Nos rubriques

Edito

Façon de voir

Contre jour

Bouillon de culture

Dossier1

Dossier 2

Dossier 3

 

 


 

 

 

 

DOSSIER - Vie Chère


Mairie de Gaoua
Faréyéry emporté par la vie chère


Fareyeri Frédéric Da et son tombeur et ex-ami Albert Oussé


Pour mal gouvernance, les Gaoualais chassent leur bourgmestre


Par Ramata Soré

Dans le Sud-ouest du Burkina, la population déjà éprouvée par la cherté de la vie à cause de l'augmentation incessante du prix des denrées a explosé lorsque le maire de leur ville leur a imposé de nouvelles taxes, dites " taxes révisées ". Au même moment, le maire n'hésite pas à s'acheter un véhicule 4X4 à 28 millions de francs CFA. Enquête.


Faréyéry Frédéric Da restera dans l'histoire de notre expérience communale, comme le premier maire chassé par ses électeurs. Délogé brutalement de la mairie par ses concitoyens en révolte, son parti et le gouvernement n'ont eu d'autre choix que d'entériner la vox populi.
Depuis le lundi 5 mai 2008, le maire de Gaoua, Faréyéry Frédéric Da est accusé de mauvaise gestion et de mal gouvernance par ses administrés. Ils ont exigé et obtenu son départ de la mairie. Le mercredi 04 juin 2008, l'inspection du MATD s'est rendue de nouveau à Gaoua (à plus de 400 km de Ouagadougou), après une première inspection en mi-mai. Cette fois, les inspecteurs sont venus confronter les différents acteurs et témoins ayant agi dans les présumés détournements de fonds effectués au sein de la mairie.
En effet, le 05 mai dernier, dans une lettre adressée au MATD et signée par des représentants des coutumiers, du secteur informel, du conseil municipal, le maire est accusé de malversations sur des sommes importantes d'argent, de vente illicite de parcelles et d'espaces verts, de tentative de corruption, etc.
Les premiers résultats de l'enquête ont confirmé certaines des accusations. Selon les informations auxquelles nous avons eu accès, le détournement de l'argent des parcelles est avéré. Pour opérer, le maire aurait mis en place deux groupes. Le premier, dirigé par son directeur de cabinet, était chargé de prendre les sommes de 2000 F CFA et de 30 000 f CFA et de remettre des factures autres que celles autorisées. L'inspection a, pour le moment dénombré, 47 fausses quittances remises. Les mis en cause reconnaissent n'avoir placé que 15. Le deuxième groupe constitué par le protocole du maire, était chargé d'encaisser les sommes de 5000 F CFA. Les investigations des inspecteurs ont permis de découvrir que ce dernier groupe a empoché plus d'un million de francs CFA. Des deux groupes, aucun n'a reversé les sommes à la régie de la mairie. Mais Faréyéry Frédéric Da soutient le contraire. Selon lui, toutes les sommes "qui ont été prises par la cellule technique ont été reversées dans la caisse de la mairie". Il a soutenu avoir mis en place cette ''cellule technique'' afin qu'elle puisse l'aider. Une source proche de la mairie, confirme effectivement que cette structure ad hoc n'est pas prévue par l'organigramme. Elle "est une pure trouvaille du maire".
Ainsi, les décisions de collectes de l'argent étaient toujours selon Fareyeri Fréderic Da "une initiative interne à la mairie à travers la cellule technique". Puis de préciser que la collecte des "2000 F CFA est une activité ponctuelle afin que les jeunes limitent les zones non loties car les gens y sont installés de façon désordonnée". Selon les propos de Faréyéry Fréderic Da, moins de 200 personnes se sont acquittées de cette somme. Pour ce qui est des 30 000 F cfa, il reconnaît que ceux qui ont réglé cette somme, l'ont fait en deux tranches. Ils payaient d'abord, 25 000 FCFA en frais de souscription pour les parcelles loties à la régie financière. Là-bas, ils recevaient une quittance en bonne et due forme. Cette quittance était d'ailleurs délivrée par le régisseur. Les 5000 F CFA étaient encaissés par le protocole du maire. Selon les dires de Fareyeri Fréderic Da, le payement de cette somme était pour que "l'on sache que l'auteur est attributaire d'une parcelle". Lorsque la mission d'inspection du MATD est arrivée à Gaoua le 12 mai 2008, elle n'a pas mis du temps pour découvrir cette anomalie. Elle l'a dit à Faréyéry Fréderic Da, qui a convenu en expliquant que "…c'est parce que je ne le savais pas que je le faisais". Ce dernier a reconnu également avoir délivré des ''factures'' libellées sur feuilles simples. Ces dernières indiquaient d'après lui, le montant que chaque commerçant devait à sa structure. Il affirme que c'est par manque de personnel qu'il a joué au régisseur : "il y a un seul comptable et il est surchargé". Selon une source administrative, les quittances officielles de la commune ont une valeur légale. Fournir ou utiliser d'autre document est illégal et passible de poursuite.

