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Des motos vendues sans papiers Que se passe t-il à la Financière du Burkina communément appelée FIB ? Depuis Juin 2006 les motos JC vendues à crédit sont livrées sans papiers. Bien sûr, la maison délivre la facture d'achat, le bon d'enlèvement et la police d'assurance, mais le certificat de mise à la consommation qui est le document essentiel n'est pas délivré. Dans ces conditions, il n'y a aucune preuve que la moto a satisfait aux obligations douanières requises. Inutile de dire que les clients de la FIB qui sont concernées sont dans l'angoisse. A chaque fois qu'ils sortent avec la bécane, ils sont obligés de passer par les petits sentiers pour ne pas se faire pincer par la police. Un des acquéreurs de ces motos, parti se plaindre auprès de la FIB sur cette situation fort désagréable s'est entendu dire que la société Mégamonde qui livre ces motos dit ne pas pouvoir fournir les papiers de cette période. Et pourquoi ? Mystère et boule de gomme. Voici donc des motos vendues qui devaient normalement être dédouanées par le fournisseur et qui ne l'ont probablement pas été parce qu'il manque le papier nécessaire, c'est-à-dire le fameux certificat de conformité. Les acquéreurs ne peuvent pas non plus les faire dédouaner ên l'absence du même papier. Dans ces conditions, on comprend mal pourquoi la société Mégamonde a laissé sortir ces motos du magasin ? Voilà une question dont la réponse intéresserait de nombreuses personnes. Des villageois demandent à se constituer prisonniers Le fait est assez rare dans nos contrées rurales. Des paysans, 300 environ selon certaines estimations seraient partis de Mané pour Kaya, où trois personnes de leur village sont détenues à la maison d'arrêt. Leur doléance : se constituer prisonniers à la place de ces trois personnes qu'ils disent avoir agi pour leur compte. Pour comprendre le geste de ces paysans, il faut savoir que dans le village de Mané suite à des vols répétés de bétail, les villageois se sont organisés en comité d'auto défense pour assurer la surveillance de leur bétail. Ils ont pris cette décision après avoir constaté que la police de la localité avait tendance à libérer les voleurs de bétail qui leur sont conduits. Le comité mis en place, ils informèrent les autorités de la préfecture et la gendarmerie de Kaya. Le travail du comité avait permis de diminuer considérablement des cas de vols.Chaque fois que des voleurs étaient appréhendés, ils étaient conduits à la gendarmerie de Kaya. Il y a eu un jour un problème par ce que les enfants du village avaient été appréhendés pour vol. Leur géniteur est venu se constituer en lieu et place de ses enfants. La police de Mané procède à l'arrestation de trois personnes ressources du village qu'elle rend responsable de séquestration et les conduit à la justice de Kaya où ils ont été enfermés. Les populations de Mané qui ont vu en cela une manigance de leur police pour saboter leur initiative sécuritaire, sont donc descendues à Kaya protester. Non seulement la police est incapable de protéger leurs biens, mais en plus, elle les empêche de le faire. A un moment où on parle de police de proximité pour combattre la délinquance, il est curieux de voir un tel manque de coopération entre police et population. Affaire à suivre. Pas de mauvaise posture du CDP au Kadiogo ? Manifestement, la titraille de notre confrère l'Observateur
Paalga n'a pas fait plaisir au bourgmestre de la capitale tête
de liste CDP aux législatives dans le Kadiogo qui a aussitôt
tenu à donner sa propre lecture des résultats. On retiendra
de sa mise au point que le CDP qui a engrangé 4 députés
sur 9 est très content, parce qu'il demeure le premier parti
dans le Kadiogo avec 46,17% des suffrages exprimés et n'eût
été l'iniquité du mode de scrutin, le CDP aurait
eu 6 siège ne laissant que trois petits sièges aux autres.
On est étonné d'entendre pareille chose de la bouche d'un
responsable de ce rang. Il faut donc comprendre que le CDP sans les
voix de qui ce mode de scrutin n'aurait jamais été adopté
considère injuste de favoriser les petits partis pour leur permettre
d'apporter leur contribution à la gestion du pays. Il aurait
certainement préféré cette parade quasi solitaire
de son parti au nom d'on ne sait quelle justice. Mais au nom de quelle
justice le CDP a-t-il vocation à être plus grand que les
autres avec les moyens de l'Etat ? On ne voit pas comment sans les privilèges
liés à l'exercice du pouvoir, le CDP aurait pu être
plus grand que les autres ? Attention monsieur le secrétaire
général du CDP de ne pas vous croire plus grand que les
autres parce que vous seriez des hommes exceptionnels. C'est bien l'intérêt
du pays qui a commandé ce mode de scrutin que vous trouvez inique.
Arrêtez de trop pousser le bouchon !
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L'Evénement - Déc. 2001 | ||||||