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A peine la fête du livre terminée,
la salle Dimakho de l'Hôtel Indépendance était
de nouveau un pôle d'attraction. Du 7 au 21 décembre
dernier, elle a abrité une exposition de produits iraniens.
Des poupées pour enfants, aux salons de luxe, en passant
par plusieurs autres objets, la clientèle ne s'est pas
faite prier pour ce rendez-vous commercial.
" Ça ne pouvait pas tomber à une période
aussi propice que maintenant.", se réjouit une visiteuse.
En cette matinée du 13 décembre, il est 9 heures
quand les portes de la salle Dimakho s'ouvrent. Elle est littéralement
prise d'assaut par une clientèle à majorité
féminine. Les fêtes approchent et chacune s'active
comme elle le peut pour disposer des plus beaux produits. C'est
le cas de Kadi : Je viens voir si je peux acheter des bijoux pour
le 31 décembre. On ne sait pas, d'ici-là, ça
peut devenir cher. "
L'affluence des femmes est très perceptive au stand réservé
aux articles en plastique (carafes, verres, assiettes, râpeuses
)
L'embarras du choix est également de la partie. Les exposants,
bien que satisfaits, se disent néanmoins débordés.
Jean Ouédraogo : "Du matin au soir, on reçoit
beaucoup de clients. Lorsqu' elles sont impatientes, certaines
femmes se plaignent de notre accueil." Les prix relativement
bas des articles proposés attirent évidemment les
clients. Sylvie Traoré : "J'ai acheté des verres
et une râpeuse. Le tout m'a coûté 1500 fcfa.
Je trouve que c'est bien."
A l'exposition iranienne, il n'y a pas que les articles ménagers.
On trouve aussi des objets de parure pour les femmes. Alima expose
des bijoux : "Ici, les prix varient de 1000fcfa à
600.000frcs en fonction de la qualité de la matière
utilisée. On ne se plaint pas car il y a des femmes qui
peuvent faire des achats de plus de 200.000 fcfa sur le champ.
"
Si dans le premier hall on se bouscule, ce n'est pas le cas dans
le second où le visiteur se voit proposer des choses sortant
parfois de l'ordinaire du Burkinabè moyen. Elles se comptent
sur le bout des doigts, les personnes capables de s' acheter un
salon coûtant entre 1.500.000 fcfa et 2.500.000 fcfa. Alors,
on se contente d'apprécier ces belles choses. Les initiateurs
de la manifestation se réjouissent de la grande affluence
du public, mais restent muets sur ses retombées.
Si leur premier objectif est de s'acheter des articles, pour certains
visiteurs, cette exposition est aussi une occasion pour des rencontres
amoureuses. C'est le cas de D.Diouf : " L'accueil de ces
charmantes filles est très bien. J'ai pris le contact de
quelques unes. Dès ce soir, je vais les appeler.
Souleymane Zaré
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Solidarité
Numérique à Lyon ( France )
"91% des utilisateurs d'internet représentent
19% de la population mondiale. Ce qui veut dire que 80%
de la population n'y a pas accès", déclare
Guy-Olivier Second ancien élu genevois et co-organisateur
du Sommet de Genève lors du Sommet mondial des villes
sur la société de l'information tenu à
Lyon du 4 au 5 décembre 2003.
Des ateliers de réflexion sur l'éducation,
l'accès à la société de la connaissance,
le rôle des médias dans la société
de l'information et de la communication
ont été
organisés. Ils ont permis aux représentants
des pays défavorisés de faire des propositions
et de partager des expériences originales.
Pour remédier à la fracture numérique
au Sud, le président sénégalais, Abdoulaye
Wade préconise la création d'un fonds international
de solidarité numérique.
"Le problème de la fracture numérique
entre Nord et Sud et même dans nos propres sociétés
développées, existe. C'est un facteur d'exclusion
et en tant qu'entreprise, on doit être à l'écoute
de ces problèmes
" s'est exprimé,
Christophe Aulnette, PDG de Microsoft France. Partenaire
officiel du Sommet de Lyon. Il soutient le combat pour la
solidarité numérique, toutefois, il émet
des doutes sur l'efficacité du fonds international.
"Personne ne sait exactement comment ce fonds fonctionnera
et pour ma part, je préfère des partenariats
Nord-Sud qui impliquent des collectivités locales,
des entreprises et des associations. Cette forme de collaboration
permet de vérifier qu'il n'y a pas déperdition
d'énergies", soutient Christophe Aulnette.
Pour les pays pauvres, Microsoft France travaille au reconditionnement
de vieux ordinateurs et à la remise à jour
des logiciels... Ainsi des milliers d'ordinateurs sont remis
dans le circuit.
La proposition de création d'un fonds international
a été adopté par la déclaration
finale de Lyon. Les consommateurs, les entreprises et les
associations des pays riches le financeront de manière
volontaire.
