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DOSSIER
- Décentralisation
Dissolution
du Conseil Municipal de Gounghin
En attendant les votes

L'ex maire PDP/PS ferdinand Sandwidi
C'était l'une des rares communes
gagnée par le PDP/PS à l'occasion des municipales
de 2006. Ephémère possession qui vient de lui
échapper le 20 février dernier avec la dissolution
par le conseil des ministres, du conseil communal de Gounghin.
Il faut maintenant que les populations s'expriment de nouveau.
Qui du CDP ou du PDP/PS aura la préférence des
populations de Gounghin, petite commune rurale à quelques
kilomètres de Koupèla ?
Aux élections municipales d'avril 2006, trois partis
étaient en lice dans la commune de Gounghin au Kouritenga
: le Congrès pour la Démocratie et le Progrès
(CDP), le Parti pour la Démocratie et le Progrès/
Parti Socialiste (PDP/PS) et l'Union Pour la République
(UPR). A l'issue des élections, le CDP s'en est tiré
avec 45 conseillers, le PDP/PS 39 et l'UPR 3. Le 1er juin
2006, jour de l'élection du maire, le PDP et le CDP
présentent chacun un candidat. Le parti majoritaire
avait pour candidat Siméon Tougma et le PDP Ferdinand
Sandwidi. Mais à la surprise générale
des militants CDP, Ferdinand Sandwidi sort vainqueur avec
45 voix contre 42 pour leur candidat. Un climat de frustration
s'installe alors dans le camp des vaincus. Malgré cela,
l'élection des autres membres du conseil municipal
se passe sans accrocs. Mais les problèmes vont commencer
dès la cérémonie d'installation du maire
le 25 juin. Ce jour-là, aucun conseiller CDP ne s'est
présenté au lieu de la cérémonie.
En plus de ce boycott, l'ancien maire de Gounghin a la conviction
que l'actuel maire de Koupéla, alors préfet
dans le département, l'a induit en erreur. Il lui aurait
dit que la date limite pour les installations des maires était
fixée au 25 juin. C'est donc dans la précipitation
que l'installation du bureau communal s'est faite avec le
boycott des conseillers CDP. Alors que dans certaines communes
de la province les installations des bureaux des conseils
municipaux se sont déroulées longtemps après
le 25 juin. Le 19 juillet, le bourgmestre nouvellement élu
convoque les présidents des commissions et leurs adjoints.
Le seul qui se présente est le 2è adjoint issu
des rangs du PDP/PS. Les autres membres étant tous
du CDP avancent l'argument des consignes qui seraient venues
d'en haut les ordonnant de ne pas participer aux travaux du
conseil municipal. Certains membres du "parti de l'épi
et de la daba" s'ouvrent au maire. Ils lui disent de
demander à l'ex-député du PDP/PS Hyacinthe
Sandwidi d'intercéder auprès du député
Lambert Keylem pour dénouer la situation de boycott
des conseillers CDP parce qu'ils ont la conviction que c'est
lui qui tire les ficelles.
Des conseillers
passés à tabac
Les 5 et 6 octobre, les conseillers présents à
la session du conseil municipal sont roués de coups
par un groupe de jeunes, selon le maire. Pour lui, le quorum
était atteint puisqu'il y avait 39 conseillers PDP,
3 CDP et 2 UPR. Le lendemain 6 octobre, le même scénario
se serait reproduit sous le nez et la barbe des forces de
sécurité. Ferdinand Sandwidi déduit qu'il
y avait une complicité entre les manifestants et la
police commise à la tâche de la sécurité
des conseillers. Les conseillers blessés pendant ces
échauffourées auraient déposé
des plaintes mais jusqu'aujourd'hui, rien n'a été
fait. L'ancien maire de Gounghin soupçonne l'actuel
préfet de Gounghin d'être de connivence avec
ses adversaires politiques du CDP. Dans son mémorandum
sur le déroulement des activités de la commune,
il énumère des failles dont serait responsable
le préfet dans la gestion de la crise du conseil municipal.
Ferdinand Sandwidi l'accuse d'être plus politique qu'administratif.
Le préfet serait en effet un militant du parti de Roch
Marc Christian Kaboré et serait venu battre compagne
au compte du CDP à maintes reprises à Gounghin.
Quant au Haut Commissaire du Kouritenga à l'époque
des faits, Jean Baptiste Zongo, il a demandé à
contrôler la liste des présences de la session
des 5 et 6 octobre, qui lui aurait été fournie.
Mais il n'y a pas eu de suite.
Le viol des textes
Depuis l'installation du Conseil, certains conseillers CDP
n'ont jamais participé à une session. Le code
général des collectivités territoriales
est pourtant clair à son article 239 : " les absences
non motivées aux sessions donnent lieu à des
sanctions qui sont échelonnées comme suit :
-l'avertissement ;- le blâme.
