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Rock Marc Christian KABORE, Président du
CDP
Le 13 juin dernier, le bureau exécutif national
(BEN) du CDP a prononcé la suspension de 06 de
ses militants, tous membres du bureau politique. Trois
d'entre eux sont également membres du bureau
exécutif national. Cette décision fait
suite à une lettre adressée par lesdits
militants au BEN et qui faisait la critique de la vie
du parti. Pour situer l'opinion sur ces divergences
au sein du parti, Roch Marc Christian Kaboré
et ses camarades ont animé un point de presse.
C'était le 22 juin au siège du parti sis
avenue Kwame Nkrumah.
D'entrée de jeu, le président du parti,
Roch Marc Christian Kaboré s'est passé
d'une déclaration liminaire et a procédé
à des explications verbales. Il est revenu sur
les origines des griefs qui opposent " les camarades
suspendus " aux instances dirigeantes du parti.
Selon lui, faisant suite à la lettre du 23 avril
dans laquelle des militants du CDP exposaient un certain
nombre de problèmes internes au parti, le BEN
a souhaité discuter de la question dans le cadre
des instances du parti. Cependant, a-t-il poursuivi,
le comportement des signataires a fini par les "convaincre
que leurs ambitions étaient aux antipodes des
intérêts du parti", ce qui à
la longue compromettrait "dangereusement l'unité
et la cohésion du parti". Les signataires
de la lettre que sont Yao Marc Oubkiri, Tabsoba Pierre
Joseph Emmanuel, Boly Moussa, Ouédraogo R. Mathieu,
Taho Amadé et Kaboré Emile René
se réclament de l'ex- CNPP et assimilés
" alors que selon l'appréciation du premier
responsable du parti, de telles considérations
relèvent du " fractionnisme " et ne
sont pas de nature à sauvegarder l'unité
du parti. La création du CDP émane d'une
fusion et non d'une fédération a-t-il
souligné. C'est pourquoi ajoute t-il, il n'est
plus question de parler d'ex- CNPP, d'ex-MDS ou d'ex-ODP/MT.
Comme preuve de la fusion de tous ces ex-partis, Roch
Marc Christian relève le fait que les camarades
en question soient membres des organes dirigeants comme
le bureau politique national ou le bureau exécutif
national. Dans ses explications, le président
du parti a tenu à montrer combien ils étaient
soucieux de se pencher sur les préoccupations
de leurs camarades. C'est pourquoi il n'a pas nié
que le parti connaît effectivement des problèmes
sur lesquels il y'a lieu de réfléchir.
Il a expliqué que le 10 mai dernier, le Bureau
exécutif a rencontré les signataires de
la lettre pour discuter de leurs revendications mais
que ces derniers n'en n'ont pas voulu, arguant qu'ils
n'ont pas confiance aux structures du parti. Selon le
président du parti, ces " refondateurs "
ont préféré rédiger un mémorandum
qu'ils ont publié dans la presse. Pourtant, s'indigne
t-il, les signataires avaient été interpellés
sur l'utilisation intempestive des médias pour
poser leurs revendications. Cette façon de poser
les problèmes internes du parti est anti-statuaire
martèle t-il.
Concernant la polémique sur les auteurs de la
publication du mémorandum, Roch Kaboré
s'est dit étonné que la question se pose
car le CDP n'avait aucun intérêt à
ce que cette déclaration soit publiée.
A l'examen du mémorandum lors de la deuxième
rencontre du BEN le 5 juin avec la partie en désaccord,
le contenu de celui-ci a été jugé
par les membres de cette instance, diffamatoire et allant
à l'encontre des intérêts du parti
a poursuivi Roch Kaboré. C'est au regard de tout
cela que la décision de suspension "des
camarades" a été prise. Pour tous
ces manquements à l'endroit du parti et des ses
militants, en attendant le congrès qui se tiendra
en 2009, les suspendus ne pourront être réhabilités
que s'ils faisaient publiquement et clairement leur
autocritique précise le premier responsable du
CDP. Dans le même ordre d'idées que le
président du parti, les autres membres du bureau
exécutif notamment Salif Diallo, Simon Compaoré,
Mahama Sawadogo et Nahobo Kanidoua ont tour à
tour apporté des réponses aux questions
des journalistes. Pour Simon Compaoré, le CDP
est un des partis qui organise régulièrement
des rencontres et autres cadres d'échanges pour
ses militants. C'est pourquoi il estime que les plaignants
avaient bien des opportunités de poser leurs
préoccupations dans les cadres organisés
au lieu de passer par voix de presse. L'intervention
de Salif Diallo a porté sur les abus de pouvoirs
dont les "refondateurs" accusent le président
du parti. Pour lui donc, le président du parti
a tout simplement été payé en monnaie
de singe par les militants sanctionnés. Il ajoute
qu'il aurait été d'avis avec les personnes
sanctionnées si seulement ils disaient que le
président Roch a été laxiste. Pour
lui il y a longtemps que la décision de suspension
aurait dû être prise contre ces camarades.
