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13 novembre

Un chômeur convoite le fauteuil présidentiel
Harouna Dicko est candidat indépendant à la magistrature
suprême. Ouvrier de formation, il n'exerce pour l'heure
aucune profession. Son objectif : contribuer à l'animation
saine du débat politique national, avec des actions concrètes
en s'appuyant sur les valeurs démocratiques qui font la
grandeur d'une nation moderne.
Les Burkinabè, constate le probable président du
Faso, Harouna Dicko, sont désabusés par les politiciens
de la majorité et de l'opposition dans la gestion des crises
que sont le conflit ivoirien, l'incendie du grand marché
de Ouagadougou, la tentative de coup d'Etat d'avril 2004...
Relever les défis de la gouvernance démocratique
et économique est le leitmotiv de cet ancien ouvrier de
Faso Fani. Le Rassemblement politique nouveau (RPN) est le parti
qui permettra à Harouna Dicko de s'organiser en une force
politique nouvelle capable. "J'entretiens de bons rapports
avec ce parti, même si je n'y milite pas" confie le
candidat indépendant.
Si toutefois, le 13 novembre prochain, Harouna Dicko est élu
Président du Faso, il prévoit l'élection
d'un vice-président, le Service national pour le développement
(SND) sera obligatoire pour tout Burkinabè âgé
d'au moins dix-huit ans, l'instauration de l'instruction civique
dans les programmes scolaires. Les anciens chefs d'Etat seront
membres honoraires du Conseil constitutionnel. Agé de 53
ans, marié et père de deux enfants, Harouna Dicko
déclare qu'il est à même de travailler pour
le bonheur des Burkinabè.
R S
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Environnement
Planet'Ere, pour une ère
environnementale nouvelle
Le 3e forum francophone de l'éducation à
l'environnement, Planet'Ere, du 18 au 26 juillet 2005, aura permis
aux participants venus des divers pays d'Afrique, d'échanger
et de partager des expériences sur des pratiques éducatives
et dégager des perspectives pour un monde où il
fait bon vivre.
Les objectifs visés par Planet'Ere 3, dont le thème
est "Enjeux, mécanismes et stratégies d'éducation
à l'environnement (2005-2014) pour un monde responsable,
équitable et éco-citoyen", sont, la promotion
de l'éducation environnementale aux niveaux national, régional
et international; le développement de projets et de pratiques
innovantes ; la sensibilisation des décideurs et des acteurs
à l'intérêt de l'éducation à
l'environnement.
Les sécheresse, désertification, inondations, pollution
atmosphérique, nuisances, destruction de la couche d'ozone...
sont le fait des hommes. Et les conséquences influent sur
le climat à l'échelle du globe. "Penser globalement
et agir localement" par des actions de restauration, d'assainissement,
de réduction du gaz à effet de serre permet de protéger
d'une part l'environnement local et d'autre part est bénéfique
pour tous les hommes de par le monde. Les acteurs de l'éducation
environnementale visiteront 12 régions du Burkina. La visite
de ces sites expérimentaux et de pratiques à l'éducation
environnementale permettront aux participants d'appréhender
les méthodes traditionnelles et ancestrales de conservation
et de préservation du milieu naturel.
R. S.
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Journées
des communautés
Quel impact ?
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Initiées en 1998, les journées
des communautés continuent de faire leur petit bonhomme
de chemin. La 6è édition s'est tenue à
Bobo les 2 et 3 juillet 2005 sous le thème de "L'appropriation
citoyenne du processus d'intégration par les communautés".Initialement
prévue du 28 au 30 mai dernier à la Maison
du peuple, elle a été reportée à
cause du deuil national consécutif au décès
du Général Sangoulé Lamizana. Dans
sa conférence de presse du 19 juillet dernier, le
ministre délégué chargé de la
Coopération régionale, Jean de Dieu Somda
a fait une appréciation à mis-parcours de
ces journées. Ainsi, il ressort que les journées
des communautés contribuent à promouvoir et
à stimuler la cohabitation pacifique entre les différents
peuples par une meilleure connaissance mutuelle. Ce brassage
se réalise à travers les débats, les
conférences, les activités de sensibilisation,
les manifestations culturelles, sportives, les expositions
diverses
Ces journées veulent "contribuer
au développement des sentiments de vivre ensemble,
de communier, d'entreprendre, de partager et d'échanger
dans l'amitié, la fraternité et la concorde",
commente le ministre.
