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Parlementaire "Justice & démocratie": Les
élections en ligne de mire Le groupe parlementaire
"Justice et Démocratie" a tenu sa traditionnelle conférence
de presse de début d'année, le 13 janvier dernier, au siège
du Parti Africain de l'Indépendance (PAI). Par la voix de son président,
Philippe Ouédraogo, le groupe a fait le bilan de sa participation à
la dernière session de l'Assemblée nationale. Vingt trois projets
étaient inscrits à l'ordre du jour de cette session budgétaire.
Mais ce qui a le plus attiré l'attention du groupe a été
le projet de loi de règlement du budget de l'Etat, gestion 2002, celle
concernant l'exécution du budget exercice 2005 et le projet de loi portant
code général des collectivités territoriales. Pour le député
Philippe Ouédraogo, le projet de loi de règlement du budget de l'état
gestion 2002 soumis à l'examen des députés révèle
que " l'exécution de ce budget comporte des insuffisances déjà
notées dans l'exécution des budgets antérieurs ". Il
cite, entre autres, des recettes qui sont en deçà des prévisions,
pour des raisons de recouvrements insuffisants, et, des recettes attendues de
la part des partenaires extérieurs dont les prévisions sont inférieures.
Autres difficultés qui engendrent cette impasse budgétaire, ce sont
l'acquittement partiel des factures des consommations des services de l'Etat auprès
des établissements comme l'Onatel, la Sonabel et l'Onéa, et diverses
subventions accordées aux sociétés qui, de l'avis des députés
du groupe, ne devraient pas en bénéficier. Les mêmes subventions
accordées aux sociétés privées et à des personnes
physiques tels des députés, des membres du gouvernement, n'ont pas
été remboursées, ainsi que des investissements dont le suivi
sur le terrain laisse à désirer. Pour toutes ces raisons, le groupe
"Justice et Démocratie" a voté contre le projet de loi
de règlement du budget 2002. Il en a été de même pour
le projet de loi de finances pour l'exécution du budget 2005, qui, selon
le groupe, présente les mêmes insuffisances que ceux antérieurs.
A la question de savoir qu'est-ce qui peut permettre l'émergence de l'économie
nationale, le député Philipe Ouédraogo a répondu qu'il
faut investir dans les domaines prioritaires et inciter le Burkinabè à
consommer local. Mais cela ne peut se faire, selon lui, sans le relèvement
des salaires. En ce qui concerne les augmentations de salaires intervenues en
fin d'année, le député Ouédraogo dit ne pas être
contre le principe, mais a tenu à souligner que cela n'a pas suivi l'itinéraire
légal. L'Assemblée nationale n'a pas été consultée.
" Ce sont des mesures électoralistes, en prévision aux échéances
électorales à venir", a-t-il ajouté. Pour ce qui concerne
le code général des collectivités territoriales, les députés
du groupe ont critiqué l'hésitation du gouvernement pour sa mise
en uvre, par des va-et-vient indéfinis des textes entre le gouvernement
et le parlement, mais ont quand même voté pour son adoption. Ils
demandent au gouvernement d'avoir le courage de le mettre en uvre, dans
un délai raisonnable. Dans les perspectives, les députés
vont s'atteler cette année à des dossiers relatifs aux échéances
électorales à venir. Dans la préparation de l'élection
présidentielle, le premier des écologistes politiques du Burkina,
Ram Ouédraogo, (député du groupe parlementaire PDP/PS), s'affiche
déjà. Il convie ses militants le 29 janvier prochain à la
Maison du peuple pour son investiture. C'est à l'issue de cette cérémonie
qu'il s'inscrira sur la liste des candidatures des partis d'opposition se regroupant
dans le cadre de l'alternance 2005. Merneptah
Noufou Zougmoré
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Islam: Tabaski, lelegs d'Abraham Les
musulmans, comme à l'accoutumée, ont sacrifié cette année
encore aux deux importants rituels de la tabaski : la prière des deux rakats
et l'immolation du mouton, le 20 janvier dernier. Dès 8 heures, les places
habituellement choisies pour l'accomplissement de cet acte religieux étaient
déjà occupées. Hommes, femmes et enfants, comme indiqué
dans le principe de l'islam, ont pris d'assaut ces lieux de prière et d'invocation
d'Allah. Après la prière et le sermon de l'Imam, celui-ci a procédé
à l'immolation du bélier. Cet acte a donné droit à
ceux qui en possèdent d'aller faire de même chez eux. Au terrain
de l'UFR/SDS de l'université de Ouagadougou, les fidèles musulmans,
sous la direction de l'Association des élèves et étudiants
musulmans du Burkina (AEEMB), se sont retrouvés pour invoquer le nom du
Seigneur. L'Imam Marboulaye Nombré a dirigé la prière. Pendant
son sermon, il a exalté le nom d'Allah, le Tout Puissant et le très
Miséricordieux, pour avoir permis aux fidèles de se retrouver cette
année pour célébrer la Tabaski. Il a fait l'historique de
la fête, le lien que la religion de Mohammed a avec celle d'Abraham, en
précisant que "Dieu a ordonné à Mohammed de restaurer
la religion d'Abraham dans toute sa pureté. Ainsi, l'Islam a hérité
du monothéisme pur comme premier pilier, de la Kaaba (maison sacrée
de Dieu) reconstruite en son temps par Abraham et Ismaël et de certains rites
du petit et du grand pèlerinage, dont celui de l'immolation de la Tabaski".
