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Journalistes
embastillés en Gambie
Amnesty International dénonce
Chaque 22 juillet, la Gambie célèbre la journée
nationale de la liberté décrétée par
le président Yaya Jammeh. Amnesty international pour sa
part a saisi l'occasion pour demander au gouvernement plus de
liberté pour le peuple gambien à travers plusieurs
actions dans plusieurs pays du monde. La section nationale du
Burkina a lancé un appel aux autorités de ce pays
et à la communauté internationale pour un respect
des droits de l'homme. Certes, c'est une date historique pour
le président féticheur. C'est le 22 juillet 1994
qu'il a renversé Daouda Diawara, le premier président
de ce pays incrusté au cur du Sénégal.
Amnesty International contredit le gouvernement sur son prétendu
respect des libertés. Selon l'organisation internationale,
seuls Yaya Jammeh et ses partisans jouissent pleinement de ces
libertés et la grande majorité qui assiste à
une restriction progressive de sa liberté.
Amnesty International dresse un bilan très sombre de la
liberté au bout de multiples investigations dans ce pays.
L'organisation a relevé une absence de liberté politique
et de liberté d'opinion. Le président gambien a
décidé d'instaurer depuis 1994 une dictature dans
son pays. La tentative de coup d'Etat déjouée en
2006 a été une opportunité saisie par Yaya
Jammeh pour renforcer son pouvoir personnel et réduire
au silence toute critique ou contradiction. Elle a pu constater
que les menaces, la prison, la torture et les exécutions
extrajudiciaires sont les armes utilisées pour mettre en
marche le peuple derrière les ambitions du président.
Au niveau des médias, certains journalistes ont choisi
l'exil et d'autres ont été tués comme ce
fut le cas de Hydra abattu en 2004. "Les gens font tout pour
éviter une arrestation parce que quand on vous arrête,
vous n'êtes plus sous la protection de la loi et vous pouvez
subir toute violation des droits humains par la police, l'armée
et les services de renseignements", précise l'ONG.
Au pays de Jammeh, la démocratie se résume à
l'organisation des élections. L'opposition est traquée
et les droits politiques et d'expression sont bafoués.
Des hommes politiques et des journalistes sont régulièrement
interpellés et gardés dans le secret. Les civils
ne sont pas épargnés. Amnesty affirme qu'en mars
2009, ce sont plus de 1000 personnes qui ont été
torturées. Certains y ont perdu la vie. Ces personnes ont
été accusées de sorcellerie. "Toutes
les protestations publiques ont cessé en Gambie. Les avocats
hésitent à accepter les affaires d'atteinte aux
droits humains craignant les représailles. Les familles
des victimes ont peur de parler et la plupart des médias
s'autocensurent". L'appel des organisations internationales
n'a pas permis de libérer le peuple de Gambie des mains
des prédateurs de la liberté et des droits humains
Abdoul Razac Napon
Licenciement du délégué
syndical de Total
Le ministère du Travail infirme la décision
Le délégué syndical de Total Burkina va-t-il
être réintégré? C'est une interrogation
qui refait surface depuis que le ministère du Travail et
de la Sécurité sociale a infirmé la décision
de sa direction régionale du Centre. Le mardi 21 juillet,
la Confédération générale du travail
du Burkina (CGT-B) a animé une conférence de presse
en présence d'une délégation syndicale de
Total Burkina et du délégué licencié,
Yacouba Ouédraogo. Selon la déclaration de la CGT-B,
c'est en réponse au "recours hiérarchique introduit
par le camarade Yacouba Ouédraogo auprès du ministre
du Travail et de la Sécurité sociale" que la
réponse de celui-ci, en date du 16 juillet 2009, est arrivée
"infirmer la décision de la Direction Régionale
du Travail et de la Sécurité Sociale du Centre rendue
par lettre n°2009-98/MTSS/DRTSS-C du 10 avril 2009".
