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Route
Boromo - Bobo
Razel: L'Expert Indépendant enfonce le clou Le ministre Hyppolite Lengani s'est voulu tranchant à l'occasion du point de presse du 26 décembre dernier. Mais tant que l'expert indépendant commis par les bailleurs de fonds n'avait pas dit son mot, le doute pouvait continuer à subsister. A présent, l'équivoque semble être levée sur la question des responsabilités. Mais pour autant, l'Etat burkinabè n'en sort pas grandi. On peut s'interroger sur le besoin de justification que
manifeste ostensiblement l'Etat burkinabè alors même que
Razel s'est débinée, préférant aller pêcher
sous des cieux moins orageux. Dans cette affaire où même
l'Union Européenne semble s'être laissée berner
en reprenant dans un premier temps la rengaine servie par l'entreprise,
l'Etat burkinabè jouait gros. Vis-à-vis d'une opinion
publique très remontée par le gâchis, la thèse
de l'utilisation anormale de l'ouvrage mettant en cause la pression
du trafic des poids lourds suite à la crise ivoirienne paraissait
un peu courte pour être acceptée. Pour l'Etat burkinabè,
laisser prospérer une telle opinion revient à dégager
la responsabilité de l'entreprise et donc à renoncer aux
fonds de garantie qui pouvaient servir à réparer les dégradations.
Dans cette hypothèse, où trouver les deux milliards et
demi nécessaires ? Il n'est pas pensable de laisser durablement
la chaussée dans son état piteux. Quand bien même
cette route serait éligible dans le cadre du 9e FED, tout cela
est encore lointain, alors que 2005 est dans tous les esprits. Les conclusions de l'expert Un seul rapport n'aurait-il pas suffi pour la détermination des causes des dégradations ? Pourquoi trois rapports ? Dans une affaire contentieuse, il est normal que la confiance ne soit pas au | ||||