Un décret portant règlement intérieur-type
des conseils de collectivités territoriales précise
les modalités d'application de sanctions. " Par
ailleurs, on reproche au1er adjoint au maire de résider
hors des limites territoriales de la commune. En effet, Siméon
Tougma, malgré son élection comme premier adjoint
aurait continué à résider à Ouagadougou
alors que là aussi, le code est catégorique
en son article 266 : " le premier adjoint au maire a
obligation de résidence dans la commune. " Une
mission conduite par le ministère de l'Administration
territoriale s'est rendue en juillet 2007 à Gounghin
dans l'objectif de rapprocher les positions, mais le CDP aurait
exigé soit la démission du maire ou sa reconversion
dans le parti majoritaire. Toute chose qu'il n'a pas acceptée.
Selon le maire Ferdinand Sandwidi, une autre mission, celle
de l'Association des municipalités du Burkina Faso
(AMBF) est venue donner un coup de grâce au conseil
municipal de Gounghin. Habituellement, selon lui, lors des
passages de l'AMBF, ce sont les Hauts commissaires qu'on charge
de convoquer les conseillers. Mais pour le cas de Gounghin,
la tâche a été confiée au maire
qui était déjà à couteaux tirés
avec les conseillers CDP. Ce faisant, aucun d'eux n'a répondu
à la convocation. La mission a poursuivi sa route en
promettant de revenir le lendemain, chose qu'elle n'aurait
pas faite. L'ex-maire se demande donc quel rapport la mission
conduite par Hervé Magloire Kam, secrétaire
exécutif de l'AMBF a pu fournir. La suite a été
la dissolution du conseil municipal de Gounghin le 20 février
dernier.
Duel entre le proviseur
et l'ex-maire
François
Guibré, conseiller CDP et ex-proviseur du Lycée
de Gounghin
Avant que la communalisation intégrale ne soit effective,
il y a eu un précédent grave entre certains
membres du CDP et ceux du PDP. L'ex-maire Ferdinand Sandwidi
était secrétaire général de l'Association
des parents d'élèves de Gounghin. Il ne se serait
pas entendu avec le proviseur qui est lui aussi natif de Gounghin.
Le motif du malentendu serait la mauvaise gestion de ce dernier.
François Guibré se serait rendu coupable de
malversations sur les deniers de l'établissement secondaire
de la commune. Ce dernier s'est retrouvé dans le bureau
communal comme conseiller régional et c'est son domicile
qui fait office de siège du CDP de Gounghin. Ce serait
de là que les " miliciens " quittaient pour
aller attaquer les conseillers qui s'aventuraient à
la mairie pendant les sessions. Boureima Niada aurait ainsi
fait l'objet de séquestration pendant une session du
conseil municipal au domicile de Guibré. Un autre problème
qui n'a pas milité en faveur de la cohésion
au sein du conseil municipal dissout, ce sont les querelles
autour de la chefferie traditionnelle. La commune de Gounghin
a 43 villages mais le chef de Gounghin ne règnerait
que sur 6. La chefferie aurait changé de main plusieurs
fois, mais depuis qu'elle est arrivée au quartier Naatenga,
les princes ne voudraient plus qu'elle parte ailleurs. Avec
l'échec à la mairie de leur parent Siméon
Tougma, certains seraient courroucés parce qu'on leur
aurait volé leur victoire. Agnès Tougma, conseillère
CDP dit ne pas comprendre que le CDP ait eu 45 conseillers
et le PDP 39 et que le maire sorte des rangs du PDP. "
C'est ce qui nous a poussés, ont-elles dit, à
bouder le conseil municipal. " On lui aurait dit que
toutes les communes du Burkina sont dirigées par le
CDP sauf celle de Gounghin. Pierre Guibré, ancien proviseur
de Gounghin et premier conseiller régional, justifie
autrement le boycott des conseillers CDP aux sessions du conseil
municipal de sa commune. Pour lui, c'est l'ex-maire Ferdinand
Sandwidi qui en est la cause. Il ne nie pas la frustration
quasi générale qu'il y a eu après l'élection
du maire. Puisqu'il croyait qu'il devrait être issu
du CDP. Mais ce qui a envenimé la situation, selon
lui, c'est le dépôt de la plainte à la
suite de l'élection des conseillers régionaux.
C'est sur la base du consensus que les choses devraient être
faites. Malheureusement, cette action a été
la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
Une obscure affaire de fonds
Pour Pierre Guibré, le CDP était sans domicile
fixe à Gounghin parce qu'il fut un moment où
ce parti occupait la position de l'opposition. En ce temps-là,
les réunions se tenaient sous des arbres ou dans des
buvettes. C'est ainsi qu'il a mis à la disposition
de ses camarades son domicile. Toutes les élections
qui ont eu lieu depuis 2005 ont été préparées
chez lui et il sait que pour cela des gens ne sont pas contents.
