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DOSSIER
- POLITIQUE / MAIRIES
Pô
La commune victime des querelles byzantines
Le 1er juillet dernier, plus de trois cent
travailleurs ont afflué des provinces sur Ouagadougou
à l'appel des états-majors syndicaux dans
le cadre de la marche nationale contre la vie chère.
Point d'orgue d'une stratégie graduelle de pression
sur le gouvernement, la marche du 1er juillet se voulait
décisive. Toutefois, le niveau moyen de la mobilisation
remet à l'ordre du jour la question des conditions
à réunir pour un engagement plus conséquent
des travailleurs dans les luttes sociales.
Par Idrissa Barry
.................................
Henri Koubizara, le nouveau maire de PÔ...................Alassane
Koubaguié, le candidat malheureux du CDP
A peine élu, le nouveau Conseil municipal a du mal
à se réunir. Le maire élu à
l'aide de voix CDP n'arrive plus à réunir
le quorum indispensable à la tenue des sessions.
Les plus hautes instances du CDP ont décidé
de ne pas pardonner cette faute de certains de leurs conseillers.
L'autorité de tutelle, le ministère de l'Administration
territoriale et de la Décentralisation, saisi du
dossier, a dépêché une mission à
Pô le 21 juillet dernier. Tout le monde attend la
décision qu'elle va prendre ; décision qui,
de toutes les façons, déterminera la stabilité
ou non de nombre de Conseils qui se trouvent à peu
près dans une situation semblable à celle
de Pô.
Henri Koubizara, ingénieur hydraulicien à
l'Office nationale de l'eau et de l'assainissement (ONEA),
conseiller du Parti africain de l'indépendance (PAI),
a été élu le 24 mai dernier, maire
de la commune urbaine de Pô. Il a recueilli 35 voix
contre 28 pour son adversaire du Congrès pour la
démocratie et le progrès (CDP), Alassane Koubaguié.
Le 8 juin, il prend fonction à l'issue d'une cérémonie
de passation de service, en présence de son prédécesseur,
Amadou Kora du CDP, le parti qui a géré la
commune ces dix dernières années et qui a
obtenu la majorité absolue lors du dernier scrutin
avec 35 conseillers contre 28 à l'opposition. Le
nouveau maire, élu donc grâce aux voix de certains
conseillers du CDP, convoque la première session
du Conseil municipal pour le 21 juin. Au jour-J, seuls ses
camarades de l'opposition répondent à l'appel,
les 35 autres, tous du CDP, optent pour la chaise vide.
Ils ne donnent aucune procuration et refusent de répondre
à la lettre d'explication adressée à
chacun d'eux par le maire comme l'exige la loi. Ils obéissent
ainsi à la décision de boycott du Conseil
prise par leur parti immédiatement après l'élection
du bureau communal. Cette première session a été
donc reportée conformément à l'article
238 de la Loi portant Code général des collectivités
territoriales qui stipule que " le Conseil municipal
ne peut valablement siéger que si les deux tiers
des membres sont présents à l'ouverture de
la session. Si le quorum n'est pas atteint, la séance
est reportée à une date ultérieure
qui ne peut excéder sept jours
" C'est
ainsi qu'une autre session a été programmée
pour le 28 juin. A cette seconde session également,
le quorum n'a pas été atteint. La loi exige
qu'une majorité absolue soit réunie. Or, ce
deuxième rendez-vous a enregistré plus d'absences
que la première. Vingt-sept (27) présents
contre 36 absents. Parmi ces derniers, deux (02) sont de
l'Union nationale pour la démocratie et le Développement
(UNDD, parti d'opposition) et 34 du CDP. Le trente-cinquième
conseiller, le chef coutumier de Dakola, village frontalier
avec le Ghana, a décidé de ne plus suivre
le mot d'ordre de boycott de son parti. Mais sa présence
n'a eu pour effet que de révéler les dissensions
qui minent le CDP car, la session a été de
nouveau suspendue. L'article 238 dit en effet que "
si la majorité absolue n'est pas constatée,
le président du Conseil municipal est tenu, dans
un délai de sept jours, d'adresser un rapport à
l'autorité de tutelle
" Le 7 juillet dernier,
le maire a remis son rapport au haut commissaire. Selon
la loi, celui-ci " dispose d'un délai de trente
(30) jours pour réagir ". Mais, comment en est-on
arrivé-là ?