Une mairie sans organigramme

Le 12 mai 2008, lors du premier passage des inspecteurs du MATD, ils avaient déjà sommé Frédéric Da de répondre dans un laps de 48h aux questions concernant l'absence depuis deux ans d'un organigramme au sein de la maire, du détournement d'un million de francs offert par les amis français de Fontenay-le-comte aux enfants déshérités de la commune, de celui d'une somme de 750 000 appartenant au lycée municipal de Gaoua, de la construction, pour son compte personnel, d'au moins 4 villas à Gaoua….
En réponse, le maire dit n'avoir aucunement posé l'un ou l'autre des actes à lui reprochés. Une fois sa réponse reçue par l'administration territoriale, le 22 mai, la décision de suspension est prise. Pour l'intéressé, si le ministère a pris cette sentence, c'est qu'il a ses raisons. Après le MATD, c'était autour de son parti de le sanctionner. "Le camarade Frédéric F. Da, militant du parti dans la province du Poni, est suspendu pour deux (02) ans de toutes les activités au sein du parti pour fait d'indiscipline et manquements graves contraires aux principes fondamentaux du CDP" précise la décision de suspension signée à Ouagadougou le 23 mai 2008 par Roch Marc Christian Kaboré, président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP).
Faréyéry Frédéric Da déclare ne pas être informé de cette décision. "De façon officielle, je n'ai pas reçu la lettre de suspension du parti, j'ai entendu des échos. J'attends de voir la lettre" renchérit-t-il. Avant cette cascade de suspension, Rock Marc Christian Kaboré, le mercredi 07 mai 2008 à 16h a convoqué, le maire indésirable pour lui demander de démissionner. Ce dernier ayant refusé, c'est alors que le système administratif s'est mis en marche pour l'évincer, et de la mairie et du parti.

''Je suis content
qu'il ait été suspendu''

