Commission
de l'Informatique et des Libertés
Silence, on règle des comptes

Alimata Ouattara, Présidente de la CIL
Par Germain Bitiou Nama
Surfacturations, détournements, gabegie. Ce sont là
quelques unes des accusations portées contre les deux
premiers responsables de la CIL. Des accusations d'autant
plus graves qu'elles concernent deux personnalités
ayant occupé de hautes fonctions : Mahamoudou Ouedraogo
et Alimata Ouattara pour ne pas les nommer. Le premier a été
deux fois ministre de son Etat et est actuellement conseiller
technique à la Présidence du Faso, la deuxième
fut secrétaire générale au département
du travail et de la sécurité sociale et aussi
présidente du conseil d'administration de la Caisse
Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Dans une
compilation de 44 pages, les auteurs du document apocryphe
ont fondé nombre de leurs allégations sur des
pièces constituées de factures, décharges,
photocopies de chèques etc
Destinataire de ce brûlot, le premier ministre a immédiatement
enjoint le ministère de l'Economie et des Finances
de procéder illico presto à une inspection.
En attendant de connaître les conclusions de la dite
inspection, pour autant qu'il sera possible d'en être
informé, nous vous livrons les résultats de
nos investigations.
Les choses sont allées très vite. Dès
que l'information est parvenue au Premier ministre, ce dernier
a immédiatement pris langue avec la présidente
du CIL, et conformément aux bons usages dans pareil
cas, il s'en est suivi une demande d'explication. Dans les
derniers jours de décembre, précisément
le 27, les inspecteurs débarquent dans les locaux de
la CIL. Le 31, au moment où les Burkinabè s'affairaient
aux préparatifs du nouvel an, madame Ouattara était
reçue en audience chez Tertius Zongo. Une occasion
propice, pour ne pas dire une aubaine, pour des explications
détaillées, avec probablement, transmission
de dossier, en guise de mémoire en défense.
Sur le terrain, les inspecteurs ont dû se retrouver
dans une ambiance de suspicion voire de méfiance. De
toute évidence, le pavé vient de la maison.
Mais qui est à la base de cette dénonciation
"calomnieuse" ? Selon toute vraisemblance, rien
ne laissait deviner une telle estocade. Il y avait certes
des problèmes sur lesquels les voies n'étaient
pas toujours concordantes, mais personne n'avait auparavant
parlé ni de détournements ni de surfacturations
ou de dépenses somptuaires des premiers responsables.
Au contraire, les comptes-rendus des délibérations
des réunions des commissaires traduisaient un consensus
sur les opérations financières de la maison.
Manifestement, les oreilles de l'âne n'étaient
pas dans la ligne de mire de son maître. Et ce qui en
pareil cas devait advenir advint.
Les récriminations des auteurs du document portent
sur trois points:
multiplications de missions onéreuses, détournements
crapuleux et surfacturations
Des attitudes jugées prédatrices
Sur le chapitre des missions, l'accusation se fonde sur le
statut de la présidente qui ne lui donnerait pas droit
aux avantages qu'elle s'octroie. Il lui est notamment reproché
de voyager en classe Affaire et de percevoir des frais de
mission "supérieurs à la normale."
En plus de ces frais de mission indus, les deux premiers responsables
de la CIL disposeraient d'enveloppes de mission importantes.
Les dépenses faites au titre de ces enveloppes seraient
cependant soumises à justification, mais de fait, celles-ci
n'auraient jamais été justifiées Ainsi
sur la foi des pièces produites, la présidente
aurait perçu :
2 630 000 FCFA le 22 février 2008
1 000 000FCFA à une date non mentionnée
1 820 000 FCFA le 10 octobre 2008
Le Vice président aurait quant à lui reçu
:
500 000FCFA le 10 octobre 2008
1 000 000 FCFA en mars, sans autre précision pour un
contrôle médical à Paris
Mahamoudou
Ouedraogo, vice-président du CIL
Dans le PV de passation de service effectuée entre
DAAF (le premier a en effet été remplacé),
on retrouve à deux différences près la
mention de ces sommes. Les sommes dont les mentions ne figuraient
pas dans le PV sont celles perçues le 10 octobre, soit
1 820 000 FCFA pour la présidente et 500 000 FCFA pour
le vice-président. Toutefois sur la situation des enveloppes,
madame Ouattara dénonce des faux concernant les 2 630
000 FCFA et 1 000 000FCFA.
Reste l'enveloppe de 1 820 000 FCFA. En fait admet-elle, cette
somme concernerait des frais de mission sur Paris, effectué
du 11 au 25 octobre, conformément à un acqui
dont la signature porte la date du 7 octobre. En ce qui concerne
les sommes qu'auraient perçues Mahamoudou Ouédraogo,
en l'absence de ce dernier, l'explication est fournie par
la présidente : "il a fini de se soigner depuis
longtemps aux Etats-Unis. Le million qui lui a été
remis était destiné à l'achat d'un caméscope
au profit de la Direction de la Communication et des Relations
publiques. Un DVD a aussi été acquis pour des
raisons professionnelles
" Reste la somme de 500
000FCFA dont il faut rappeler qu'elle ne ressort pas dans
le PV de passation de service. En outre, elle est signée
par ordre du bénéficiaire sans aucune mention
d'identité. Soulignons que le DAAF lui-même n'a
pas signé le document comme il l'aurait dû le
faire. A ce niveau, on peut s'étonner qu'un service
financier soumis aux procédures comptables de l'Etat
mette aussi peu de soin dans l'établissement de documents
comptables. Un contrôleur digne de ce nom peut-il admettre
la validité de tels documents? Il est aléatoire
de faire reposer la crédibilité de ces actes
sur la seule bonne foi des bénéficiaires, ultimes
recours pour d'éventuelles déclarations de reconnaissance.
Sur le chapitre des détournements, il ressort qu'une
valeur de 5 millions de francs de carburant aurait été
transformée en numéraires et servi à
payer les soins de la présidente en France. Un chèque
trésor d'un montant de 3 660 000FCFA est aussi présenté
comme la preuve d'un double mandatement du loyer du siège,
lequel est pourtant directement payé par le ministère
de l'Economie et des Finances, signataire du contrat. Il est
en outre question d'une inscription particulièrement
onéreuse à des séminaires Top Management
à Paris dont auraient bénéficié
les deux premiers responsables. Cette inscription a coûté
la bagatelle de 7 860 000FCFA. Une ''frénésie''
de dépenses dont les conséquences seraient désastreuses
selon les plaignants. A preuve, ces derniers soulignent volontiers
les ruptures dans les dotations en carburant ainsi que l'annulation
d'un voyage à Bruxelles des commissaires, à
48 heures du départ.
Les surfacturations quant à elles porteraient essentiellement
sur les rideaux des portes et fenêtres ainsi que des
moquettes sur l'ensemble des trois niveaux de l'immeuble.
La sommation des factures donne un montant de 11 536 080 FCFA,
main d'uvre comprise. Une coquette somme pour une structure
jeune et sans expérience que d'aucuns auraient souhaitée
voir affectée à des postes plus pertinents.
Ce que semble reconnaître quelque peu la première
responsable, non sans quelques justifications : "Nous
étions à notre 8ème mois de fonctionnement
lorsque les travaux de construction dudit bâtiment se
sont achevés
L'urgence d'intégrer un local
nous a conduit à faire face à certaines défectuosités
comme les carreaux mal posés, les plafonds suintants,
les bureaux envahis par les rayons de soleil. Alors nous avons
entrepris un certain nombre de travaux, à savoir la
pose de moquettes, de rideaux ainsi que des réparations
de tuyauteries, tout ceci pour rendre les conditions de travail
un peu plus décentes." Sur les autres chefs d'accusation,
la présidente les réfute point par point : s'il
y a surfacturations, estime t-elle, celles-ci ne sauraient
en aucune façon lui être imputables. Sur la foi
de ses dénégations, l'opération rideaux
et moquettes aurait été entièrement menée
par l'ancien DAAF et ses services
Quand aux allégations de détournements, elles
sont également balayées d'un revers de main.