Le CDP malade de ses leaders
Le blocage actuel de la commune ne peut être compris
que par rapport à la situation interne du CDP. Pour
choisir son candidat pour le poste de maire, le parti a
dû recourir aux " primaires " pour départager
quatre candidats. C'est dans une ambiance très tendue
que l'élection a eu lieu au Centre populaire de loisir
(CPL) quadrillé, pour la circonstance, par les forces
de l'ordre. Les partisans de chacun des candidats étaient
en effet massés au-devant du Centre. A la proclamation
des résultats, certains ont laissé éclater
leur colère contre le vainqueur, Alassane Koubaguié,
qui a le malheur de cristalliser les ressentiments d'une
bonne partie des responsables et militants du parti. L'un
des arguments de ces derniers est qu'il n'est pas natif
de la ville de Pô. Son village d'origine, Tiankané,
fait toutefois partie de la commune. Lui-même a été
élu sur la liste du secteur 6 de Pô. Malgré
tout, c'est lui qui est donc élu candidat du CDP
avec une majorité relative. Sur les 35 conseillers,
il a obtenu 16 voix contre 11 à la secrétaire
générale du parti, Solange Balora, 6 au maire
sortant, Amadou Kora et 2 à Issouf Ouandjagabou.
Ses adversaires ont certainement oublié que les conseillers
des villages sont majoritaires dans le parti car, le CDP
n'a obtenu que 6 sièges contre 7 à l'opposition
dans la ville de Pô. C'est donc divisé que
le CDP se présente à l'élection du
maire le 24 mai. Une situation que l'opposition exploite
à merveille en présentant un jeune candidat
dont la réputation dépasse largement le cadre
de son parti, le PAI. Henri Koubizara, ingénieur
hydraulicien, a, depuis ses deux dernières années,
réussi à conquérir la sympathie des
populations par ses réalisations (forages essentiellement)
et l'organisation des coupes de football qui lui valent
une percée certaine qui le classe 2ème après
le CDP avec 13 conseillers. Avec ces atouts et le manque
de cohésion dans le CDP, les observateurs avertis
de la scène politique locale n'ont pas été
surpris de son élection. Il a réussi à
inverser la tendance sortie des urnes le 23 avril qui donnait
le CDP gagnant avec 35 conseillers contre 28 à toute
l'opposition. Le 24 mai, c'est le candidat de l'opposition
qui remporte 35 voix contre 28 au candidat du CDP. Ce qui
signifie qu'il y a au moins 7 conseillers du CDP qui n'ont
pas suivi la consigne de vote de leur parti.
Seul, le chef de Dakola, a osé désapprouver
l'attitude de boycott adoptée par son parti. A la
seconde session du Conseil municipal, il était d'ailleurs
le seul conseiller du CDP présent. Très proche
du Pôpê (le chef coutumier de Pô), l'ennemi
juré d'Alassane Koubaguié, il serait avec
six ou sept autres conseillers du CDP, ceux-là qui
auraient voté le candidat de l'opposition. On dit
qu'ils appartiennent au clan du chef de Pô qui aurait
juré de ne jamais permettre à Alassane de
porter l'écharpe de maire de la ville. Les inimitiés
entre les deux hommes dateraient de très longtemps.
Le CDP n'a fait qu'hériter de leurs problèmes.
Mais le parti au pouvoir, depuis l'ODP/MT, n'a jamais lui-même
pu trouver une cohésion en son sein.
Le CDP, une tradition
de divisions
En 1991-1992, le parti était déjà
divisé en ODP 1 et ODP 2. La première tendance
représente la fraction légaliste et la deuxième
considérée comme la dissidente. A l'époque,
les deux têtes de proue du conflit étaient
Léon Kopia, le secrétaire général
du parti et Alassane Koubaguié, l'actuel candidat
malheureux du CDP. Les deux camps se battaient pour le contrôle
des structures de base du parti qui devaient désigner
à leur tour le candidat du parti à la députation.
Finalement, c'est un militaire à la retraite qui
a été désigné. Quelques temps
après, le groupe d'Alassane quitte l'ODP/MT pour
l'ADF. Il a comme challenger dans ce parti l'actuel chef
coutumier de Pô, le Pôpê. Celui-ci et
Alassane sont élus conseillers municipaux en 1995
sous la bannière du parti de Me Hermann Yaméogo.
L'ODP/MT qui a remporté les premières élections
communales de 1995 avec 24 conseillers contre 12 à
l'ADF confie la mairie à Kora Doudouhouré
Amadou. Alassane Koubaguié et ses camarades dissidents
se retrouvent dans l'opposition. Mais pas pour longtemps
car, avant la fin de la mandature du Conseil municipal,
ils regagnent leur parti originel. Ils ne seront cependant
pas les seuls à rejoindre les rangs du parti au pouvoir.
Le Pôpê fait également son entrée
dans le CDP, créé en 1996 après la
fusion de l'ODP/MT avec une dizaine d'autres partis de tous
horizons politiques. Désormais, on a trois fortes
têtes dans le CDP : le maire Kora, Alassane Koubaguié
et le Pôpê. Les municipales de septembre 2000
offrent l'occasion aux trois ténors de s'affronter.