Il a demandé aux fidèles d'invoquer Dieu pour leurs frères
et surs qui subissent des atrocités en Iraq et en Palestine, pays
victimes d'invasion . " L'Islam n'est pas anti-sémite, et les Palestiniens
comme les Israéliens ont droit à une terre pour y habiter et se
gouverner librement, suivant les principes du droit international et de leurs
cultures spécifiques", a-t-il martelé. Les structures internes
de certains pays musulmans sont dépassées et il faut que les dirigeants
de ces nations acceptent créer des espaces démocratiques, chose
qui ne fera que consolider l'Islam, selon l'Imam. Pour les échéances
électorales de cette année, il a émis le souhait que chaque
citoyen puisse accomplir son devoir civique et que cela se déroule dans
la paix. Il a, en outre, émis le vu que les autorités islamiques
du Burkina poursuivent les efforts entrepris en vue de réaliser l'unité
d'action de la Oumma du Burkina Faso par la culture de l'esprit de dialogue et
de tolérance. Il a exhorté ces mêmes autorités religieuses
à entreprendre des démarches pour la réconciliation des frères
et pour la résolution des conflits latents.
Merneptah
Noufou Zougmoré
Handicaps:
La rue n'assure pas l'avenir Le Centre national des personnes
handicapées a été créé à la demande
des personnes handicapées motrices. Officiellement ouverte en 2001, le
centre a pour mission de demeurer un centre de référence qui s'occupera
de la formation, la production et le perfectionnement des handicapées motrices
des 45 provinces du Burkina. Les provinciaux doivent, à leur tour, monter
des unités de formation dans leur localité d'origine. La formation
étant très coûteuse, selon le directeur du centre, Issa Palenfo,
(lui même handicapé moteur), la direction du centre a décidé
de sélectionner des handicapés moteurs exerçant déjà
dans des unités de production pour les former à devenir des moniteurs.
Dix ateliers ont donc été ouverts, dont entre autres, la métallurgie,
la menuiserie, la couture, la tapisserie. Toutes sortes de matériel roulant
pour handicapés y sont fabriqués, ainsi que des fauteuils rembourrés,
des sacs en cuir, etc. La mission du centre, selon le directeur, n' est pas facile,
car tous ceux qui y viennent sont surtout des gens habitués à la
mendicité. Ils n'ont reçu aucune formation dans un métier
d'avenir, si bien que le changement devient un calvaire pour certains. Habituée
à recevoir de l'argent chaque jour, la personne handicapée trouve
souvent qu'il est mieux de rester dans la rue que de venir perdre du temps à
apprendre un métier qui, de surcroît, n'est pas rémunérateur.
Le seul remède du centre demeure donc la sensibilisation, pour faire comprendre
que ce n'est pas cela qui peut aider quelqu'un. D'autres difficultés sont
souvent rencontrées avec certains parents qui trouvent que leur enfant
est source de richesse, car ils sillonnent la ville avec celui-ci, pour mendier.
Ces enfants restent donc tels, sans formation ni scolarisation. Autre problème
du centre, le matériel pour l'apprentissage. Pour que les apprenants connaissent
le travail, cela nécessite assez de sacrifices, car du matériel
sera perdu. D'où la nécessité pour les chefs d'atelier d'être
des moniteurs, ce qui amoindrira les pertes. Cela demeure, par ailleurs, une autre
difficulté pour les perfectionner. Le souhait du centre est que les différents
partenaires sachent que les personnes handicapées qui viennent au centre
pour apprendre soient motivées financièrement, car la plupart d'
entre eux sont surtout issues de parents pauvres, et ne peuvent même pas
s'assurer le repas quotidien. Mais il demeure aussi que les handicapés
doivent savoir que la rue n'assure rien, en matière d'avenir. Actuellement,
ce sont plus de 100 personnes qui ont été formées par le
centre et peuvent, non seulement se nourrir, mais aussi leur famille. Celles-ci
au moins n'iront plus dans la rue, ne mendieront plus, car elles connaissent maintenant
l'intérêt du travail qui est, par ailleurs, une chose honorable.
Les ambitions du centre sont d'arriver un jour à intégrer toutes
les personnes handicapées motrices, à alphabétiser les plus
jeunes, avec l'appui, bien sûr, de l' Etat et des partenaires au développement. Clément
Bassolet
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