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ECHOS
Attention
Air Burkina va crasher !

Quoique cela ne soit pas dans les habitudes de notre journal,
nous avons décidé de publier cette lettre ouverte
des travailleurs de notre seule Compagnie nationale Air Burkina,
au ministre des Transports, afin d'attirer tout de suite et
maintenant le "crash" qui se prépare minutieusement
à Air Burkina.
Il s'agit du simple principe de précaution qui est la
pierre angulaire de la gestion publique. Il y a beaucoup de
choses qui sont dites sur le directeur général
actuel de Air Burkina et pour lesquelles nous avons longtemps
voulu ne pas y prêter trop attention, pour ne pas faire
à rebours ce que notre conscience reprouve, c'est-à-dire
la stigmatisation d'un individu sur le seul fait de son appartenance
ethnique ou raciale. Il se trouve hélas que pour monsieur
Ghelala, des faits de discrimination, de mépris à
l'égard des travailleurs burkinabè s'accumulent.
Il y a des agissements contre des subalternes qui ne sont pas
acceptables. Il y a des propos qui ne sont pas tolérables.
Le problème le plus grave, c'est que ces attitudes s'accompagnent
d'une mal gouvernance de la compagnie qui n'est pas loin de
rappeler la traumatisante expérience de BILLECART, venu
en sauveur pour mieux couler AIR AFRIQUE, avec des complicités
locales comme d'habitude.
Air Burkina est aujourd'hui dans une forte zone
de turbulence. Le climat social et de travail est tellement
vicié que si les choses devaient rester en l'état,
cela voudrait dire que les plus hautes autorités du pays
ont décidé de sacrifier la compagnie. La crise
à Air Burkina est un dossier à plusieurs tiroirs.
D'abord, un problème grave de management du personnel.
Il n'est quand même pas bienséant de payer un commandant
de bord, burkinabè, 1000 euros par mois, et au même
moment, payer à son collègue européen 30
fois plus. En fait, on donne à l'Européen, commandant
de bord par jour, ce que l'on paie au Burkinabè par mois.
Et c'est sur la même compagnie et sur les mêmes
vols et les mêmes avions. Comment expliquer cela sinon
que c'est de la discrimination fondée sur la couleur
de la peau ou à tout le moins sur l'appartenance géographique?
Dans le même temps, et sur de fausses expertises non qualifiées,
on sous évalue la valeur d'un avion à dédouaner
alors que l'acquéreur lui-même a fixé le
montant auquel il a acheté l'appareil. La conséquence
immédiate, ce sont d'énormes pertes pour le trésor
public, sans compter les usages collatéraux que l'on
peut faire de ce faux.
Dans cette macabre aventure, le DG Ghelala bénéficie
bien entendu des complicités locales. Comme au temps
de la traite négrière, il a fallu des Noirs pour
vendre leurs frères noirs au Blanc négrier. Comme
vous pouvez vous en douter, c'est un sujet extrêmement
important sur lequel nous ne manquerons pas de revenir dans
nos toutes prochaines éditions.
La Rédaction
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Lettre
ouverte
Des Travailleurs d'Air Burkina à Monsieur
le Ministre des Transports du Burkina Faso
Monsieur le Ministre,
Nous travailleurs d'Air Burkina, n'aurions pas pris sur
nous l'initiative de vous adresser cette lettre et à
travers vous aux plus hautes autorités et au peuple
tout entier si le cauchemar que nous vivons n'avait comme
maître d'uvre un Directeur Général
(DG) qui a pris sur lui la responsabilité de nous
traiter en véritables Parias, de transgresser systématiquement
les textes en vigueur, de pratiquer une gestion ubuesque
aux antipodes des intérêts de la compagnie
et des intérêts même du repreneur et
enfin et surtout de bafouer sans sourciller l'autorité
de l'ETAT.
I. STATUT DE PARIAS DES TRAVAILLEURS NATIONAUX
ET TRANSGRESSION SYSTEMATIQUE DES TEXTES ET DE LA DEONTOLOGIE.