Le CDP qui a remporté 16 conseillers sur les 18 en
jeu a du mal à gérer sa large victoire. Pour
le poste de maire, les trois mousquetaires sont intéressés.
C'est finalement le Pôpê qui sera élu
à la tête du Conseil municipal. Il aura comme
1er adjoint Alassane Koubaguié. Un an après,
le nouveau maire est éclaboussé par une affaire
de meurtre dans sa cour royale. Jugé en 2003, il
sera révoqué et interdit d'activités
politiques jusqu'en fin août 2006. Pendant le temps
de l'instruction du dossier, c'est le 1er adjoint Alassane
Koubaguié qui assure l'intérim. Au moment
d'élire le maire en remplacement de Pôpê,
Alassane et Kora se présentent. C'est ce dernier
qui passe grâce au soutien des partisans du maire
déchu. Cette année encore, hormis le Pôpê,
les mêmes acteurs étaient en course, personne
ne voulant laisser l'autre passer. Résultat, le CDP
perd la mairie malgré sa majorité sortie des
urnes. Personne au CDP ne conteste la transparence de l'élection
du maire de l'opposition, Henri Koubizara. Mais personne
non plus, sauf le chef de Dakola, pour le moment, n'a le
courage d'accepter assumer la nouvelle situation.
La loi du CDP sera-t-elle
la meilleure ?
En attendant la décision des autorités de
tutelle, chaque camp y va de son interprétation de
la loi. Pour les responsables du CDP, il faut reprendre
l'élection du bureau du Conseil municipal. "
Les populations de la commune nous ont accordé 35
conseillers contre 28 pour les autres. En terme de voix,
nous avons obtenu 70% des suffrages contre 30% aux sept
(07) autres partis en compétition. Normalement, dans
une démocratie, c'est la majorité qui gouverne.",
affirme la secrétaire générale provinciale
du CDP, Solange Balora. Le candidat malheureux du CDP au
poste de maire de la commune, Alassane Koubaguié
est aussi catégorique : " Il est difficile pour
nous d'accepter cette situation où, malgré
notre majorité, c'est une minorité qui nous
gouverne. A Pô, c'est le PAI qui n'a obtenu que 13
conseillers qui est porté à la tête
de la commune." Pourtant, le CDP n'a pas déposé
un recours contre l'élection du maire. C'est même
un de ses conseillers qui a présidé les opérations
de vote en sa qualité de doyen d'âge. Malgré
tout, les responsables du CDP maintiennent la décision
de boycott. Pour eux, c'est le seul moyen de " démasquer
les traîtres" qui ont voté le candidat
de l'opposition. "Tout juste après l'élection
du maire, nous avons convoqué une réunion
où il a été formellement dit à
ceux qui ont voté le candidat de l'opposition de
démissionner et de le rejoindre dans son parti pour
lui permettre de travailler. Sinon, ils seront responsables
du blocage du Conseil municipal." explique le candidat
malheureux. Pourquoi tous les conseillers du parti ne démissionneraient-ils
pas dans ce cas comme personne ne veut siéger ? Les
responsables du CDP restent muets sur la question. "
Maintenant, nous attendons tous la décision des autorités.
", avoue la secrétaire générale
du parti. Les responsables du blocage pensent que l'article
251 de la Loi portant Code général des collectivités
territoriales et l'article 240 du Code électoral
pourraient faire leur affaire, à savoir la révocation
du maire et la reprise de l'élection de tous les
membres du bureau du Conseil municipal. Le premier article
dit que " lorsque le fonctionnement d'un Conseil municipal
se révèle impossible, sa dissolution peut
être prononcée par décret pris en Conseil
des ministres sur rapport du ministre chargé des
collectivités territoriales. La dissolution ne peut
jamais être prononcée par voie de mesure générale.
" Le second article, celui du Code électoral,
stipule, lui, que " en cas d'annulation des opérations
électorales ou si le Conseil municipal perd plus
de la moitié de ses membres par suite de démission
ou pour tout autre chose, il est procédé à
son renouvellement intégral suivant les dispositions
de la présente loi. " Ces articles, comme on
le voit, parlent de la dissolution de tout le Conseil municipal
et non du simple bureau présidé par le maire.