Cette infirmation, par conséquent, s'accompagne de "toutes
les conséquences de droit" en faveur du licencié,
selon la lettre du ministre. La CGTB considère que c'est
une décision qui "réconforte les travailleurs
de Total, les responsables militants de la CGT-B, l'ensemble du
mouvement syndical
indignés par la situation qui
prévalait à Total". En rappel, la crise à
Total/Burkina avait débuté en mars dernier suite
aux revendications des travailleurs portant sur la prime de résultat,
la revalorisation de la grille salariale et l'adoption d'un accord
d'entreprise. C'est le 23 avril que le président du Conseil
d'administration de Total-Burkina, Stanislas Mittelman, aurait
remis à Yacouba Ouédraogo, une lettre de licenciement
avant de reprendre son vol pour Paris. La CGT-B qui a toujours
clamé qu'il s'agit d'un licenciement abusif s'est longuement
étalée lors de la conférence de presse sur
les insuffisances du code du travail du Burkina qui serait injuste,
non consensuel et largement en faveur des employeurs. Le délégué
Yacouba Ouédraogo a dit qu'il était prêt à
réintégré Total et déjà le
17 juillet, le syndicat a transmis " la réponse du
ministre à la direction de Total en lui demandant de prendre
les dispositions pour
réintégrer Yacouba Ouédraogo
en payant les salaires afférents à la période
de suspension". Le syndicat dit rester vigilant et prompte
à mener des actions au triple plan syndical, administratif
et judiciaire. Dans un communiqué du 22 juillet, la direction
de Total se disait prête à aller devant la justice
avec cette affaire. Comme quoi, c'est un rebondissement et non
une fin.
Boukari Ouoba
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Organismes
génétiquement modifiés
Du bio pour les riches et les OGM pour les
pauvres
Les Organismes génétiquement modifiés (OGM)
continuent de susciter méfiance et crainte. Si en Afrique,
l'opinion publique ne s'est pas totalement appropriée la
lutte contre les OGM, les organisations de la société
civile en Europe ne baissent pas la garde. Pierre Labeyrie un
des compagnons de José Bové a rencontré la
Copagen Burkina le samedi dernier pour échanger sur les
dangers des OGM et la mobilisation de l'opinion publique. Pierre
Labeyrie est un généticien qui a servi au Burkina
pendant quatre ans. La forte mobilisation a contraint parfois
les gouvernements européens surtout le parlement européen
à prendre des mesures contre la culture de certains OGM.
En France, un débat national très médiatisé
sur les problèmes de l'environnement a été
organisé suite à la pression de la société
civile. Selon Pierre Labeyrie, l'Europe a pris conscience du danger
que représentent les organismes génétiquement
modifiés. En 2005, une campagne de protestation contre
les OGM a été organisée en France à
la suite de laquelle, José Bové et 08 de ses camarades
ont été interpellés et condamnés pour
destruction de biens privés. "Notre objectif était
de nous faire entendre en arrachant chacun un pied de maïs
OGM", affirme Pierre Labeyrie. Le militant écologiste
et ex-conseiller à la mairie de Toulouse en France affirme
que le nombre d'Etats qui se protège contre les OGM ne
cesse de grandir. "Aujourd'hui, on impose aux fabricants
de donner des précisions sur la nature du produit alimentaire.
Il appartient au consommateur de choisir son produit", affirme-t-il.
