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AMGN
Les 25 ans célébrés à Ouaga et à
Pô
Ce lundi 07 septembre 2009, l'Académie militaire Georges
Namoano a célébré ses 25 ans d'existence
à Pô. Cet évènement dans la vie d'une
institution revêt une importance capitale et c'est cela
qui a encouragé sa célébration. Le thème
retenu, "leadership de la formation dans la construction
des armées et de l'intégration africaine" a
fait l'objet d'une organisation particulière. Ainsi plusieurs
activités, sportives, militaires, sociales et culturelles
étaient prévues. C'est ce qui a d'ailleurs permis
de consacrer une semaine entière pour leur réalisation
avant la date du 07, jour commémoratif de l'anniversaire.
Pour le lieutenant colonel Diawari, la fête est placée
non seulement sous le signe d'une adolescence accomplie et d'une
maturité en pleine construction mais aussi sous celui de
l'espérance. Il a au cours d'un petit déjeuner de
presse tenu le 28 juillet au mess des officiers fait étalage
des missions assignées à l'académie. Parmi
elles figure l'application de systèmes de formation devant
être capables de renforcer les capacités et aptitudes
individuelles et collectives par une formation adaptée
et ouverte sur le monde. Mais au delà de sa dimension école,
l'AMGN se caractérise par deux autres dimensions. Il s'agit
de sa dimension corps de troupe, à l'instar de toutes les
formations des forces armées nationales. A ce titre, elle
participe à l'accomplissement de la mission classique de
défense du territoire. Au jour d'aujourd'hui, l'académie
a formé 397 élèves dont 55 étrangers
originaires du Gabon, de la Centrafrique, du Bénin, du
Ghana, du Mali, du Niger et du Togo. Cette institution s'est résolument
inscrite dans une dynamique de communication et pour materialiser
cette ambition, une fête était nécessaire
pour marquer un arrêt en vue de faire le bilan de tout ce
qui s'est passé jusqu'à ce jour. Cet anniversaire
a connu la participation de sept pays invités, à
savoir la Centrafrique, le Gabon, le Ghana, le Bénin, le
Mali, le Niger et le Togo. On se rappelle que l'AMGN a été
créée le 18 octobre 1984 sous l'appellation d'académie
militaire de Pô. Elle a pris sa dénomination actuelle
le 23 août 1985 pour rendre hommage à l'élève
officier d'active Georges Namoano décédé
accidentellement le 12 août 1985 à Ouagadougou. L'AMGN
est implantée à Pô, dans la province du Nahouri,
dans la région du centre sud.
Michael Pacodi
pacomik@yahoo.fr
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Lutte
contre le paludisme
L'assainissement, un volet incontournable
La lutte contre le paludisme reste vaine sans une promotion de
la salubrité. Les moustiques se développent et vivent
dans les eaux stagnantes. Cependant au Burkina, la politique d'hygiène
et d'assainissement à des limites. Les infrastructures
d'évacuation des eaux usées (eaux de ménages,
etc) de pluie sont insuffisantes. Une étude sur la ville
de Ouagadougou montre que les secteurs périphériques
sont plus exposés que le centre ville qui dispose de canaux
d'évacuation d'eau. Mais ces canaux sont devenus des dépotoirs
pour les populations riveraines et l'entretien devient difficile
pour la municipalité. Ces caniveaux ne remplissent plus
entièrement leur fonction.
L'assainissement est l'ensemble des travaux que doivent faire
les particuliers et les pouvoirs publics pour faire disparaître
toute cause d'insalubrité. Cependant la salubrité
publique n'est pas intégrée dans le comportement
de la population. Ce n'est pas une priorité pour les populations,
malgré son importance. Les eaux usées sont rejetées
(toilette, lessive, vaisselle
) dans la cour, sur les tas
d'ordures, et dans les rues. Les ouvrages d'assainissement individuel
ou collectif sont insuffisants. Des enquêtes indiquent que
le système d'assainissement individuel (latrines séches,
puisards) existant n'est pas utilisé pour évacuer
les eaux usées de ménages. La grande quantité
de l'eau est rejetée anarchiquement dans la cour, la rue
et les caniveaux. Cette stagnation des eaux est source de moustiques.