Albert Oussé, ami de Faréyéry Fréderic Da et secrétaire général (SG) de la sous-section CDP de Gaoua, reconnaît être l'un des meneurs de la marche pour la destitution du maire. Il s'en réjoui même : "s'il a été suspendu du parti, je suis très content parce que si le parti ne le faisait pas, s'en était fini du parti à Gaoua. Tout le monde dénigrait le CDP. Le fait qu'il a été suspendu en tant que maire, c'est également bien". Albert Oussé assure qu'il a remis toutes les preuves accablant son ancien ami et camarade de parti de mal gouvernance.
Dans la liste des griefs faits au maire y figurent entre autres ; l'achat d'une seconde voiture de service à hauteur de 28 millions de F CFA et l'ajustement des taxes concernant l'occupation de l'espace public.
Concernant l'achat du véhicule, Faréyéry Frédéric brandit une autorisation datée du 22 août 2007 et signée du gouverneur du Sud ouest, Rasmané Ouangraoua, l'autorité de tutelle. Aussi, il assure que la voiture a été achetée sur deux exercices budgétaires (20 millions en 2007 et 8 millions en 2008). Le premier adjoint, Sib Yamansa Jean-Baptiste, actuel maire par intérim voit d'un bon œil l'acquisition dudit véhicule. Il se justifie en avançant que Gaoua étant le chef-lieu de la région, "le maire doit se rendre partout. Je trouve que ce véhicule n'est pas pour lui, mais pour la commune, ce n'est pas un luxe mais un moyen de travail".
Mais nombreux sont les ex-collaborateurs de Faréyéry Frédéric qui fustigent son attitude. Oussé Albert, Ismaël Ouédraogo, le coordonnateur provincial de l'ADF/RDA du Poni, pensent que dans un contexte de vie chère, les 28 millions auraient pu servir à acheter au moins trois camions bennes. Et ces camions auraient pu servir au ramassage des ordures et au développement de la commune.
S'agissant des taxes communales, les nouveaux tarifs entraient en vigueur le 1er mai 2008. C'est après la diffusion de l'annonce sur les antennes de radio Gaoua le 25 avril 2008 que le secteur informel a commencé à gronder. Ces nouveaux impôts, décisions du conseil municipal du 14 décembre 2007 indiquent que l'occupation d'une superficie de plus de 30m2 est taxée à 1000 F CFA/m2/mois lorsqu'on est aux abords de la voie bitumée. Sur celles non bitumées, elle est de 500 F CFA/m2/mois. Pour apaiser les mécontents, sur instruction du gouverneur selon Faréyéry Fréderic Da, une autre annonce faite le 03 mai a suspendu la précédente. Pour l'ex-maire, les nouvelles taxes étaient des propositions faites par son SG qu'il portait simplement à la connaissance du public afin de "pouvoir dialoguer après avec les commerçants. Maintenant, je me rends compte que c'était une erreur et qu'il fallait discuter avant avec eux avant de prendre la décision" reconnaît Faréyéry Fréderic Da. Dans l'administration, toutes décisions prises par le Conseil municipal a valeur réglementaire et exécutoire dès que la date de mise en application est portée à la connaissance du public.
Oussé Albert avoue être l'un des acteurs clés de l'élection de Faréyéry Frédéric Da à la mairie en 2006. Il admet que si ce dernier travaille contre les intérêts de la population, c'est son devoir à lui de dénoncer son ancien ami, maire et camarade de parti. C'est donc sans état d'âme qu'il a "remis les preuves à l'inspection d'enquête du MATD. J'ai également montré les villas qu'il est en train de construire à Gaoua".

L'exigence d'imputabilité

Nombreux sont les habitants qui apprécient positivement le débarquement du maire. Pour eux, c'est une exigence d'imputabilité. "C'est nous qui l'avons élu. Il doit travailler pour nous et non contre nous en gérant mal les biens de notre mairie" affirme un mécanicien. Cette exigence d'imputabilité pour Faréyéry Fréderic Da n'est rien d'autre qu'un "coup d'Etat local" savamment orchestré par ses "ennemis politiques, une machination pure et simple orchestrée avec la bénédiction des pouvoirs administratifs locaux". Puis d'insister que "c'est le Rassemblement pour le développement du Burkina (RDB) qui a marché contre moi. Bien sûr, je parle de Oualy (maire sortant de Gaoua). Tout montre que c'est lui d'autant plus qu'il a fait des déclarations dans les médias" lance Faréyéry Fréderic Da.
Selon le député RDB, Louis Armand Ouali, également ancien maire de Gaoua, il n'est pour rien dans la chute du maire. Toutefois, il note que ce qui est arrivé au Conseil municipal était prévisible. Il dit avoir attiré l'attention de l'autorité de tutelle et du MATD sur les graves dysfonctionnements au sein de la mairie. Mais les deux structures sont restées sourdes à ses mises en garde. Néanmoins, le député se dit prêt à apporter sa contribution pour que sa ville reprenne espoir et se retrouve dans le concert des villes qui veulent avancer : "je suis communiste et le communisme est la conjugaison des efforts pour un bien-être collectif" annonce-t-il. Des dires de ce dernier, le mercredi 31 mai 2006 lors des élections municipales, l'expression populaire n'a pas été respectée. Sur 129 conseillers, son parti, le RDB a obtenu 62 conseillers, le CDP, 51 ; l'ADF/RDA, 11, le PAI, 4 et l'UNIR/MS, 1. C'est une coalition de ces quatre derniers partis qui a donné la victoire au candidat CDP qu'était Faréyéri Frédéric Da. Pour le parlementaire, cette entente quadripartite "est une trahison de l'expression populaire", aussi, il pense qu'il y a donc "une lourde responsabilité de ceux qui ont amené Faréyéry Fréderic Da à la tête de la commune" n