A en croire ses propos, les dites journées ont permis
de tirer certaines communautés de la clandestinité
en leur permettant de faire partager leurs valeurs culturelles
et leur potentiel économique et social avec les autres.
Chaque année, le nombre de communautés participantes
va crescendo. Aujourd'hui, elles sont estimées à
plus de 22. Le caractère intégrateur des journées
fait qu'il est de plus en plus question de les étendre
à l'ensemble des pays de la sous-région et
même au-delà. L'Union Africaine ne saurait
s'accommoder de barrières tarifaires, linguistiques,
ethniques
Arsène Flavien Bationo
(stagiaire)
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Une
rue pour le père de l'armée burkinabè
Lamizana mérite mieux
La rue 4. 35 porte désormais le nom du Général
Sangoulé Lamizana. D'une longueur de 1130m, un peu plus
d'un kilomètre. C'est cette ruelle à peine visible
qui porte le nom de celui qui a fondé notre armée
et présidé aux destinées du Burkina pendant
14 ans. L'autorité municipale a estimé bien faire.
Pour la majeure partie des citoyens de la ville de Ouagadougou,
le Général mérite mieux. Il y a des ronds-points
dont les noms n'ont aucune signification ou s'ils en ont ne représentent
aucun symbole alors que ce qui fait la grandeur d'une Nation,
ce sont ses symboles. Mitterrand aimait dire que : "les longs
souvenirs font les grands peuples." Le conseil municipal
ne veut pas que les Ouagavillois se souviennent de leurs grands
hommes, la preuve c'est des rues secondaires de la capitale qui
portent leurs noms. L'avenue Thomas Sankara est méconnue
du grand public. On a également l'impression qu'il y a
un processus de désankarisation entrepris par la mairie
en vue d'effacer de la conscience collective ce qui a été
pendant la Révolution. Des produits de cette Révolution
sont devenus ses pourfendeurs. Le maire actuel de la commune de
Ouagadougou a fait ses premier pas politique sous ce régime.
Le rond-point de la Palestine qui symbolisait l'attachement du
Burkina à la lutte héroïque du peuple palestinien
avec son " Fedayin " brandissant sa Kalach a été
détruit. En lieu et place, un assemblage de ferraille y
est mis et c'est maintenant le rond- point du sportif. Le boulevard
Ché Guevara, du nom du révolutionnaire mondial a
été remplacé par le nom d'un obscur Naaba.
Sans être contre les Naaba, les plus illustres et connus
méritent leurs places, mais ceux dont l'histoire est restée
silencieuse sur le règne, qu'on nous en épargne.
Le patron de la toponymie, son éminence grise Me Pacéré
Titinga et son équipe ont oublié que Ouagadougou,
en tant que capitale politique d'une nation n'appartient plus
à une seule ethnie. Les répartitions devraient donc
tenir compte des spécificités culturelles de tous
les peuples composant la maison commune. L'histoire d'un pays
doit être conservée. Les partisans de la table rase
ne rendent pas service à la mémoire collective.
Effacer les traces de la Révolution de la cité ouagalaise
semble être le credo de Simon et ses " adresseurs "
et " Mossifier " les avenues et rues s'inscrit en droite
ligne dans la politique communale. Mais les Ouagalais les prient
de ne pas jeter des germes de ethnicisme dans la cité.
Lamizana mérite un boulevard ou un rond point. Le cacher
sur presque une rue à peine visible n' honorer pas sa mémoire.
Qu'a fait le maire Simon pour qu'on baptise un complexe sportif
à son nom ? Si ce n'est un moyen simpliste de rentrer dans
l'histoire.
Merneptah Noufou Zougmoré
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