La délégation spéciale ne s'applique
pas non plus dans ce cas de figure. Elle est prévue
seulement dans la dernière année du mandat
du Conseil municipal. Alors, s'il doit avoir dissolution,
c'est l'article 252 de la Loi sur le Code des collectivités
territoriales qui sera éventuellement appliqué
: " En cas de dissolution du Conseil municipal, de
démission de tous ses membres en exercice ou d'annulation
devenue définitive de l'élection de tous les
membres, le représentant de l'Etat territorialement
compétent est chargé de l'expédition
des affaires courantes. Il est procédé à
la réélection du Conseil municipal dans un
délai maximum de soixante jours (60). "
Mais avant de parler de dissolution, le maire Koubizara
estime que l'autorité devrait se pencher d'abord
sur les raisons du boycott des conseillers du CDP. Il fonde
sa requête sur l'article 239 du Code des collectivités
territoriales qui enjoint à tout conseiller non présent
à la session et qui n'aurait pas donné une
procuration de motiver son absence. Il prévoit même
des sanctions " les absences non motivées aux
sessions donnent lieu à des sanctions qui sont échelonnées
" C'est le décret portant règlement intérieur-type
des Conseils de collectivités territoriales qui précise
les modalités d'application des sanctions. "
Comment peut-on bloquer délibérément
toute une commune pour des questions de querelles internes
à un parti ? Je pense que l'autorité de tutelle
doit bien réfléchir pour prendre une décision
sage. Sinon, il suffira que quelqu'un, pour une raison ou
pour une autre, réussisse à avoir une majorité
de conseillers avec lui, pour bloquer le fonctionnement
de la commune. ", se plaint le nouveau maire. Sera-t-il
seulement entendu ? C'est en tout cas le souhait des jeunes
constitués en " comités de vigilance
" au cas où
Espérons seulement
que la loi de la République sera plus forte que celle
du parti
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Municipales
à Tikaré
Youssouf a banqué, les militaires ont effrayé
(
Par
Merneptah Noufou Zougmoré) |

Yousouf Ouedraogo aurit tenté
de soudoyer les membres des bureaux dans les villages en
offrant à chaque bureau 15.000 F
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Tikaré fait partie des communes
rurales dont les élections municipales du 23 avril
ont été reprises. Dans la foulée, L'ADF/RDA
et le CDP ne se sont pas fait de cadeau. Selon les uns et
les autres, le CDP a usé de moyens illégaux
pour venir à bout de son seul challenger, le vieil
éléphant.
Dimanche 16 juillet. Tikaré,
bourgade aux nombreuses collines, affiche un air de sérénité.
Sur la place du marché, l'animation n'est pas celle
des grands jours car les retrouvailles en ce lieu populeux
sont fixés chaque trois jours, ce n'était donc
pas le jour J. On observe le contraire à la résidence
du ministre des Affaires étrangères, Youssouf
Ouédraogo, natif de la localité et membre influent
du parti au pouvoir. Le motif de cette affluence, un conclave
entre lui et les conseillers CDP de la commune rurale de Tikaré.
Après un recours annulé, dans un premier temps,
devant le tribunal administratif de Koungoussi, le Conseil
d'Etat a fait droit à la plainte des partisans de Youssouf
Ouédraogo. A cette étape de la procédure
judiciaire, le CDP a eu raison sur son adversaire l'Alliance
pour la Démocratie et la Fédération/
Rassemblement Démocratique Africain (ADF/RDA). Quelles
ont été les causes de l'annulation des résultats
de 9 villages ?
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Le CDP reprochait à l'ADF/RDA d'avoir
eu dans des bureaux de vote des personnalités influentes,
en citant en exemple le chef de Sakoudi (une autorité
coutumière) qui était dans le bureau de vote
N°1 du village de Gassongo. Le deuxième grief :
c'est l'utilisation par certains électeurs des déclarations
de pertes de cartes d'électeurs pour voter. Troisième
reproche : des électeurs auraient voté dans
des bureaux de vote où ils ne se seraient pas inscrits,
comme illustration, on a cité le cas de Augustin Galiam
Ouédraogo, candidat ADF/RDA au poste de conseiller.
Quatrième reproche ; des candidats se seraient fait
élire dans des villages où ils ne sont inscrits
sur aucune liste électorale et n'ont aucune carte d'électeur.
Le président de la Commission Electorale Départementale
Indépendante (CEDI), Idrissa Zoungrana, réfute
les allégations du CDP et les considèrent comme
des faux fuyants. " Pendant notre formation, le formateur
qui est un commissaire de la CENI (Commission Electorale Nationale
Indépendante) nous a assurés qu'en cas de perte
de carte d'électeur, on peut se servir d'une déclaration
de perte de cette carte pour accomplir son devoir civique.
De retour dans le département, nous avons relayé
l'information à tous les deux partis. En son temps,
le CDP a aidé à établir les déclarations
de pertes de pièces de ses militants. On ne peut pas
comprendre aujourd'hui que cela devienne un grief. ",
s'indigne M. Zoungrana. Il ajoute que si utiliser la déclaration
de perte de la carte d'électeur est illégale,
dans la plupart des départements de la province, on
devait annuler les résultats du scrutin du 23 avril
2006 parce que beaucoup en ont usé. Le secrétaire
général de la sous-section CDP de Tikaré,
Abdoulaye Ouédraogo, a demandé son remplacement
pour avoir participé activement à la fraude
le 23 avril. Il lui impute la responsabilité de la
disparition de 800 cartes d'électeurs. La réponse
de la CENI n'a pas tardé à tomber. " Du
point qui nous a été fait, nous ne déplorons
pas de manquant. Monsieur le Secrétaire général,
sachez que la CEDI comporte six membres dont vos représentants.