Les élus locaux présents à Lyon ont
décidé de poursuivre l'expérience du
sommet mondial des villes. Début 2005, se tiendra
à Turin, un deuxième sommet des villes. Il
permettra de mettre au point de nouveaux instruments de
lutte contre la fracture numérique et de préparer
le sommet des chefs d'Etat de Tunis prévu en novembre
2005.
Ramata Soré
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Lutte
contre la corruption: Les nations Unies
s'impliquent
La ville mexicaine de Mérida a accueilli du 9 au 11 décembre
dernier la conférence internationale de signature de la
convention des Nations Unies contre la corruption. Corrupteurs
et corrompus sont désormais sur la mire de l'organisation
mondiale.
Quand on évoque la corruption dans nos pays, les gouvernants,
pour se dédouaner, rétorquent que c'est un phénomène
mondial. La mondialisation est devenue une excuse à tout.
Désormais, les Nations Unies ont décidé de
mondialiser la lutte contre ce fléau. Des organisations
pionnières dans cette lutte comme Transparency International
ont longtemps préconisé une législation internationale
pour y faire face. Si la convention des Nations Unies entre en
vigueur, elle serait le premier instrument juridiquement contraignant
qui s'applique à l'échelle mondiale. Dans le fond,
la nouvelle convention innove avec ses dispositions concernant
surtout le recouvrement des avoirs.
La convention stipule que "les biens confisqués seraient
restitués à l'Etat qui les demande ; dans le cas
du produit de tout autre infraction visée par la convention,
les biens seraient restitués à tout autre Etat demandeur
qui apporterait la preuve qu'il en est le propriétaire
ou la preuve du dommage qui lui a été causé
; dans les autres cas, la priorité serait accordée
à la restitution des biens confisqués à l'Etat
demandeur ou aux propriétaires légitimes antérieurs,
ou à l'indemnisation des victimes." Voilà des
dispositions qui ne vont pas plaire aux grandes banques occidentales
qui recèlent des milliards de dollars volés par
des despotes des pays en développement. Si cette convention
était rétroactive, la RD Congo et le Nigeria auraient
pu récupérer les milliards de dollars de Mobutu
et de Abacha enfouis dans les banques suisses. Se réfugiant
derrière le " secret bancaire ", ces banques
bloquent le rapatriement des fonds détournés. Au
regard de cette difficulté, la convention a décidé
de prendre le taureau par les cornes. La meilleure façon
de combattre la corruption est de la prévenir. Ainsi, la
convention impose aux pays, d'instituer des législations
qui découragent la corruption. La création des organes
anti-corruption et l'accroissement de la transparence du financement
des campagnes électorales et des partis politiques sont
vus comme des mesures préventives.
Le Burkina dispose déjà d'un comité de lutte
contre la corruption. Il a également participé à
la rédaction de la présente convention des Nations
Unies. On pourrait donc dire que la volonté politique ne
manque pas pour " éradiquer " la corruption.
L'arbre ne doit cependant pas cacher la forêt. L'appareillage
juridique est certes important, mais les actions concrètes
restent à faire. C'est pourquoi, le Ren-Lac " encourage
" le Burkina à ratifier la convention, à co-organiser
avec la société civile et le secteur privé
des actions concrètes à l'endroit de certains services
publics et interpelle la justice sur les cas de corruption révélés
par les médias.
Idrissa Barry
Source : Ren-Lac
Anniversaire
UNIR/MS : Me Sankara prône une "alliance
populaire"
"L'alliance populaire ". C'est sous ce thème
que l'UNIR/MS a commémoré ses 3 ans d'existence
le 21 décembre dernier dans le département de Tanghin
Dassori à 25 km de Ouagadougou. Le président de
ce parti a animé une conférence au cours du laquelle
il dire que : " aux âmes bien nées, la valeur
n'attend point le nombre d'années ". car en moins
d'un an d'existence, ce parti a obtenu 3 sièges à
l'Assemblée nationale. Il n'entend pas s'arrêter
en si bon chemin. Dans cette otique, le conférencier a
annoncé que l'arrestation de Norbert Tiendrébéogo
ne saurait être un frein pour l'union entre les partis sankaristes.
Aussi, le président de l'UNIR/MS ne nie pas l'effritement
de l'espoir suscité chez une partie de l'opinion après
l'entrée de certains " durs de l'opposition à
l'Assemblée nationale ". Il avoue qu'en plus de "
piège " des 3 millions : " malheureusement, on
a habitué le peuple burkinabè à montrer un
visage du député bouffon, gras, ventru qui a la
gros véhicule, qui circule et finance avec des liasses
d'argent. " Pour lui, le député devrait être
une personne à l'écoute des masses et traduire en
propositions concrètes ou projets de loi leurs préoccupations
au niveau de l'hémicycle. Il a également souhaité
qu'il y avait une candidature unique de l'opposition pour lsa
présidentielle de 2005. Enfin, Me Sankara a condamné
l'inculpation de l'avocat de Norbert Tiendrébéogo
soupçonné d'avoir violé l'instruction judiciaire.n
S.Z
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