Le montant de 3 600 000FCFA avait été négocié
en complément de la somme de 2 200 000FCFA endossé
par le ministère en charge de l'Economie et des Finances.
Toutefois, cette somme ne faisait pas l'affaire du bailleur.
C'est pourquoi la CIL a décidé de prendre en
charge un complément mensuel de 300 000FCFA à
prélever sur le budget maison. Sur l'année,
cela fait les 3 600 000FCFA. Pour le surplus de 60 000FCFA,
seul le DAAF qui a émis le chèque et qui l'a
confirmé dans une décharge, pourra expliquer
où est passée cette somme explique la présidente.
Son rôle à elle aurait consisté à
négocier avec le bailleur le montant de la rallonge.
Elle ne comprend pas du reste pourquoi au lieu de libeller
le chèque au nom du bénéficiaire, le
DAAF l'ait fait endosser par une certaine Bikienga Rafiayatou.
C'est en effet cette dame qui s'est fait payer le chèque
au Trésor pour le compte du DAAF. En ce qui concerne
l'inscription aux séminaires de Paris, seule la mauvaise
foi peut expliquer que l'on fasse de la fixation sur cette
question considère t-elle. Les missions d'information
et de formation ont d'ailleurs été systématiquement
programmées au profit de l'ensemble des commissaires.
Chacun d'eux aurait bénéficié d'au moins
deux sorties dans ce cadre comme cela ressort du tableau qui
nous a été transmis. Quant au report de la mission
de Belgique, il tiendrait simplement à un retard dans
le déblocage des fonds au niveau du ministère
de l'Economie et des Finances. C'est en effet sur ces crédits
qu'il était prévu de payer les frais de mission.
Le système de gestion à la CIL procède
par déblocages et chaque déblocage est conditionné
par la justification des déblocages antérieurs.
Au moment où la mission de la Belgique était
programmée, les crédits du premier déblocage
étaient dit-elle quasiment épuisés. Reste
l'allégation portant sur le détournement de
carburant d'une valeur de 5 millions de francs. Conformément
à une délibération prise par les commissaires
le 28 mars 2008, les montants des dotations en carburant ont
été fixés de la manière suivante
: Présidente : 250 000 F, commissaires et secrétaire
général : 150 000F chacun, directeurs: 125 000F
chacun. Il faut préciser qu'en sus de sa dotation de
250 000FCFA, la présidente reçoit une autre
dotation de 500 000FCFA au titre des servitudes liées
à la fonction. En prenant ces décisions, les
commissaires avaient insisté sur la nécessité
de les motiver afin de garantir leur éligibilité
devant qui de droit. Soulignons que la CIL a une dotation
annuelle de carburant de 40 millions de francs. L'examen des
états montre que les autres membres du personnel et
le fonctionnement du service sont également couverts
par la dotation. Quand on fait le point, affirme la présidente,
on peut se rendre compte que l'allégation de détournement
est une "pure invention". Cela traduit simplement
une volonté de nuire. A preuve, il y avait comme une
supplique dans le document de récriminations: "le
Président du Faso doit intervenir personnellement pour
arrêter cette gabegie, car si cette présidente
finit son mandat de quatre (4) ans qui lui reste, la CIL est
foutue."
A son tour la présidente accuse
Bien que le document ne soit pas signé, la présidente
de la CIL n'est pas passée par quatre chemins pour
pointer ceux qu'elle considère comme les auteurs. Aucun
doute à ses yeux qu'il s'agit de l'ancien DAAF, Sébastien
Yoda et du commissaire Paul Yougbaré. Les relations
de travail avec M. Yoda étaient exécrables.