Selon l'Office National de l'Eau et de l'Assainissement (ONEA)
en 2005, 19% des habitants bénéficiaient d'un service
d'assainissement à Ouagadougou. Il a développé
des réseaux d'évacuation d'eaux domestiques très
faiblement utilisés. Le réseau d'égouts est
également faiblement alimenté. Il ne reçoit
que des eaux de l'abattoir et de la Brakina (société
de brasserie du Faso). Les raccordements restent toujours très
faibles. Les services d'hygiène et d'assainissement, les
partenaires au développement ont mis actuellement l'accent
sur l'assainissement autonome. Il parait plus adéquat à
l'évacuation et au traitement des eaux domestiques et des
habitations, des marchés, des centres de santé,
des lieux de culte etc. Mais ces ouvrages sont très insuffisants
et mal exploités.
Dans les provinces, les populations sont encore réticentes.
Les vieilles habitudes persistent. Les quelques rares ouvrages
ne sont pas utilisés. Le taux de couverture est très
faible, 0,2%. Le manque des ressources financières, des
compétences, et l'insuffisance d'informations sont les
principales raisons n
Abdoul Razac Napon
Risques liés aux
changements climatiques
L'IAVS propose une assurance aux
agriculteurs
Les changements climatiques sont une réalité dans
le monde et leurs effets de plus en plus visibles dans tous les
secteurs. La récente pluie diluvienne tombée à
Ouagadougou serait annonciatrice des ces changements selon certains
spécialistes. Comme pour prendre le taureau par les cornes,
l'Institut d'application et de vulgarisation en sciences (IAVS)
a animé du 24 au 28 août 2009 un séminaire
portant sur les changements climatiques et les alternatives. Ce
séminaire régional qui s'est tenu à Ouagadougou
était axé sur l'information et la formation sur
le processus de mise en uvre de l'assurance climatique basée
sur un indice pour la gestion des risques liés au climat
et à ses changements dans le secteur de l'agriculture en
Afrique de l'Ouest. Le directeur de l'IAVS a définit les
assurances climatiques comme étant des mécanismes
ou des instruments qui peuvent être utilisés par
un exploitant agricole pour transférer les risques liés
au climat pour son exploitation vers le marché. Dans cette
perspective, il a souligné l'importance de l'information
et de la sensibilisation des acteurs. Le Représentant du
Directeur des Assurances (du ministère de l'économie
et des finances) a dit aux séminaristes l'importance de
cette session en ce qu'elle permettra à des chercheurs,
à des experts et à des acteurs de l'assurance et
de la finance de faire un diagnostic des défis et opportunités
de l'assurance climatique pour le secteur agricole dans le contexte
de l'Afrique de l'Ouest. Les travaux du séminaire se sont
déroulés sous forme d'exercices traitant de cas
pratiques. Il est ressorti que les sècheresses, les pluies
diluviennes, les parasites ou les invasions acridiennes, les vents
violents, etc. sont les risques les plus significatifs que pose
le climat pour le secteur agricole et leurs incidences seraient
la baisse de la production, l'abandon des périmètres
agricoles, l'appauvrissement des sols, le renchérissement
des coûts de production, le stress des végétaux,
le dessèchement des sols, etc. Le séminaire a connu
la participation de chercheurs, d'un agriculteur, d'experts du
secteur des assurances et du crédit agricole, de cadres
d'associations paysannes et d'ONG venus de la Mauritanie, du Mali
et du Burkina Faso n
Boukari Ouoba
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VIème
éditions des jeux de la Francophonie
Le développement durable, un souci des partenaires
Du 25 septembre au 06 octobre se tiendront à Beyrouth,
au Liban, les VIème éditions des jeux de la
Francophonie. En marge de cette manifestation culturelle
et sportive, se tiendra une autre manifestation dénommée
"le village des partenaires". Le village des partenaires
est une tribune qui planchera sur un thème central,
celui du développement durable. À l'affiche,
des conférences, des tables rondes, des cérémonies
culturelles, des concours, et des concerts. Il sera organisé
un quizz spécial Francophonie "Qui sera Champion
?" dont l'animateur est Julien Lepers, un homme qu'on
ne présente plus pour son émission "question
pour un champion" sur les chaînes TV5 et France2.
Plus de 4000m² seront aménagés pour cet
évènement annexe. Les exposants seront accueillis
sur quatre grands espaces : l'espace "Terres francophones",
l'espace "Acteurs institutionnels", l'espace "Acteurs
économiques" et l'espace "Créativité".