Pour ce qui concerne sa gestion du lycée, il s'en défend.
" Je suis arrivé au lycée en 2003 comme
proviseur. Il y avait 9 classes. Le second cycle ne comportait
que la classe de seconde. En le quittant en 2007, j'ai laissé
14 classes et j'ai ouvert une Première et une Terminale."
On l'accuse également d'avoir détourné
l'argent que l'ONG Plan alloue à certains enfants.
Il affirme pour sa part que l'argent avait été
utilisé pour payer la vacation des professeurs mais
que par la suite il a été restitué.
Beaucoup de ressentiments et de querelles personnelles sont
pour l'essentiel à la base de la crise de la commune
de Gounghin. Avec la dissolution, les populations de Gounghin
sont appelées à s'exprimer de nouveau. Il est
à craindre au regard du rapport des forces en présence
que le prochain conseil municipal n'hérite des mêmes
blocages n
Merneptah Noufou Zougmoré
Mairie
de Diebougou
Nicolas tient le coup
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Nicolas K. Dah, député maire ADF/RDA
de Diébougou
Décrié et vilipendé par ses
adversaires politiques, élu et plébiscité
par la population, Nicolas Koumbaternour Dah, maire
puis député de Diébougou, tient
le coup dans un tourbillon de coups bas. Son expérience
d'administrateur et sa sérénité
font de lui l'homme d'une situation qu'il maîtrise.
L'Evénement : En mai 2008, cela fera deux
ans que vous êtes à la tête du
Conseil municipal de Diébougou. Mais depuis,
aucune session n'a réussi à réunir
tous les conseillers. Pourquoi ?
Nicolas Koumbatersour Dah : Le Conseil municipal
de Diébougou a été installé
le 30 mai 2006, avec beaucoup de difficultés.
Celles-ci sont dues au boycott de deux des trois partis
élus. En effet, le CDP et le RPP/ Gbassigui,
ayant obtenu respectivement 24 et 5 conseillers contre
31 pour l'ADF/RDA, n'étaient pas d'accord que
les postes de maire et du premier adjoint nous reviennent.
Le jour de la mise en place du bureau exécutif,
ils ont quitté la salle, en signe de protestation.
C'est alors que nous avons interrompu les élections,
pour rendre compte à l'autorité compétente.
Elle nous a donné l'autorisation de continuer
sans eux. Alors comme cela, tous les membres du bureau
sont de l'ADF/RDA. Et depuis ce temps, les conseillers
CDP et RPP boycottent nos sessions.
Ainsi vous tenez vos sessions
à 31/60 ?
N.K.D : La loi est claire là-dessus. Le code
des collectivités territoriales dispose que,
lorsque le maire, président du conseil, convoque
une session pour une première fois, le quorum
des deux tiers doit être obsevé. Si ce
quorum n'est pas atteint, le maire dispose de sept
jours pour reconvoquer la session. En ce moment, la
majorité absolue suffit pour siéger
et délibérer sur l'ordre du jour. Et
comme sur 60 conseillers, nous sommes 31 de l'ADF/RDA,
nous constituons la majorité absolue et donc,
nous pouvons siéger sans les autres.
Quelle est la fréquence
de vos sessions ?
N.K.D : Les sessions ordinaires, nous les tenons
une fois par trimestre. Mais, il y a aussi des sessions
extraordinaires que nous convoquons, seulement en
cas de besoin. Les conseillers du CDP et du RPP n'y
sont jamais venus.
Leur absence n'entrave-t-elle pas la tenue d'un
vrai débat démocratique, vu que vos
conseillers, à vous, ne vous diront pas toujours
ce qu'ils pensent ? Coloration politique oblige !
N. K.D : Vous parlez de la contradiction des idées.
Nous en avons toujours lors de nos instances. Surtout
lors de nos sessions budgétaires.
Les conseillers n'acceptent pas tout ce que le président
dit. Et ils veulent savoir comment les dépenses
ont été faites. Cela peut prendre trois
à quatre jours de debats, souvent houleux.
Après votre élection contestée
par vos adversaires politiques à la mairie,
vous avez gagné une seconde élection,
mais à l'Assemblée nationale ! Est-ce
pour vous, la confirmation de votre popularité
?
N.K.D : Sans doute ! D'aucuns pensaient que le maire
de Diébougou est impopulaire
(Rires).
Le maire de Diébougou est l'homme qu'il faut,
venu au moment où il le fallait ! C'est pourquoi
j'ai prouvé par mon élection en tant
que député que je suis populaire. J'ai
une forte audience au-delà des discours de
dénigrements de certaines personnes.