Si le Président de la CEDI a pu agir de cette façon
partiale dans l'exercice de ses tâches, les autres membres
sont au moins coupables de laxisme et d'inconscience, autant
de défauts que vous n'aurez pas perçus au moment
de leur désignation. Si l'on devait suivre votre logique,
les juges du Tribunal Administratif de Kongoussi devaient
être licenciés puisque le Conseil D'Etat a infirmé
leur délibération dans cette affaire. "
Idrissa Zoungrana se dit surpris que le CDP crie à
la fraude. Le jour du scrutin du 23 avril, un véhicule
double cabine était chargé d'acheminer les électeurs
d'un village à l'autre, selon lui. Le ministre Youssouf
Ouédraogo n'a pas joué au pingre ; il a tenté
de soudoyer les membres des bureaux dans les villages en offrant
à chaque bureau 15000 fcfa, indique toujours Zoungrana.
Chef de Sakoudi, assesseur incriminé
Selon Jacques R. Ouédraogo, chef de Sakoudi, après
la défaite du 23 avril, le ministre Ouédraogo
s'est déplacé à Gassongo, le village
dans lequel le chef réside. La population a profité
de l'occasion pour lui asséner des vérités.
Elle a poursuivi pour dire que les autres notabilités,
après l'élection présidentielle, ont
obtenu des présents allant de la mobylette aux moulins,
mais ceux de Gassongo n'ont rien eu. Youssouf Ouédraogo
ayant reconnu son tort a vite fait de le réparer. De
retour à Tikaré, la même nuit, il a envoyé
acheter une Yamaha dame au " Ting Sooba ", le lendemain,
10 sacs de sel sont arrivés plus un vélo dame.
Toutes ces actions pour reconquérir des voix. Mais
ce qui a intrigué les gens, précise le chef,
c'est l'attitude d'un gendarme proche de Youssouf Ouédraogo.
Il a dit : " J'ai noté tout ce que Youssouf a
fait comme dons. J'ai également noté vos doléances,
mais connaissez- vous le travail d'un gendarme, c'est ligoter
et frapper si après vous ne faites pas le bon choix.
" Le chef de Sakoudi rejette l'accusation d'avoir influencé
les votes le jour des élections, il n'était
qu'assesseur et il ne pense pas que les textes condamnent
cela.
Le rôle des militaires
le jour du scrutin
Des militaires auraient aidé à la victoire
du parti majoritaire en usant de plusieurs moyens d'intimidation.
Le jour du scrutin, selon M Augustin Ouédraogo, ils
étaient munis des portables cameras en guise d'intimidation.
Ils disaient aux électeurs que de Ouagadougou, le Président
Blaise Compaoré et Youssouf Ouédraogo les verront
en train d'opérer leurs choix dans l'isoloir. Les artisans
de cette trouvaille, selon toujours un conseiller ADF/RDA,
c'est le lieutenant Ouabzinguin Ouédraogo, le sergent
Rasmané Gansonré plus un gendarme dont nos interlocuteurs
ne se souvenaient plus du nom. Sitôt après l'annulation
des résultats, le CDP est immédiatement rentré
en campagne. Pour des témoins, deux véhicules
double cabine faisaient des intrusions dans les neuf villages
et distribuaient des sacs de sel, des moulins, des Yamaha
génériques
De fortes sommes étaient
également distribuées. Quant au CDP, il assure
avoir mené une campagne de proximité. C'est
en cela, indique Fabrice Ouédraogo, coordonnateur de
la campagne départementale, qu'ils ont pu rétablir
la donne au soir du 9 juillet dernier. Pour les moyens, le
coordonnateur pense qu'ils vont de soi pour un parti au pouvoir,
même s'il pense que pour cette fois, leur adversaire
a été plus généreux qu'eux. A
titre d'exemple, souligne Fabrice Ouédraogo, leurs
militants sont venus l'avant-veille des élections presque
en larmes parce que l'éléphant avait misé
gros. Quoiqu'il en soit, la victoire a finalement changé
de camp. Le CDP a finalement gagné. Il reste maintenant
la gestion de cette victoire.
