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FOCUS
Par Idrissa Barry Au ministère des Infrastructures, l'accès à l'information est un véritable parcours du combattant ! Avec la saison des pluies qui cause de nombreux désagréments aux usagers des routes, nous avons voulu nous enquérir de la situation de certains ouvrages qui présentent à vue d'il de gros dangers. Mais au ministère des Infrastructures, il y a comme une volonté de ne pas communiquer. On dirait que ce sont des ouvrages vieux de cent ans.
Mais non, ils ont moins de dix ans d'existence. Le premier à
être réalisé date de 2001, c'est le canal de
Zogona, long de 4,2 km. Aujourd'hui, c'est la ruine. On accuse volontiers
la pluie du 1er Septembre 2009 d'avoir fortement dégradé
les deux ouvrages. Ce qui est certes vrai, mais ce qu'on dit le
moins, c'est que leur dégradation avait commencé bien
avant cet évènement. La pluie du 1er Septembre est
juste venue donner le coup de grâce. Depuis lors, la situation
va de mal en pis. Les dalles en béton s'affaissent les une
après les autres. Les herbes poussent à l'intérieur
et l'eau ruisselle de partout. Les riverains les plus proches sont
inquiets. Si une importante pluie survenait, l'eau risque d'envahir
les maisons. C'est surtout à Wemtinga que la situation est
la plus catastrophique. A partir du pont de l'hôtel des finances
côté sud, les blocs de béton sont presque inexistants
sur au moins 200 m. Certains se sont détachés des
bordures du canal pour s'entasser à l'intérieur, obstruant
le passage des eaux. Il en est de même au niveau du canal
de Zogona, côté pont de l'université (partie
nord). L'on se demande ce que font les autorités en charge
de ces ouvrages ? Un an après la catastrophe du 1er Septembre,
rien n'indique que les travaux de réparation vont commencer
bientôt. S'ils devaient avoir lieu, c'était bien avant
la saison des pluies. Nous sommes en plein dedans et on voit mal
comment ce qui n'a pas été fait au moment opportun
pourra se faire maintenant où cela semble plus compliqué.
C'est donc dire qu'on est parti pour une année supplémentaire,
voire plus, sans une retouche de ces ouvrages qui, il faut le rappeler,
font partie des principaux canaux de drainage des eaux pluviales
de la capitale. Leur point de chute, c'est le parc urbain Bangre
weogo. C'est en principe la commune de Ouagadougou qui a la charge
de tous les ouvrages d'assainissement de la capitale. Mais pour
ce qui concerne les principaux canaux d'évacuation des eaux,
c'est le ministère des Infrastructures à travers sa
direction générale des ouvrages d'art (DGOA) qui en
a la charge. C'est donc cette direction qui traine les pieds. Nous
avons voulu comprendre pourquoi. Mais impossible. C'est un mur de
silence. Le chef du service en charge du dossier préfère
se remettre à son directeur général qui, à
son tour, se remet à son DCPM (entendez par là le
directeur de la communication) qui, lui, est en congé. Il
n'y a alors personne pour donner la moindre information sur le dossier.
Que cachent-ils au point de refuser toute communication sur la question
? Construction de la RN1
L'accident en image s'est produit dans la nuit du
jeudi 12 au vendredi 13 août 2010. Le conducteur de la Golf
11 N 9453 BF a terminé sa course dans le fossé du
caniveau en construction. Dans l'immense foule de badauds venus
constater l'accident le matin, personne n'a pu véritablement
témoigner de l'accident et par conséquent personne
n'a pu donner de nouvelles sur le ou les probables occupant(s) de
la voiture. La portière entrouverte laisse penser qu'une
personne a pu se tirer de là, tout seul ou grâce à
une main secourable. Ce n'est pas le premier accident depuis que
la sortie ouest de la route nationale N°1 est en reconstruction.
L'accès au quartier Pissy et les banlieues de cette partie
de la ville de Ouaga relève d'une gymnastique. Les déviations
ne sont pas au bon point et les mesures de sécurités
ne sont pas des plus rassurantes. La photo montre que les abords
du fossé ne sont pas signalés par des banderoles de
sécurité. L'automobiliste en provenance certainement
de l'Ouest a tourné à droit dans le sens de Ouaga
2000 alors qu'il n'avait pas encore atteint la portion dallée
sur le fossé. Il faut croire que des mesures de sécurité
seront renforcées tout le long du chantier mais aussi, des
mesures de prudences s'imposent aux populations. Ainsi des vies
pourront êtres préservées, si tant est que la
fin du chantier ne semble pas être pour demain.
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L'Evénement - Déc. 2001 | |||||