Ramata.sore@gmail.com


A quand l'élection municipale ?

Un maire par intérim en la personne de Sib Yamansa Jean-Baptiste a été nommé par le MATD. Il était le premier adjoint du maire déchu. Il affirme qu'il a pris connaissance des griefs de la population à son prédécesseur que seulement dans la journée du 03 mai. Pour Ismaël Ouédraogo, le coordonnateur provincial de l'ADF/RDA de Poni, cette affirmation est inadmissible : "s'il dit ne pas être au courant des actes posés par Frédéric Faréyéry Da, je ne vois pas pourquoi il est conseillé. De ces dires, j'en déduis qu'il n'est pas avec la population or c'est cette population qui l'a élu". Certains trouvent donc que la présence de Sib Yamansa Jean-Baptiste est toujours liée à la problématique de la mal gouvernance. Face à cela, chacun espère les élections municipales. Les militants du CDP et de l'ADF/RDA sont unanimes à reconnaître que le choix du candidat au poste de maire viendra de Ouagadougou. En attendant cela, Yamansa Jean-Baptiste Sib "essaie de réconcilier les cœurs"n

R. S.


 

La chaude journée du 05 mai


Après la chaude journée, les Gaoualais ont repris leurs activités


Les nouvelles mesures impopulaires ont excédé les Gaoualais qui ont décidé ce 5 mai de mettre un terme au mandat de leur édile. Du ''bas fonds de l'ignorance'', une marée humaine a déferlé sur la ''colline du pouvoir''. Faréyéry Frédéric Da a dû son salut en se refugiant au Haut Commissariat.

A Gaoua, les rues portent toujours les traces de pneus brûlés par les marcheurs du 05 mai 2008. Des panneaux de signalisation routière sont soit arrachés soit tordus. Au domicile de Faréyéry Fréderic Da, le maire suspendu, plus de hangar. Les portes, fenêtres, robinets, tôles, voiture, fleurs, arbustes tous ont volé en éclats. Ce passage d'orage est l'expression de la colère de la population de Gaoua. Le maire déposé dit avoir porté plainte contre X. La population a exprimé son ras-le-bol à travers une marche sur la mairie et le domicile du maire pour exiger son départ.

Fermeture de la mairie

"Et c'était une ville morte. Toutes les boutiques étaient fermées. Même pour boire de l'eau, on avait des difficultés à fortiori manger" se souvient encore un fonctionnaire. Selon Faréyeri Frédéric Da, cette marche était illégale car les marcheurs n'ont pas obtenu d'autorisation comme l'exige la loi. Il n'a pas pourtant pris le risque d'affronter ses concitoyens hors la loi. Il s'est sauvé au Haut Commissariat. Dans la lettre en date du 05 mai 2008 adressée au MATD et signée de plusieurs représentants dont ceux des entrepreneurs, des coutumiers, du conseil communal, etc. il est demandé "la révocation sans délai ni condition de monsieur Faréyéry Fréderic Da du poste de maire et la réparation du tort causé à la population, auquel cas la population se verra obligée de se rendre justice… ".
Dès lors, l'administration territoriale représentée par le gouvernorat a retiré les clés du véhicule et de la mairie. Cette dernière n'a été rouverte que le 22 mai 2008 après 17 jours. Cette fermeture a engendré des pertes de recettes pour la trésorerie de la mairie. Les pertes s'évaluent à plus de 12 millions selon le maire par intérim, Yamansa Jean-baptiste Sib.
La contremarche, prévue pour le 06 mai, et devant soutenir le maire démis a été interdite car toute manifestation ou regroupement était interdit par le gouvernorat.