Avant toute chose au fond, il convient de camper le personnage
; morceaux choisis :
"En tant que DG, je n'ai de leçon à
recevoir de personne. Je décide ce que je veux,
je licencie qui je veux et que celui qui n'est pas content
aille en justice ! j'ai un avocat que je paie pour ça".
"Dans tous les cas, moi j'ai finement goupillé
mon contrat. Ce n'est pas moi qui resterai sur le carreau".
(
) Les statuts du personnel sont royalement ignorés.
Aucune règle en matière de recrutement,
promotion, sanction ou affectation. Aucun plan de carrière
des agents.
Aucune prise en compte des avis et suggestions des travailleurs
expérimentés.
Obligé par le syndicat d'instaurer les conseils
de discipline pour le personnel sol et les conseils d'enquête
professionnelle pour les navigants, le DG n'a jamais tenu
compte de leurs conclusions et recommandations.
Les travailleurs burkinabè sont, et nous le répétons
à l'envie, des laissés pour compte et traités
avec dédain et désinvolture, ceux là
même dont il exporte au besoin les compétences.
A titre d'illustration il n'a pas hésité
à proposer 5 000 F CFA de l'heure à un cadre
burkinabè pour l'instruction tout en payant 50
fois la même somme à un cadre d'une compagnie
voisine.
Reprenant d'une main ce qu'il a consenti de l'autre, le
DG fait preuve de parjure en réprimant férocement
les militants et les délégués syndicaux.
II. DE LA GESTION ATYPIQUE DE MR GHELALA
Dès la reprise, nous avons assisté à
une croissance véritable de l'activité accompagnée
d'une hausse du chiffre d'affaire et du résultat
d'exploitation.
Du reste, Air Burkina n'a jamais été structurellement
déficitaire et l'histoire nous en convainc.
D'où vient donc que le DG, pince sans rire, annonce
à nos autorités un déficit d'exploitation
de deux (2) milliards (excusez du peu) en 6 mois au titre
de l'année 2008 et la fermeture prochaine de la
ligne Ouaga-Paris ?
Pouvait-il en être autrement avec cette gestion
alambiquée quand on sait (entre autre) que : Les
marchés et autres contrats conclus avec les tiers,
allant de l'encre de la photocopieuse en passant par les
cacahuètes locales et jusqu'aux locations d'avion
sont la chasse gardée du roi Mohamed GHELALA.
Les marchés ne sont accordés ni au moins
disant, ni au plus qualifié. On imagine aisément
à qui cela profite.
L'axe Ouaga-Paris n'est pas rentable? Rien d'étonnant.
Un opérateur économique nous confiait qu'il
est plus difficile de trouver un burkinabè à
l'agence d'Air Burkina à Paris qu'une aiguille
dans une botte de foin.
Idem pour l'escale d'Orly ou l'assistance est une structure
quasi personnelle du DG avec ce que cela comporte.
Quand on ajoute à cela le fait que les consommations
privées dans les hôtels et restaurants et
autres villégiatures sont transformés en
déjeuners d'affaire aux frais de la princesse,
on se fait assurément une idée de la science
de l'être.
Alors qu'on se le dise !
Qu'il ne fasse pas porter le chapeau aux honnêtes
agents parce qu'ils auraient observé une journée
d'arrêt de travail, leur moyen à eux de dire
non à ce désastre annoncé.
C'est du reste cette vigilance et aux prix de sacrifices
inimaginables librement consentis qui fait que le DG est
le seul à fêter le 40ème anniversaire
d'une compagnie qui a survécu quand d'autres sombraient
corps et biens, emportant mêmes nos créances.
A des propos nauséeux du genre "je licencie
et je paie" nous répondons qu'on est loin
de la saine gestion.
L'argent d'Air Burkina n'est pas l'argent de Mr GHELALA.