L'ADF/RDA avait pris le dessus sur le CDP le 23 avril en s'adjugeant
40 conseillers contre 33 au CDP. Cette fois-ci avec la reprise,
c'est le parti au pouvoir qui prend le dessus avec 41 conseillers
contre 32 à son challenger. La reprise des élections
a concerné neuf villages
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| Arba,
nouveau maire de Dori
(
Par
Newton Ahmed Barry) |

Instant sollennel qui consacre la
prise ds rênes de la ville
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Son excellence a pris les rênes
de la commune de Dori. Le haut commissaire lui a passé
l'écharpe au cou, devant un parterre d'éminents
fils de la région, dont certains n'y avaient pas mis
les pieds depuis bien longtemps.
" Parce que c'est Arba, je suis
là
S'il s'agissait de reconduire l'ancien maire,
je ne me serai pas déplacé
", l'auteur
de ces propos n'est pas un militant du PDS, le parti de Arba
Diallo, un parti créé à la suite de la
crise au PAI, qui a vu Soumane Touré évincer,
avec la bénédiction de l'administration, les
" éléphants " du plus vieux parti
communiste burkinabè. Notre interlocuteur est un CDP
bon teint, bon genre. Comme lui, beaucoup de ressortissants
de Dori, dont l'appartenance au parti au pouvoir est de notoriété
publique, sont venus à l'investiture. Ils croient tous,
qu'au-delà des positions partisanes, Arba Diallo maire,
c'est ce qui pouvait arriver de mieux à leur ville
dans la situation actuelle. Alors, contre les consignes strictes
de boycott de la direction régionale du CDP, ils ont
tenu à prendre part à la cérémonie
de l'investiture. Le maire sortant, Bouba Dicko, n'a pas eu
le fair-play démocratique nécessaire pour assister
au passage de témoin. Son ancien adjoint, Idrissa Lompo
non plus. Celui-ci s'est replié à la préfecture,
devenue désormais la place forte de la résistance.
Pour lui, " il n'était pas question pour moi d'aller
à cette cérémonie. A moins qu'on m'attache
".
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Quand nous lui faisons remarquer que son attitude
n'est pas celle d'un démocrate, il répond qu'
" il s'agit de la démocratie à l'africaine
". Cela présage certainement d'une cohabitation
houleuse. Avec ses 85 conseillers, le CDP n'a pu garder la
mairie, mais c'est un nombre suffisant pour provoquer le blocage
des travaux du Conseil municipal. C'est ce qui se projette
nettement puisqu'à la veille de l'investiture, les
responsables du CDP régional ont procédé
à l'internement de leurs conseillers. Dans cette opération
de rafle, une altercation a même failli se produire
à Bambofa. Le maire sortant, qui aurait insisté
pour embarquer la conseillère Fadima Abdoulaye, souffrante,
a provoqué la colère du mari de cette dernière.
De peu, semble-t-il, un incident allait se produire. L'incident
autour de cette conseillère n'est pas fortuit, puisque
son nom figure sur une liste de cinq conseillers CDP qui ont
décidé de rejoindre le petit parti, MACENPOL/RDB
du Dr Ly Aboubacar. Il semble que si pour les quatre autres,
le CDP a réussi à les faire revenir sur leur
décision, il n'en serait pas de même pour la
dame Fadima, qui serait restée sur sa position. D'où
probablement l'explication de cette altercation. Pour anecdotique
que cela puisse paraître, il n'en laisse pas moins prévoir
les difficultés qui attendent le nouveau maire.
Homme de consensus
Arba Hama Diallo est une personnalité qui fait consensus.
En politique depuis la création du PAI, au début
des 1970, il est resté constant dans son engagement
pour la région, malgré les difficultés
que ses adversaires n'ont eu cesse de déployer sur
son chemin. Pour le contrer, ses adversaires n'ont pas hésité
à décréter la mise en quarantaine d'une
ambulance qu'il avait obtenue, grâce à ses relations,
pour le CSPS de Gorgadji, un département situé
à une cinquantaine de kilomètre de Dori. Cette
ambulance a été bloquée sous le garage
du CSPS, alors que les malades, qui devaient être évacués
sur Dori, devraient, soit attendre que l'ambulance vienne
de Dori, ou se faire transporter à mobylette par les
proches, jusqu'au CHR. Notre journal s'était, en son
temps, fait l'écho de cette attitude inqualifiable.
Maintenant, avec son élection à la tête
de la mairie, Arba Diallo a toute la latitude de déployer
tout ce dont il est capable pour la région. Il est
en tout cas très attendu, même si sa marge de
manuvre est très réduite, pour une commune
dont le budget annuel, en ressources propres, ne dépasse
guère les 20 millions de francs CFA. Et pour ne rien
arranger, l'équipe sortante lui a laissé une
belle ardoise de 50 millions en impayés de téléphone,
électricité et eau. La nouvelle équipe
aura donc fort à faire. Les Doriens se consolent au
moins de savoir que leur nouveau maire, personnellement, n'a
pas besoin de puiser dans les caisses de la mairie, pour vivre.