Mécontentement généralisé

Outre les membres de son parti, l'ex-maire accuse l'administration d'être de connivence avec les manifestants. Il affirme que le jour de la marche, à l'heure d'ouverture des bureaux, il était à son poste. Et sur invitation du gouverneur à travers la gendarmerie, il a rejoint le Haut commissariat. Mais à son arrivée vers 7h05, ayant "remarqué des mouvements suspects, naturellement, j'ai quitté cet endroit d'urgence pour ne pas tomber dans un ''éventuel piège''. Il n'y a eu de la part de ces autorités locales, aucune tentative, ni aucune volonté d'empêcher cette manifestation illégale sur la voie publique. Tout au contraire, les meneurs, très bien connus étaient transportés sous escorte par les autorités locales entre le gouvernorat, le haut commissariat et la mairie" déplore Faréyéry Frédéric Da.
Certaines personnes proches des autorités déconcentrées trouvent que le maire est "zélé, hautain et irrespectueux" et affirment qu'il est à couteaux tirés avec quelques hauts responsables sur la gestion du site aurifère de Gaoua. Ce site jugé dangereux a été fermé par les autorités déconcentrées. Ce que n'a pas approuvé l'ex-maire.
A la marie de Gaoua, la méfiance du maire envers les employés l'a poussé à s'entourer d'un nouveau personnel. Cette situation a provoqué le mécontentement de l'ancien personnel. Et ce mécontentement, ajouté à celui des commerçants a fini par exploser et conduire à son départ. Malgré cette situation de morosité, Faréyéry Fréderic Da espère toujours reconquérir son fauteuil de maire. Pour lui, sa mise à pied ne durera que trois mois.
Elu maire le mercredi 31 mai 2006, il a été installé le 08 juin 2006 et désavoué par sa population le 5 mai 2008.

R. S


Le S G de la mairie et celui provincial suspendus

L'inspection du MATD venue enquêter le 12 mai 2008 a entendu, le coordinateur des collecteurs. Mais celui-ci a refusé de parler et de fournir les preuves dont il disposait et qui pouvaient confondre le maire dans ses actions de détournement. Pour ce refus, il a été gardé à vue par la police.
Saydou Ilboudo, SG de la mairie, s'étant rendu au Commissariat s'est enquis de la raison auprès du collecteur de sa présence en ces lieux. De nos différentes sources, il ressort que le SG aurait alors donc fait allusion aux affrontements entre policiers et militaires en décembre 2006 en soutenant à peu près ceci : "c'est comme cela que vous (les policiers) aviez fait et les militaires vous ont battus". Ces propos, rapportés en haut lieu ont valu au SG d'être suspendu. Contacté, Saydou Ilboudo a refusé de s'exprimer car dit-il "la politique est une chose compliquée donc, je ne souhaite pas m'exprimer".
Le SG de la province du Poni aurait été suspendu car le CDP le soupçonne de soutenir le maire déchu, Fareyeri Frédéric Da. Il aurait affirmé que lorsque son ami reviendra à la tête de la maire, il réglera le compte à tous ceux qui pensent qu'il était fini.

R. S.




 

© L'Evénement - Déc. 2001
Concept. & Réalisation: A. Diallo
Date de mise en ligne:15 juin 2008