Voilà un monsieur qui se croit trop grand pour se soumettre
aux servitudes de sa fonction affirme t-elle. La CIL est une
jeune structure dans laquelle tout est à faire: acquisition
de matériels roulants, de mobiliers de bureau, de matériels
informatiques. Ce sont autant de marchés à passer
et donc de dossiers à monter. Malgré cela, pas
possible de le faire bouger. Dans la chaîne de conclusion
des marchés publics, il y a des actes à poser
tels que des contacts à prendre et des déplacements
à faire. Mais M. Yoda a toujours préféré
rester dans son fauteuil et envoyer les gardiens et les agents
de liaison. Même pour les tâches de bureau comme
la préparation du budget de la CIL, il a fallu suppléer
à sa défaillance. Mais en fait, on s'est rendu
compte qu'il ignorait même les règles élémentaires
de la comptabilité publique. Pire, il se complaisait
dans une certaine indolence sans aucune volonté d'apprendre
: "j'ai été obligée de faire annuler
une demande de prix qu'il a lancée à mon insu.
Figurez-vous qu'il a induit en erreur un directeur de service
à qui il a fait signer le dossier par ordre, lequel
a été directement transmis à la Direction
générale des Marchés Publics. Je ne l'ai
su qu'à la faveur du renvoi du dossier parce qu'il
était truffé d'erreurs." Tenez! Pour la
mission des commissaires en Belgique, il fallait, conformément
à la procédure de déblocage des fonds,
préparer les justificatifs de l'allocation précédente
et poursuivre le dossier. Trop contraignant pour M. Yoda qui
se disait être l'envoyé spécial du président
du Faso à la CIL et qui s'en prévalait pour
terroriser le personnel. J'ai dû me séparer de
lui parce qu'il ne faisait pas son travail. Mais furieux d'avoir
été remercié, quelques mois seulement
après avoir été remercié au MPTIC
(probablement pour les mêmes raisons) où il fut
également DAAF, M. Yoda est parti, emportant avec lui
une partie des archives de la maison, ainsi qu'un reliquat
de carburant d'un montant de 800 000 FCFA, comme l'atteste
le PV de passation de service.
Sébastien Yoda, ancien DAAF et Paul Yougbaré,
commissaire à la CIL
Quand au commissaire Paul Yougbaré, c'est un monsieur
qui estime que tous ses problèmes financiers doivent
trouver leur solution à la CIL. Il me mettait régulièrement
la pression pour qu'on lui affecte un véhicule, estimant
que le sien est pratiquement hors d'usage. Il estime que c'est
lui qui doit fournir des prestataires pour les pauses café
des activités organisées par la CIL parce que
se disant le plus démuni des commissaires. Il est même
allé jusqu'à exiger que sa fille soit embauchée
à la CIL. Naturellement, il n'était pas possible
d'accéder à ses revendications. Est-ce donc
par esprit de vengeance qu'il veut me salir ? Dans la compétition
pour le choix de vice-président, il s'était
porté candidat, mais on lui a préféré
Mahamoudou Ouedraogo qui n'était pas candidat.Serait-ce
pour cela qu'on lui en veut aussi ?" Madame Ouattara
n'attend pas de réponses des intéressés
à ses multiples questions, tant sa conviction est faite
: "Je suis maintenant convaincue, de la méchanceté
des gens
je sais désormais à quoi m'en
tenir", déclare t-elle.
Indignation chez
les commissaires
C'est peu dire que d'affirmer que le document des frondeurs,
relayé par la presse a provoqué des remous à
la CIL. Réunis en séance extraordinaire le 14
janvier 2009, les commissaires présents n'avaient pas
de mots assez durs pour qualifier l'acte des auteurs : pas
de doute, ces derniers sont tapis dans la maison et ils ont
des rapports avec la direction financière s'exclamaient-ils
! Le ton des interventions traduisait sans équivoque
un profond dépit : "c'est un acte de sabotage
manifeste", ces écrits "incriminent tous
les commissaires", "il y a des torpilleurs à
la CIL", "On nous a poignardés dans le dos".