Sa vision extraordinaire du management consomme inexorablement
et notre trésorerie et nos ressources humaines
qui ont fait leurs preuves. Notre temps aussi, ce n'est
pas le moins cher.
III. DU BAFOUEMENT DE L'AUTORITE DE L'ETAT
Le DG d'Air Burkina ne respecte seulement pas les textes
de notre pays.
Il en méprise également et souverainement
les autorités.
Suite à la grève des travailleurs le 1er
et 2 février 2008, une commission de conciliation
a été mise sur pied en application de l'article
337 du code du travail. Travaillant d'arrache pied, cette
commission a abouti à un protocole d'accord dûment
signé par toutes les parties. Ce protocole a fait
l'objet d'une communication au gouvernement.
Mr GHELALA n'en respecte ni les termes, ni l'esprit. Pire
et animé de haine il décide de faire rendre
gorge aux délégués du personnel.
Tous les moyens sont bons. Par cynisme, il demande à
l'Inspection du travail l'autorisation de licencier un
délégué signataire du protocole d'accord
après un simulacre de conseil de discipline qui
d'ailleurs n'a retenu aucune charge sérieuse, n'arrivant
pas à trouver une faute professionnelle ou un tort
quelconque causé à Air Burkina dans le fait
d'attester qu'un agent faisait effectivement parti de
l'équipe d'assistance de l'avion présidentiel.
Puis, il demande à l'inspection un report de la
date de sa propre audition.
Après la réponse de l'inspection qui lui
signifie son opposition, Mr GHELALA procède au
licenciement de l'agent au moyen d'une lettre antidatée
en arguant que l'administration ne s'est pas manifestée
dans les délais légaux.
Le Ministre du Travail, saisi, confirme les conclusions
de l'Inspection du travail et invite le DG à réintégrer
le Délégué. Mr Mohamed GHELALA prend
sur lui d'ignorer les instructions du Ministre.
Cela ne nous étonne en rien quand on se souvient
que le DG a refusé d'ouvrir de nouvelles lignes
en Afrique Centrale en claironnant que nos ressortissants
y sont "des ouvriers et des gardiens "qui ne
peuvent s'offrir un billet d'avion !
Cela n'étonne pas de la part d'un Monsieur qui
ne comprend pas que les habitants du "pays le plus
pauvre de la terre" comme il aime à le répéter,
puissent se permettre de bouder des avions à hélices
comme s'ils n'avaient pas droit au choix.
CONCLUSION
Nous affirmons que Mr Mohamed GHELALA sait ce qu'il fait
et ce qu'il veut quand il brime les travailleurs dont
il connaît pourtant l'esprit de sacrifice et le
sens de la retenue.
Il sait ce qu'il fait quand il piétine allègrement
les textes en vigueur.
Il sait enfin ce qu'il fait quand il signe des pieds de
nez à nos autorités dont nous saluons par
ailleurs la hauteur d'esprit.
Nul doute que cette situation a assez duré.
Nous, travailleurs d'Air Burkina restons déterminés
à nous opposer à l'action de ce nouveau
BILLECART pour la survie d'Air Burkina, outil de désenclavement
et porte étendard de notre nation. Veuillez agréer,
Excellence Monsieur le Ministre, l'expression de nos sentiments
respectueux.
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Affaire
Telecel Faso
La dernière esbroufe de
Apollinaire Compaoré
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Par Newton Ahmed Barry
La société Planor de Apollinaire Compaoré
a obtenu en première instance, un jugement rendu
par le juge Toé Lori, une décision imposant
à ses co-actionnaires Atlantique Telecom et ETISALAT,
une cession forcée de leurs actions dans Telecel
Faso. Le juge n'avait pas jusque là rédigé
sa décision, entravant du même coup les autres
parties à exercer leur droit de recours. C'est
maintenant chose faite. En attendant d'exercer les recours
éventuels, Atlantique Telecom et ETISALAT ont reçu
une sommation interpellative qui ressemble à une
véritable esbroufe.