Salif Diallo à conclu que "ce sont les camarades
même qui ont acheté leur propre sanction".
A la suite de Salif, Roch a lui-même rejeté
l'accusation d'abus de pouvoir en soutenant que c'est
le bureau exécutif qui a compétence pour
suspendre les militants. Il a ajouté que n'eût
été l'autocritique que le parti attend
de la part des suspendus, ces derniers auraient pu être
définitivement exclus par le bureau politique
national qui s'est réuni la veille même
de la conférence de presse. Néanmoins,
le bureau politique national a félicité
la décision de suspension. Roch Marc Christian
Kaboré a clos la conférence en disant
aux journalistes que le parti reste ouvert à
d'autres besoins d'éclaircissements sur le sujet
Boukari OUOBA (stagiaire)
Succession a la mairie
de Bogodogo
On a préféré le deuxième
adjoint
Simon Compaoré et à sa gauche Henri
Sandaogo
Alors que son premier adjoint se trouve en mission,
Zénabou Drabo - maire de l'arrondissement de
Bogodogo - dépose sa démission. La guerre
de succession s'est ouverte plus tôt qu'attendue...Et
Henri Sandaogo l'a emporté.
"C'est une élection calamiteuse, ainsi voulue
pour disqualifier un candidat", nous confie Moustapha
Ouédraogo ,candidat perdant. Vite fait, rien
à redire. Ainsi le deuxième adjoint au
maire démissionnaire, Henri Sandaogo s'est précipité,
pour organiser stratégiquement la chute de Moustapha
, le premier adjoint de Zénabou Drabo. Par une
tenue d'élection, pendant que Moustapha se trouvait
en Angleterre, en mission. "C'est une violation
du code des collectivités
seulement quatre
jours après la démission du maire; on
organise une élection; sans un temps intérimaire
d'un mois", s'énerve Moustapha.
Ouedraogo. Simon Compaoré installe Henri Sandaogo
sur fond de mise en garde : "Des maires de ce même
arrondissement de Bogodogo sont partis à la MACO
pour détournement de parcelles. Donc M. Sandaogo,
si vous voulez notre soutien ne les imitez pas
",
prévient le maire central , sous les regards
de centaines d'hommes et femmes de l'arrondissement,
d'autorités politiques et coutumières,
qui assistaient à la cérémonie
de départ de Zénabou Drabo. Le discours
de madame Drabo précède les hommages de
Simon Compaoré et Henri Sandaogo. Mais aussi
des problèmes cruciaux ressurgissent, malgré
le ton humoristique des trois intervenants de cet après
midi.
Madame Drabo en décembre dernier, au cur
de vives protestations contre le partage anarchique
des parcelles de taabtinga, et alors que les populations
de cette zone la soupçonnaient de "faire
ses valises" pour l'Assemblée Nationale,
nous avait promis de résoudre la question avant
de quitter. Interpellée sur cette promesse non
tenue, elle s'explique : "Nous avons commencé,
par les secteurs 28 et 29, si j'ouvre encore le sentier
de Taabtinga; comment je vais m'en sortir avec seulement
une équipe de six personnes ?".
Qu'à cela ne tienne. Henri Sandaogo, le maire
entrant, place son mandat sous le signe de la continuité
et de la consolidation des acquis, il y'a fort à
faire au regard des multiples combats.
Premier combat : relever le défi du renforcement
de l' unité d'action au sein du conseil municipal.
Unité d'action nécessaire à la
résolution du délicat problème
des parcelles à Taabtinga, où il y'a une
forte disproportion entre la demande et l'offre. Pour
mille parcelles disponibles, cinquante trois mille demandes
attendent de trouver satisfaction.
Deuxième combat : madame Drabo a mené,
tant bien que mal, une lutte frontale contre de soi-disant,
propriétaires terriens à Taabtinga. Henri
Sandaogo qui a pris le relais se doit d'achever la mission
pour un partage juste et équitable de la terre
Troisième combat : des services sociaux offerts
à la population, tels que: les colonies de vacances,
les repas communautaires, la scolarisation des plus
démunis devraient être maintenus.
Quatrième combat : l'amélioration sans
cesse de l'état des infrastructures routières,
d'assainissements et scolaires.
Ce sont là des enjeux qui pèseront lourd
dans les échéances électorales
prévues pour 2011.
Sami Bruno Sanogo Gniminou
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