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Drame de Boromo Le Conseil des ministres du 3 décembre dernier a décidé de faire de la journée du 15 novembre de chaque année une journée nationale de sensibilisation sur la sécurité routière. Il a aussi décidé de revoir les mesures de sécurité du transport routier par la réinstauration de la feuille de route, de la liste des passagers avant embarquement, du contrôle et de la stricte application des pénalités afin d'enrayer le transport mixte, la surcharge des véhicules, l'excès de vitesse. On a envie de dire que c'est le médecin après la mort parce que l'anarchie dans les transports n'est pas un phénomène récent. Même si l'accident de Boromo surclasse tous les autres par le nombre des victimes, il reste que les accidents qui ont pour source l'irresponsabilité des hommes sont légion au Faso. Il y a qu'à voir comment taxis, camions-citernes et même bus de transport roulent dans nos cités, faisant des slaloms, s'arrêtant sans le moindre égard pour les autres usagers et souvent au nez et à la barbe d'agents de sécurité visiblement préoccupés par autre chose, pour comprendre comment le mal est profond. Ce n'est pas une journée de sensibilisation sur la sécurité routière qu'il faudrait, mais une vigilance de tous les jours vis-à-vis de tous ceux dont le comportement sur nos voies menacent la sécurité des citoyens. Il faut se féliciter de ce que le gouvernement veuille faire quelque chose, même si on peut regretter qu'il se soit pris un peu tard. Espérons qu'il ne s'agit pas de ces réactions en feu de paille dictées par l'émotion du moment n Le Synadec fait monter
Pas de fin d'année universitaire 2007-2008, sans
liquidation de la dette sociale ! Pas de rentrée universitaire
2008-2009 sans revalorisation des salaires ! Derrière ces slogans
se profilent des revendications maintes fois serinées par les
enseignants du supérieur qui sont las d'attendre pendant des
lunes, la satisfaction de revendications jugées pressantes. La
reprise des activités académiques le 1er septembre dernier
s'était faite en partie grâce à la bienveillante
compréhension de ces enseignants qui avaient toutes les raisons
d'exiger le règlement complet de la dette sociale avant toute
reprise et qui avaient accepté de faire un geste de bonne volonté,
malgré le règlement très partiel de leurs droits.
Puisque le gouvernement ne semble pas pressé d'agir positivement,
ils se sont appropriés cet autre slogan : "seule la lutte
paie". C'est ainsi qu'ils ont décidé ici et maintenant
de ne pas remettre les copies des examens de la 2ème session
2007-2008 aussi longtemps que la dette sociale n'aura pas encore été
entièrement liquidée. Celle-ci comprend le reliquat de
l'indemnité de logement qui court à partir de 2005, le
paiement des actes académiques depuis les états 2006-2007
jusqu'aux états de la première session 2007-2008, y compris
les heures supplémentaires. Ils exigent en outre la revalorisation
dans les meilleurs délais de leur statut et une augmentation
conséquente des salaires. Une fin d'année qui s'annonce
mouvementée avec des angoisses en perspective pour étudiants
et parents d'étudiants n La question de la convention collective des journalistes
est venue sur le tapis à la dernière sortie médiatique
du gouvernement. A la question de savoir où en est-on, Filippe
le communicateur attitré du gouvernement n'a pas hésité
à affirmer que ce sont les patrons de presse qui traînent
le pas. On se demande d'où tient-il cette information quand on
sait qu'aucun blocage n'a encore été enregistré
de la part de qui que ce soit dans les discussions sur le document.
De bonne source, au moment où le ministre faisait ces déclarations,
il y avait belle lurette que les discussions sur les questions de fond
étaient terminées, restait à boucler la mise en
forme et le polissage. S'il y a des gens qui traînent le pied,
on ne pourra s'en rendre compte qu'au moment de la signature. Pour le
moment, le travail se poursuit et le souci des entreprises de presse,
c'est plutôt de savoir si le gouvernement jouera sa partition,
en accompagnant les entreprises de presse par des mesures fiscales et
administratives idoines. Mais pour ça, on attend de voir !
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L'Evénement - Déc. 2001 | ||||||