Par un acte d'huissier en date du 11 août dernier,
Planor ordonne à Atlantique Telecom et ETISALAT
d'aller chercher l'argent qu'il leur doit dans un compte
BOA. En effet, le juge a estimé dans sa décision
que les actions de Atlantique Telecom et ETISALAT dans
la société Telecel Faso valent neuf milliards
neuf cent millions de francs cfa environ (9 900 269 344
F CFA exactement). C'est cette somme que Apollinaire devrait
payer pour devenir actionnaire exclusif de Telecel Faso.
La sommation interpellative dit que cette somme est disponible
dans un compte BOA et ordonne à Atlantique Telecom
et ETISALAT d'aller en prendre possession.
Les parties sommées rappellent qu'elles ne sont
pas d'accord avec les termes de la décision du
jugement du 9 avril dernier (sur lequel nous revenons
plus bas), mais décident, sûrement pour éprouver
la sincérité de leur vis-à-vis, de
demander à la BOA de leur dire : si effectivement
Planor de Apollinaire Compaoré y a un compte et
si effectivement, il est approvisionné des neuf
milliards neuf cent millions correspondant à la
valeur des actions dont le juge a ordonné la cession
forcée. Et c'est là que les choses se gâtent.
La BOA oppose aux requérants le principe du secret
bancaire et refuse donc de leur dire s'il y a un compte
de Planor dans leurs livres et s'il contient la somme
en question.
Les conseils des requérants saisissent la justice
en référé pour forcer la banque à
s'exécuter. A l'audience du référé,
la BOA ne se présente pas et ne se fait pas représenter.
L'affaire est mise en délibéré pour
le 28 août prochain, dans quelques jours donc.
Mais en réalité, qu'est-ce qui s'est passé?
En vérité Planor ne disposerait pas de compte
dans les livres de la BOA, pas plus qu'il n'y disposerait
de l'argent en question. Ce que détiendrait BOA,
c'est en fait un document d'accord de financement qu'un
consortium de banques occidentales aurait signé
avec Planor d'Apollinaire. Un document assorti évidemment
d'une clause de secret. Cet accord de principe de financement
demande des garanties à Apollinaire Compaoré
qui ne les aurait pas jusque là fourni. Sans ces
garanties demandées, il n'y a point d'argent. En
conséquence, à la date où Planor
sommait ses vis-à-vis d'aller chercher leur argent,
il ne disposait pas de cette somme. Cette banque dans
cette transaction devait simplement jouer le rôle
de "boite à lettre".
Devant la perspicacité de ses vis-à-vis,
Apollinaire Compaoré risque fort bien de se mordre
la queue, en permettant de mettre à jour son manque
de sérieux et peut-être d'obtenir la révision
ou l'annulation de la décision en première
instance.
A propos du jugement
du 9 avril 2008
Nous en avions parlé dans ces mêmes colonnes,
en le qualifiant de jugement "scandaleux". Maintenant
que nous avons obtenu le jugement rédigé,
nous pouvons avec plus d'arguments étayer notre
propos.
Sur les 23 pages de la décision, le juge a consacré
13 pages aux thèses de Planor et seulement une
page et demi aux arguments de ses concurrents. C'est comme
si les conseils de Atlantique Telecom et ATISALAT n'avaient
pas apporté d'arguments et d'éléments
solides pour étayer leur cause.
Pire, le juge a développé longuement les
arguments de Planor et s'en approprie avec tous les éléments
de jurisprudence avancés sans que lui-même
ne dise sur le fondement de quelle loi et de quelles dispositions
de l'acte unifié de l'OHADA il base sa décision.