C'est déjà des économies substantielles
qui seront réalisées là où jusque-là,
l'équipe dirigeante de la commune coûtait par
mois, environ un million de francs, tous frais confondus,
au contribuable dorien. Des économies substantielles
seront faites, mais il reste que le budget, tel qu'il se présente,
ne permettra pas de faire des miracles. A moins que la nouvelle
équipe, surmontant les blocages politiques du rival
CDP, entraîne les populations dans un élan volontariste
de développement. Le contexte y est très favorable,
au regard de la qualité des personnalités qui
ont fait le déplacement pour assister à l'investiture.
Le richissime Oumarou Nouhoun Maïga, en dissidence avec
Kader Cissé (le coordonnateur régional du CDP),
dont il fut pendant longtemps un dévoué lieutenant,
a assisté à la cérémonie d'investiture,
marquant certainement la rupture définitive avec son
ancien mentor. Mais il n'est pas le seul. Des personnalités
originaires de Dori sont prêtes vraisemblablement à
s'investir pour leur ville et n'attendent qu'un signe clair.
L'Emir de Dori, dont le ralliement à la coalition a
été déterminant pour la victoire de Arba
Diallo, reste l'homme de toutes les possibilités. C'est
un homme qui est plein d'initiatives. La toute dernière
est très ambitieuse et consisterait, en concertation
avec une université canadienne, à ériger
un véritable complexe éducatif qui irait du
primaire au supérieur, avec la collaboration pédagogique
et didactique du partenaire canadien. Avec le bitumage de
la route de Dori, c'est un projet qui, s'il voyait le jour,
contribuerait au prestige de la région, tout en permettant
son essor économique.
Dori est déjà une destination culturelle de
premier ordre, grâce au festival annuel des éleveurs
de l'Afrique, APESS, et de l'Ecole de la sagesse, toutes deux,
initiatives de Dr Boubacar Ly. Ces acquis devraient être
renforcés par le projet de construction du plus grand
musée de la culture peulh qu'a toujours ambitionné
le nouveau maire Arba Diallo.
Il y a donc, comme on peut le voir, des perspectives très
intéressantes pour la ville et la région. Mais
il faut surmonter les écueils politiques. Et ce n'est
pas ce qui manque. L'euphorie de l'alternance ne suffit pas
à dissiper les mésententes, qui ne sont pas
forcément extra PDS. Le maire Arba Diallo devrait prêter
une oreille attentive aux griefs itératifs qui sourdent
dans son entourage immédiat. Il gagnerait également,
pour la sérénité de la collaboration,
à discuter et à aplanir les perspectives pour
les législatives de 2007. Il est bien payé pour
savoir que le jeu politique, dans cette région plus
que partout ailleurs, n'est pas basé sur l'engagement
militant. En tout cas, dans le sillage de son élection
à la mairie et l'entêtement de Kader Cissé
à continuer dans sa suffisance, s'ouvre pour lui une
période de grâce. Une opportunité d'asseoir
durablement son leadership.
Les détails étaient
absents
A la veille de son investiture, les adversaires du nouveau
maire ont tout fait pour démobiliser les populations
de Dori. Les conseillers du CDP ont été internés.
Un mot d'ordre de non participation aurait été
lancé à l'endroit de l'administration, notamment
aux responsables et chefs de services. Et pourtant, tous sont
venus avec à leur tête, le gouverneur de la région
qu'accompagnait, pour la circonstance, le ministre délégué
chargé de l'Enseignement de base, Diamdioda Dicko.
Lequel est justement le patron de la CDF, un des partis influents
de la coalition qui a élu Arba Diallo à la mairie.
Outre la haute hiérarchie de l'administration, tous
les fils de la région qui comptent sont venus à
la cérémonie. Ce qui a fait dire à Arba
Diallo, qui ne manque pas de sens de la formule, que "
tous ceux qui comptent sont là. Seuls les détails
sont absents"
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Maires du
Ziro
Des installations en fanfare sur fond de dissensions
Bakata, Bougnounou, Cassou, Dalo, Gao
et Sapouy, ce sont là les six départements de la province
du Ziro qui ont installé leurs maires en ce mois de juillet.
La série a été inaugurée par Bougnounou
le 6 juillet, suivis par Cassou et Bakata le 9, Gao et Dalo le 16
et enfin Sapouy, le chef lieu de la province le 22. Quelques activités
festives étaient partout au rendez-vous mais elles n'ont
pu masquer la réalité des dissensions qui minent la
plupart des conseils municipaux.

