On se rappelle qu'un homme avait été découvert dans l'enceinte de l'école de Sapouy A, débarrassé de ses viscères. On avait retrouvé sur les lieux quelques uns des instruments ayant servi à commettre le forfait. On s'étonne que tout cela se soit passé dans un village à l'insu de tous. Il faut craindre que ces événements ne révèlent l'existence de rituels d'un autre âge. Le plus surprenant c'est l'immobilisme des gardiens de la coutume qui assistent impuissants à ces crimes étranges sans rien entreprendre pour rassurer la communauté. Du côté des éléments de la sécurité, ce n'est guère mieux. Les Sapouyais ont vraiment du souci à se faire.










© L'Evénement - Déc. 2001
Concept. & Réalisation: A. Diallo
Date de mise en ligne: 30 janvier 2009