Ce sont divers acteurs du monde francophone à savoir
des États, des ONG, des associations, des entreprises
et des agents de la diversité francophone qui seront
réunis autour de la problématique actuelle
du développement durable. D'autres thèmes
tels la solidarité Nord-Sud et la diversité
culturelle, qui constituent des valeurs pour la francophonie
selon ses promoteurs, ne seront pas oubliées durant
les 10 jours que durera le village des partenaires. Mais
l'accent sera mis sans doute sur le développement
durable, la formation et l'information du grand public et
des professionnels sur ce vocable qui peine à prendre
corps dans le comportement quotidien de nombre des habitants
de notre planète. L'Organisation Internationale de
la Francophonie et ses opérateurs animeront une table
ronde sur "Les enjeux des biens et des services récréatifs
dans le commerce et les négociations commerciales".
Au village des partenaires de la francophonie, on parle
plutôt de "culture durable" et c'est ce
que l'artiste belge Alexandre DANG présentera à
travers une uvre originale : un champ de fleurs solaires
dansantes. Cette uvre constitue une forme artistique
de sensibilisation aux technologies respectueuses de l'environnement.
Le village se donne le souci de veiller à réduire
au mieux l'émission de gaz à effets de serres
liées à l'événement. Le choix
des matériaux à utiliser sur le site, le choix
de la nourriture ou la fabrication des stands, la limitation
de la consommation énergétique, l'usage des
transports en commun, le tri des déchets, sont des
actions que le village mettra en uvre à cette
fin. Il sera réalisé au terme des 10 jours,
un bilan carbone qui donnera la mesure des gaz à
effets de serre produits par l'évènement et
enfin il sera élaboré un plan de compensation
au profit du Liban, pays hôte n
Boukari Ouoba
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Falagountou
Lancement des activités de l'ASI-BF
"Depuis l'installation de la mine d'or à Essakane
(12 km de Falagountou), la part de gain des populations a fondamentalement
diminué du fait qu'elles vivaient pratiquement de l'exploitation
artisanale de l'or qui, de nos jours, n'est plus possible. Sans
oublier les conséquences sociales, sanitaires et environnementales
d'un site aurifère." Ce constat est de l'Association
Sahel Initiative Burkina Faso (ASI-BF). Elle a procédé
au lancement de ses activités le 22 août dernier
dans la commune de Falagountou située dans la province
du Séno. La cérémonie a connu la présence
du gouverneur de la région du Sahel, Eloi Bambara et du
directeur général de la société minière
d'Essakane IAMGOLD. L'ASI-F existe il y a à peine un an,
mais elle nourrit beaucoup d'ambitions qui s'inscrivent, pour
l'essentiel, dans les Objectifs du Millénaire pour le Développement
(OMD). L'ASI-BF entend travailler avec les communautés
à la base pour relever les défis auxquels elles
sont confrontées. Dans cette optique, elle invite la société
IAMGOLD qui exploite l'or d'Essakane à s'associer avec
elle pour réaliser des activités au profit des populations
dont les revenus ont drastiquement diminué avec l'interdiction
de l'orpaillage sur une bonne partie du périmètre
de la mine. Des activités de substitution sont donc nécessaires.
Pour l'association, la région regorge des potentialités
qui, avec l'appui des autorités et des partenaires, peuvent
être exploitées judicieusement. Il s'agit entre autres
des ressources agro-pastorales, des bas fonds aménageables
où des variétés de cultures adaptées
telles le niébé, l'arachide, les fruits et légumes
peuvent procurer des revenus substantiels aux producteurs. L'association
compte, dans son plan, d'action réaliser la construction
d'un centre de métier pour la formation des jeunes, faire
l'aménagement d'un périmètre afin d'expérimenter
la petite irrigation dans la commune, la construction d'un centre
de dépistage SIDA/IST qui servira de centre communautaire
de santé où les populations peuvent avoir des conseils
nécessaires à l'amélioration de leur santé.
Le président de l'ASI-BF, Abdoul Karim Maïga, appelle
les autorités et les investisseurs dans la zone à
prendre en compte ces préoccupations. En réponse,
le DG de la société minière a dit la disponibilité
de son entreprise à accompagner l'association. Pour lui,
"les problèmes qui surgissent dans la marche vers
le développement trouvent toujours leurs solutions dans
la concertation, les échanges et les propositions constructives".
Il voit en l'association un cadre de dialogue et de concertation
pour la résolution des différents problèmes
sur le terrain. Pour concrétiser toutes ces professions
de foi, les différents orateurs du jour ont procédé
à la plantation d'arbres et à la remise de matériel
de production aux jeunes de la localité n
Idrissa Barry
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