Celui-ci déclare également que les consommateurs
ne veulent pas les produits transgéniques. Une étude
sur le comportement des consommateurs en France a révélé
que les ambassades sont les plus grosses consommatrices des produits
sans OGM. Ce qui fait dire à Labeyrie que ceux qui défendent
souvent les OGM ne les consomment pas. Une autre enquête
sur des députés du parlement européen a montré
que 99% des députés avaient des traces de pesticides
dans leur organisme. Pour ce généticien, il faut
craindre surtout les maladies liées aux OGM. Il affirme
que la maladie de parkinson est une maladie de la pollution très
fréquente dans les grandes villes. Les campagnes sont aujourd'hui
touchées. Cette maladie considérée comme
une pathologie des personnes âgées frappe maintenant
les jeunes. Pierre Labeyrie pense que ce sont les effets des pesticides
utilisés dans l'agriculture. Le sélectionneur de
semence indique que les firmes semencières se battent pour
une homogénéisation de la semence. La diversité
met à l'abri les producteurs contre les pertes et les maladies.
Avec les OGM, les pertes sont énormes lorsqu'une maladie
survient au niveau de la semence. "Sur le plan génétique,
c'est prendre des risques inacceptables", avertit le généticien.
Il déclare que les firmes semencières agissent dans
leurs intérêts. Elles utilisent toutes les stratégies
et les pressions nécessaires pour faire passer leur projet.
La sécurité alimentaire est l'un des arguments avancés
par les firmes pour envahir les pays en développement.
Le sélectionneur de semence pense que la solution viendrait
d'un commerce et des échanges équitables entre les
pays du sud et ceux du nord. Les OGM enfonceront davantage les
pays pauvres dans une dépendance .
Abdoul Razac Napon
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Le
secret bancaire et ses implications débattus à
Ouahigouya
La Commission de l'Informatique et des
Libertés (CIL) poursuit ses séminaires nationaux
de sensibilisation sur la protection des données
à caractère privé. Après Bobo-Dioulasso
sur la responsabilité des médias et Koudougou
sur les données concernant la santé, Ouahigouya
a abrité les 9 et 10 juillet derniers le séminaire
sur "les enjeux de la protection des données
personnelles et de la vie privée dans les secteurs
de la banque, des établissements financiers et des
assurances". Ce thème renvoie à une notion
essentielle, le secret bancaire. Il peut être défini
comme une obligation de discrétion qui incombe aux
représentants et aux employés des établissements
bancaires. Cette obligation porte sur les affaires économiques
de leurs clients ou de tiers dont ils ont connaissance au
cours de leur activité professionnelle. Les professionnels
de ces établissements doivent garantir à leurs
clients "le droit de se cacher" et de cacher les
informations sur eux. Les banques, les établissements
financiers et les assurances recueillent auprès de
leurs clients de nombreuses informations qui sont en principe
couvertes par le secret bancaire. Ce n'est pas seulement
des données d'ordre financier ou économique,
parfois ce sont des données sensibles de santé
des clients qu'ils détiennent. Généralement
ce sont les assurances qui s'intéressent à
ce genre d'information qui peuvent concerner des individus
ou des institutions comme les banques par exemple. Les risques
pour que ces données se retrouvent ailleurs sont
de plus en plus importants, surtout avec le développement
des technologies de l'information et de la communication,
Internet en particulier. La globalisation des échanges
entraîne en effet la circulation des données
bancaires entre les filiales et le siège et éventuellement
vers les banques et assurances d'autres pays. L'ensemble
des données échangées sont stockées
sur différents serveurs nationaux et étrangers.
Les fuites peuvent provenir aussi bien de l'intérieur
comme de l'extérieur. Les séminaristes ont
eu droit à huit communications se rapportant aux
différents segments de la problématique. Les
risques liés aux échanges d'informations entre
les institutions bancaires et d'assurance, la cybercriminalité
dans les transactions électroniques, le E-business
et le vol d'identité, ce sont entre autres des thèmes
développés au profit des cadres de banques
et assurances, des agents des impôts et du trésor,
des journalistes et de la société civile,
chacun confronté dans son métier à
la question. Au Burkina, la protection des données
personnelles et de la vie privée dans les institutions
bancaires, les établissements financiers et d'assurances
tire son fondement de quatre sources principales, à
savoir la loi bancaire, le droit civil, le droit pénal
et les usages bancaires. Mais les dispositions contenues
dans ces différentes sources n'instituent pas une
loi d'omerta sur les données bancaires. Une ouverture
est faite dans certains cas pour entrer en possession des
données à caractère personnel. Ainsi
les administrations fiscales et douanières bénéficient
du droit de communication auprès des institutions
bancaires pour connaître la situation financière
et toutes les opérations effectuées par des
contribuables, ceci afin de mener à bien leurs contrôles.