Sur les six communes du Ziro, deux échappent au CDP. A Bougnounou,
c'est un petit parti, l'ADR créé par un professeur
de philosophie à quelques mois des échéances
communales qui a fait l'événement. Sur les 40 sièges
en compétition, ce parti s'est adjugé 19 contre 21
pour le CDP. Profitant des dissensions au sein de la section locale
du parti-Etat, Séni Boukolou, le philosophe politicien a
réussi à pousser ses billes. Il parvient ainsi à
devenir le premier maire de la commune rurale de Bougnounou. Les
candidats rivaux du CDP, incapables de s'entendre n'avaient plus
que leurs yeux pour pleurer. A Dalo et à Gao, la non observation
des décisions consensuelles arrêtées au niveau
du parti a été à la base de frustrations qui
ont eu comme conséquence l'apparition de deux groupes rivaux
au sein du CDP. Quand à la commune de Sapouy, c'est le bourgmestre
sortant qui fut à nouveau installé dans un contexte
de crise aiguë, au point que les 46 conseillers de l'opposition
CDP n'ont pas cru devoir s'associer à la cérémonie
d'installation. Là, l'insulte et la provocation ont engendré
des antagonismes tels qu'il faut un exceptionnel esprit de dépassement
chez les différents protagonistes pour parvenir à
une coexistence pacifique. Dans leurs mots introductifs, les préfets
de département qui vivent au cur de ces rivalités
politiques n'avaient qu'un seul leitmotiv : la paix et l'unité
sans lesquelles aucune commune ne peut connaître le développement.
Même unanimisme chez les entrants qui semblent découvrir
après coup les mêmes vertus de l'unité et de
la paix. Il est vrai que les catalogues d'intentions qui furent
à l'occasion déclinées n'ont aucune chance
de voir le jour dans un climat de disputes intestines, surtout qu'il
n'est nulle part indiqué comment et où ils espèrent
trouver les moyens pour réaliser les actions programmées.
Quelques exceptions cependant
Dans ce climat général de grisaille, Cassou et Bakata
affichent une image de sérénité et de cohésion,
vertus cardinales qui sont dans un contexte de pauvreté rurale,
de véritables atouts pour l'uvre de développement
communal. Rémi Tébi Tagnan, premier maire de Cassou
était visiblement heureux de décliner les grandes
orientations qui vont servir de base à l'élaboration
du programme d'activités du quinquennat : lutte contre la
pauvreté, la faim et la malnutrition, amélioration
de l'offre éducative, promotion de la culture et du sport,
échange entre communes surs burkinabè et avec
l'extérieur. Malgré la solennité de l'événement,
l'édile de Cassou n'a pas perdu le sens des réalités.
Ne disposant pas encore de pénates pour abriter son conseil,
il observe avec humour que c'est un abus de langage quand on affirme
qu'il a été installé. Etre bourgmestre dans
un tel décor n'est donc pas une sinécure et le premier
magistrat de Cassou sait bien qu'il a été appelé
pour mouiller le maillot.
Dans l'après midi du 9, l'unique femme maire du Ziro fut
à son tour installée. A Bakata, l'imagination était
féminine. C'est sur la place du marché que madame
Bouda née Toé Marie Hélène a convié
la population pour la cérémonie d'installation. Plus
besoin de battage pour mobiliser, c'était jour de marché
et avec une population à dominante mossi, l'ambiance était
acquise d'avance. La solidarité féminine n'était
pas un vain mot, les collègues de la CNSS avaient en effet
tenu à marquer l'événement. A l'instar de la
plupart des communes rurales, tout est à faire à Bakata.
Aussi, le programme en 8 points décliné par madame
le maire tournait autour des préoccupations pressantes dans
les domaines tels que : l'éducation, la santé, l'agriculture
et l'élevage, l'environnement, les sports et loisirs. Marché,
barrage, et mairie font partie des grands chantiers annoncés
et il faudra à madame le maire un exceptionnel esprit d'initiatives
pour réussir ses ambitions. Etant la seule femme maire du
Ziro, c'est forcément un défi qu'elle devra relever.
En cela, elle peut compter sur un certain Edouard, opérateur
économique de son Etat qui siège au conseil municipal
présidé par Mme le maire et qui un jour avait juré
devant Dieu et devant les hommes de la soutenir quoi qu'il arrive.
Le Haut commissaire du Ziro, M. Joanny Zoma, maître de cérémonie
à toutes les six installations, a annoncé à
Gao comme à Dalo, que la construction d'un CEG devait être
considérée comme un acquis dans chacune de ces localités.
A l'occasion, on a procédé à la visite des
sites, comme si dans la surenchère des promesses, l'Etat
entendait donner le bon exemple. Pour que la communalisation intégrale
soit un plus, il faudra tendre vers une véritable culture
politique qui intègre le droit à la différence
tout en faisant des convergences, le fondement du progrès
social. Cela est possible si on fait de la promotion de la citoyenneté,
une des priorités du quinquennat
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