Il y a eu tout de même un bémol de la part d'un
commissaire qui, tout en condamnant le geste des auteurs du
document estime qu'il faut reconnaître certains faits,
sans pour autant en dire plus. On s'est finalement mis d'accord
sur une résolution en trois points : condamnation unanime
des "écrits diffamatoires et non fondés,
parus dans la presse" ; poursuite des investigations
pour s'assurer qu'aucun commissaire n'a contribué "aux
diffamations" parues dans les journaux ; compte-rendu
au Premier ministre sur la teneur de la réunion extraordinaire.
Soulignons qu'à cette réunion, il y avait deux
absents. Mahamoudou Ouédraogo qui était absent
du pays et qui s'est excusé et Yougbaré Paul
dont l'absence n'a pas été excusée.
Cette affaire est très mauvaise pour l'image de la
CIL. Quelque soit d'ailleurs la véracité des
allégations, elle aura du mal à redresser cette
image de caverne d'Ali Baba hantée par ses 40 voleurs.
Mais on dit qu'à quelque chose malheur est bon. Appliquée
à la CIL, l'occasion pourrait être propice pour
recadrer les relations de travail et préciser les responsabilités
de chacun. Il est clair qu'à la lumière de cette
expérience assez malheureuse, certaines responsabilités
méritent d'être étroitement encadrées.
Si les commissaires veulent donner l'impression qu'ils ont
le souci de leur image et de celle de la CIL, cela doit commencer
par l'assainissement de leur rapport à l'argent et
aux divers avantages qu'ils s'octroient. On a bien compris
qu'il y a une procédure maison en la matière.
Mais il faut prendre garde à ce que celle-ci ne soit
un simple moyen de prédation. Il faut savoir que la
CIL est une structure qui n'a pas encore une expérience
propre. En tous les cas, les Burkinabè ne la sentent
pas encore dans leur vie. Et voilà qu'à la faveur
de cette bagarre, ce qu'on découvre, ce sont des problèmes
de bons d'essence, de moquettes et de rideaux , de missions
que certains voudraient en faire un fonds de commerce et que
sais-je encore. Une fois de plus, après la piteuse
image que nous a offerte la CENI à travers le comportement
des responsables d'une partie de sa composante société
civile, c'est encore la même société civile
qui se singulariserait d'une manière assez peu glorieuse
à la CIL. En tous les cas s'il s'avère que des
comportements délictueux sont constatés à
quelque niveau que ce soit, force doit rester à la
loi.
En attendant la fatwa de
qui de droit
En commandant un rapport d'inspection sur la gestion financière
au sein de la Commission de l'Informatique et des Libertés,
le Premier ministre entendait voir clair dans le management
de cette jeune structure, d'autant qu'elle est l'objet de
vives critiques. Pendant près de trois semaines, nos
inspecteurs fouineurs ont remué les cartons de la direction
financière de ladite boîte et sont repartis comme
ils sont venus c'est-à-dire incognito. De bonnes sources,
il ressort cependant que de nombreux disfonctionnements ont
émaillé la gestion financière de l'établissement.
La mère de toutes les insuffisances constatées
a pour nom : non respect des règles de base de la comptabilité
publique. Ces insuffisances se déclinent de la manière
suivante : non respect des procédures de la commande
publique, absence de visa des structures compétentes
du ministère des Finances, falsification de documents
(chèques et décharges), non respect des formes
de présentation des documents administratifs et comptables,
mauvaise gestion des valeurs (carburant, chéquiers),
double mandatement des mêmes activités notamment
en ce qui concerne les perdiems de séminaires etc
Tous
ces disfonctionnements seraient imputables à l'ex-DAAF
de la CIL. S'agissant du fonctionnement global de la boîte,
les inspecteurs auraient relevé le fait que les commissaires
se sont octroyés beaucoup d'avantages. Sont concernées
les missions et les dotations de carburant. S'agissant de
la présidente, on lui aurait reproché une confiance
aveugle en l'ex-DAAF. Certes, la confiance est nécessaire
entre collaborateurs, mais celle-ci devrait aller de pair
avec un minimum de vigilance. Surtout de la part d'un premier
responsable. A présent, la balle est du côté
de l'autorité. Il va de soi que l'opinion souhaite
la plus grande transparence dans cette affaire.
GBN