Sur la longue partie des exposés des faits, procédure,
prétentions et moyens des parties, le juge fait
une exploitation discriminatoire du pacte des actionnaires,
qui, semble-t-il, a une force de loi terrible dans le
cadre d'une Société Anonyme (SA). C'est,
disent les juristes, le principe du consensualisme qui,
dans une matière comme celle-là, tient lieu
de loi fondamentale qui prime sur toute autre loi, sauf
si elle est d'ordre public. Et cette loi des parties édicte
qu'en cas de litige, les parties s'en remettront aux règlements
de la Cour internationale d'arbitrage de la Chambre de
commerce internationale (la CCI) de Paris. Le juge national
est donc incompétent, puisque c'est ce qu'édicte
la loi des parties.
Mais pour contourner cette disposition compromissoire,
le juge reprend à son compte (et l'approuve) les
explications de Planor qui dit qu'en réalité,
il n'avait pas été partie prenante de la
signature de ce pacte des parties qui a été
signé avant qu'il n'intègre la société.
Or il apparaît clairement que l'accord entre Planor
et Atlantique Telecom fait référence à
ce pacte des parties qui devient dès lors partie
intégrante des clauses qui régissent le
fonctionnement de la société. Sur ce fondement
donc, le juge récuse la disposition compromissoire
du pacte des actionnaires et se déclare compétent.
Par contre, il accepte d'appliquer les dispositions de
ce même pacte quand elles arrangent les affaires
de Planor, notamment celles qui ont prévu "la
cession forcée des actions". En lisant cette
décision, il se dégage la malheureuse impression
que le juge fait une simple adoption de motifs : "Apollinaire
a dit, donc c'est comme ça".
Ce dossier est certainement intéressant en terme
de droit et de jurisprudence. Jusqu'à présent,
il était admis dans l'acte uniforme en sa partie
sur les sociétés anonymes que la loi des
parties, même nulle, subsiste toujours jusqu'à
décision d'un tribunal arbitrale. Le juge Toé
Lori décide autrement sans expliquer sur quoi il
fonde sa décision.
Autre aspect de ce jugement, le juge décide, sans
en indiquer le fondement, que la Cour arbitrale ne doit
connaître que des règlements à l'amiable.
Or, estime-t-il, dans le cas présent, il s'agit
de régler un contentieux. Sur ce fondement, il
déclare nulle la disposition compromissoire du
pacte des actionnaires.
De l'explication qu'en donnent les juristes, le tribunal
arbitral peut dans un premier temps, s'il le juge nécessaire
prononcer, "une amiable composition", mais il
reste saisi et il peut décider de rendre une sentence.
Mais dans tous les cas, il règle un conflit. La
clause compromissoire qui indique l'instance habilitée
à régler les contentieux subodore subséquemment
que le règlement à l'amiable n'a pas été
possible. Donc, il y a un contentieux. Et puis, de toute
façon, ce n'est pas au juge de remettre en question
ce que les parties ont arrêté de commun accord.
Enfin la décision d'ordonner l'exécution
provisoire au motif qu'il va permettre d'éviter
que l'Etat ne retire la licence à Telecel Faso
pose également une question de droit. Quand la
cession forcée est ordonnée et jusqu'à
l'entrée d'un nouvel actionnaire, quel est le statut
exact de Telecel ? Le juge semble s'en être rendu
compte en taillant une côte mal rabotée en
reconnaissant que cette décision de cession forcée
des actions de l'actionnaire majoritaire met Telecel Faso
" dans une situation délicate vis-à-vis
de la législation ". C'est quand même
curieux qu'un juge rende une décision qui viole
manifestement une loi. Et puis, pour l'instant, il n'est
pas prouvé que Apollinaire Compaoré dispose
de financements suffisants pour exécuter les travaux
d'extension et empêcher que l'Etat ne retire la
licence de Telecel Faso. On voit déjà qu'il
a même du mal à réunir les neuf milliards
nécessaires au rachat des actions que le juge lui
a complaisamment donné.
On n'a pas donc fini de parler de cette affaire Telecel
Faso, puisque visiblement, Atlantique Telecom et ETISALAT
qui ont plus de moyens, dans tous les sens de ce terme,
que Apollinaire et son Planor, font de cette affaire une
question d'honneur.
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