Diébougou doit considérer, comme un
atout d'avoir un député-maire. En même
temps, que je participe à l'élaboration
des lois à l'Assemblée nationale, je
suis concerné par leur application, en tant
que maire. Je crois avoir plus de facilités,
à maîtriser ces données juridiques
que les autres maires. Parce qu'eux, ils sont obligés
d'attendre que les lois définitives leur soient
envoyées, mais aussi qu'on leur explique comment
cela fonctionne. Alors que moi, en participant aux
débats de l'Assemblée nationale je sais
déjà ce qu'il faut faire.
Quels sont vos projets pour
la commune de Diebougou ?
N.K.D : Les secteurs prioritaires de nos projets
sont : la santé, l'eau potable, l'éducation
et les pistes rurales. En ce moment, nous sommes en
train d'exécuter un plan de développement
de cinq ans. Pour cela, nous avons élaboré
un plan d'action annuel d'investissements qui permettra,
étape par étape, de réaliser
ce vaste chantier pour la commune de Diébougou.
Où trouverez vous les finances ?
N.K.D : Nous avions des partenaires sûrs. Mais
la gestion calamiteuse de l'équipe qui nous
a précédé, ces partenaires avaient
coupé les financements. Par exemple, FICOD
a coupé ses financements, depuis 2006, parce
que la commune n'a pas respecté ses engagements.
Alors que le contrat qui les liait disposait que,
pour toute réalisation d'infrastructures, la
mairie devait lui réserver une contrepartie.
Rien ne leur a été réversé.
Aujourd'hui, la commune doit à FICOD près
de 28 millions de francs.
Qu'en est-il des factures impayées ?
N.K.D : Nous sommes venus trouver près de
80 millions de factures impayées. Il n'y avait
plus d'électricité. Nous avons payé
6 millions à la SONABEL pour rétablir
l'électricité. Et petit à petit,
nous sommes en train de payer tous les arriérés.
Avec FICOD, nous avons négocié un calendrier
de remboursements, jusqu'en 2013. Et il est en train
de revenir sur sa position.
Est-il vrai que vous avez refusé de prendre
votre véhicule de député ?
N.K.D : Les gens spéculent souvent sur du
faux. Comment je puis refuser une voiture, qu'on me
prête pour aller rencontrer et informer les
populations ? Je ne suis qu'un administrateur civil
de formation. Je ne suis pas suffisamment nanti, pour
refuser de prendre une voiture qu'on me prête
Interview réalisée
par Sami Bruno Sanogo Gniminou
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Adversaires perdants
jouent aux troubles fête
Diébougou est une ville de 37736 habitants, située
dans la région du Sud-ouest, à 317 km
de la capitale. La ville est divisée en sept
secteurs. Vingt-trois villages lui sont rattachés.
De nombreux Diébougoulais vous font la confidence,
que le maire déchu vient souvant tard dans la
nuit, pour organiser des rencontres clandestines. L'ex-maire,
Hervé Magloire Kam du CDP et son ami Victor Ouattara
du RPP/ Gbassigui seraient les principaux acteurs. Ils
joueraient sur l'origine ethnique du présent
maire, pour s'estimer eux seuls être " les
vrais fils de la ville ". Ce sont eux qui empêcheraient
leurs conseillers de prendre part aux sessions de la
mairie.
Pourtant, Hervé Magloire Kam est parti sur un
fond de crise sociopolitique profonde.
" Nous ne voulions plus de lui. Il a tout vendu
: des arbres de la forêt classée à
notre dignité. Il a fait emprisonner de vieilles
personnes, parce qu'elles l'ont contesté. Ce
n'est pas un démocrate, lui
", se
souvient un habitant, désirant garder l'anonymat.
Cependant, Hervé continue d'organiser des réunions,
ses espions, agents de la mairie viennent lui rendre
compte de l'évolution de la situation au sein
de la mairie. Ils ont eu pour , "salaire quelques
vieilles vestes, ramenées de Ouagadougou",
nous confie un proche de son entourage.
Or certaines personnes estiment que ce que l'actuel
maire a réalisé en presque deux ans, Hervé
qui a eu deux mandats ne l'a pas fait. A la limite,
il créait une confusion entre le patrimoine de
la mairie et le sien propre. Il a cabossé le
premier pick-up de la commune en l'utilisant pour transporter
ses briques en pierres à Ouaga. La deuxième
voiture, une land-cruser, il l'a présentée
comme le don d'un ami à lui. Ensuite, il l'a
vendue d'une manière très floue à
la mairie.
Mais c'est finalement, lui, le maire plus que la mairie
qui l'utilisait n
Sami Bruno Sanogo Gniminou
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