La justice a également un droit d'accès aux
informations dans le cadre de poursuites judiciaires en
cas d'infractions. Qu'en est-il des journalistes dans tout
cela ? La loi les ignore royalement. Ils sont astreints
au respect du secret bancaire sous peine de sanction même
si les informations divulguées s'avèrent exactes.
Une situation qui arrange ceux qui détournent les
deniers publics pour les placer dans les banques suisses
et les paradis fiscaux n
Idrissa Barry
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Atelier
du CNJ du Burkina Faso
Se départir des leaders amateurs et approximatifs
Les 14, 15 et 16 juillet 2009 s'est tenu le premier atelier de
renforcement des capacités des membres du Conseil National
de la Jeunesse du Burkina dans la salle de conférence de
l'hôtel des Conférences Ouind yidé de Ouagadougou.
L'objectif était de consolider les acquis des participants
en matière d'organisation de jeunes et de jeunesse et d'aguerrir
ses membres dans leur position de leaders au sein des organisations.
Le constat est que la jeunesse du Burkina a un handicap et a donc
besoin d'acquérir des compétences et aptitudes afin
de contribuer de façon significative à la gestion
de la société et au développement du pays.
En cela, l'atelier souhaité par le président du
CNJ/ BF, Boris Adam Ouédraogo trouve son sens. C'est pourquoi,
a-t-il souligné : "Cet atelier doit alors être
un cadre d'apprentissage de la solidarité, de la collaboration
et de la tolérance ; seul gage pour redonner véritablement
confiance à la nation entière qui compte sur sa
jeunesse ". Le ministre Justin Koutaba, quant à lui,
a salué l'initiative qui vient pour répondre aux
défis d'organisation de la jeunesse sous la direction du
CNJ/ BF mis en place en 2008. Il a rassuré que son ministère
s'apprête à finaliser les contours d'un partenariat
avec cette instance qui donnera toute sa place à la jeunesse
burkinabé. Il a estimé que la formation est à
tous égards nécessaire car permettant la mise en
commun des stratégies de travail, éveille l'esprit
critique et évalue les paradigmes existants. Ce qui peut
être retenu, c'est que l'atelier est parvenu à donner
à la jeunesse les moyens appropriés pour mener à
bien des échanges, des rencontres, des projets communs
de développement prenant en compte les spécificités
culturelles pour une meilleure compréhension mutuelle.
Parmi les formateurs il y avait Daniel Da Hein, le directeur du
bureau régional de l'Organisation internationale de la
Francophonie et bien d'autres. Les participants ont pu faire des
motions de remerciement, de recommandation en plus du rapport
de l'atelier. Le partenaire officiel de l'atelier, l'Organisation
Internationale de la Francophonie (OIF) n'a ménagé
aucun effort pour soutenir cette initiative, raison pour laquelle
y ont honoré de leur présence non seulement le SG
de l'OIF au Burkina, mais également le Directeur régional.
Au cours de l'atelier, des modules importants permettant une maîtrise
des questions organisationnelles de la jeunesse ont été
enseignés. Toute chose qui a permis aux représentants
de jeunes des différentes localités de repartir
chez eux outillés de techniques en vue de se départir
de la dépendance auparavant constatée et d'être
autonome. Désormais, des leaders aguerris viennent remplacer
ceux amateurs et approximatifs. Et c'est tant mieux pour la jeunesse.
Michael Pacodi
pacomik@yahoo.fr
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