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Lucarne Citoyenne

 

 

La SNC pratiquerait-elle
de la discrimination ?

A la 13ème édition, des primes d'encouragement sont distribuées aux artistes de la catégorie A et B (Arts et Spectacles) en ignorant ceux de la catégorie C (littérature : romans, poésie, bandes dessinées). Cette année à la 14 ème édition, on a réédité la même chose, en continuant à laisser de côté les artistes de la catégorie C. A la SNC 2008 par exemple, les artistes de la catégorie A et B ont reçu des primes d'encouragement allant de 100 000FCFA pour les productions individuelles à 200 000 FCFA pour les ensembles artistiques.
Voulant comprendre les raisons d'une telle discrimination, des artistes de la catégorie C ont pris langue avec le secrétariat permanent de la SNC. Pour toute réponse, ils se sont entendus dire que leur catégorie n'était pas concernée par les primes d'encouragement. Avouons que c'est court. Est-ce à dire que ces derniers n'ont pas besoin d'être encouragés ? Faut-il comprendre qu'ils pratiquent un art si facile, sans effort et qu'ils n'ont pas de mérite ? Les responsables de la SNC devraient revoir les choses de ce côté !

Justice
Des passations de service se font attendre

Depuis plus d'un mois que des nominations ont eu lieu dans différente greffes sur le territoire national, on a du mal à effectuer les passations de service. Un certain nombre d'affectés ont même pris service dans les directions des ressources humaines et attendent d'être installés au niveau des greffes. Comme le temps passe et que ces derniers ne voient rien venir, l'inquiétude commence à monter. Avec juste raison, au regard d'un précédent où la commission d'affectation, après avoir statué, a vu sa décision rapporter par le ministre. Selon des informations recueillies auprès d'une source judiciaire, il y aurait juste un petit problème de disponibilité de l'inspecteur général des services, celui-là même qui est habilité à procéder aux installations. La passation de service dans les greffes n'est pas un fait banal quand on sait qu'il y a des objets scellés et de l'argent qui y sont déposés. C'est donc une opération délicate. Mais l'inquiétude n'est pas pour autant injustifiée au regard de la nouvelle condition exigée pour diriger les greffes. Il faut désormais être de catégorie A1 contrairement à la pratique jusque là en cours où la pénurie de cadres A1 obligeait à accorder le titre de greffiers en chef à de simples greffiers. Mais avec l'afflux des cadres venant de l'ENAM, le problème ne se pose plus. C'est sûr que tout changement crée quelque part des frustrations, ce qui peut expliquer certaines velléités de résistance. Espérons que ce n'est pas le cas.

Des militaires réhabilités dans leur carrière

Enfin, sommes-nous tenté de dire! Des militaires viennent de voir leur carrière reconstituée après un véritable parcours du combattant. Ceux qui viennent d'être réhabilités sont ceux-là qui ont choisi la voie de la conciliation. Quelle fut longue et pénible mais heureusement elle a fini par payer. On avait des doutes, surtout après cette décision du comité dirigé par le pasteur Freeman qui leur avait opposé, purement et simplement, une fin de non recevoir. Que d'amertume et de frustrations, cette décision avait entraînées surtout que des militaires dans des cas similaires avaient choisi la voie judiciaire qui leur avait permis de recouvrer rapidement leurs droits. En revenant sur la décision dont le pasteur Freeman s'était fait l'écho, le Conseil des ministres a suivi la voie de la sagesse et de la justice. Il a montré qu'il n'y avait pas deux catégories de Burkinabè, ceux qui ont des droits (les civils) et ceux qui n'en ont pas ou qui en ont moins (les militaires). Il faut espérer que la composante financière de ces réhabilitations ne soit pas l'objet de chantage ou de conditions dilatoires




© L'Evénement - Déc. 2001
Concept. & Réalisation: A. Diallo
Date de mise en ligne: 20 Avril 2008