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Police
municipale
Le cours de journalisme du commandant Wango
Pour avoir écrit
dans sa rubrique "Lucarne Citoyenne", qu'à la
police municipale de Ouagadougou se dérouleraient des pratiques
peu amen, nous avons eu droit à une convocation à
participer en bonne et due forme à une assemblée
générale de clarification dans l'enceinte de la
direction de la police municipale. Assemblée générale
à laquelle le commandant Wango était comme on le
dit dans nos contrées à la fois batteur de tam-tam
et danseur. Dans un one man show, il s'en est pris publiquement
au journal et à ses méthodes de travail. Pour le
commandant Wango, si le journal veut faire son travail, il doit
aller à la source. Malheureusement , la source qu'il est,
n'a pas démenti ce que nous avons écrit. Il existe
bel et bien une cellule appelé "Guantanomo".
Des policiers y sont détenus dans des conditions inhumaines.
Mais foi de Wango, il va faire pire. La dite cellule qui est actuellement
de 3m² sera réduite à 2m². Il promet plus
de traitements humiliants, parce que de son point de vue, au CRS,
les éléments seraient plus maltraités.
En ce qui concerne également "les services payés",
Wango n'a pas démenti le journal. Les éléments
reçoivent des primes qui sont inférieures à
celles prévues, avions-nous écrit. Le commandant
n'a pas apporté la preuve du contraire. Il s'est lancé
plutôt dans une auto flagornerie qui est indigne d'un homme
de tenu.
Au total, Wango a fait son Show devant ses hommes, sans résoudre
l'essentiel. Ce n'est pas sûr que ce spectacle de mauvais
goût l'a agrandi aux yeux de ses hommes.
Quand on assure le service public, on agi et on laisse les bénéficiaires
et les collaborateurs apprécier.
La volonté du journal, selon lui, est de sapper les efforts
de quelqu'un qui a toujours bien fait son travail. Le maire Simon
Compaoré est bien placé pour le savoir, lui qui
reçoit toujours le rapport de gestion chaque trimestre.
Il y a une volonté manifeste de nuire à la personne
de la police municipale, a insinué le directeur général.
"Quand je prenais le commandement, des gens ont dit que je
suis jeune, j'ai montré que les jeunes sont aussi capables
d'assumer correctement des responsabilités", a-t-il
clamé. Ce qui est appliqué à ses éléments
n'est rien d'autre qu'une partie du statut particulier des polices
municipales.
Certains ont vu à travers l'écrit l'uvre des
jaloux. Mais malgré les accusations, les gradés
comme ils les appellent, n'ont pas réagi. Certains ont
demandé tout simplement que le journal soit poursuivi pour
diffamation.
Abdoul Razac Napon
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Société
Tan Aliz
Arriérés de paie et chantage
sur les fournisseurs
Trois jours de sit-in. Du 24 au 26 juillet dernier, les fournisseurs
de peaux de la capitale ont manifesté leur mécontentement
devant l'entrée est de la société Tan Aliz,
au secteur 24. Ils étaient environ une centaine venus réclamer
leur argent à Tan Aliz. Depuis avril, cette société
"achète" leurs marchandises sans verser un kopeck.
Ils ont été ballottés de promesses en promesses
jusqu'au mois de juillet. La somme avoisinerait 800 millions de
F CFA. En réaction à ce mouvement, la société
a suspendu ses achats en fermant l'usine. Tout le mois d'août,
l'usine est restée fermée. Pour les revendeurs,
c'est un chantage inacceptable. "Non seulement, elle ne nous
paie pas, mais elle sabote aussi nos marchandises en faisant en
sorte qu'ils se détériorent", s'insurge un
frondeur. En effet, à la suite, d'un "accord"
avec les représentants des fournisseurs, seule Tan Aliz
aurait le monopole de l'achat des cuirs et peaux au Burkina. En
contre partie, elle s'engage à payer tous les 15 jours
ses fournisseurs. Mais un mois après, la société
est revenue sur ce délai en invoquant des problèmes
sur le marché international. Ses clients internationaux
ne paieraient pas vite, donc elle serait incapable à son
niveau aussi de respecter l'échéance des deux semaines.
Elle aurait unilatéralement porté le délai
à un mois. Celui-ci n'a pas non plus été
tenu. D'avril à août, les fournisseurs n'ont pas
eu leur argent. Il leur est aussi interdit de livrer aux clients
étrangers. "Quand Alizèta Gando ferme son usine,
elle s'arrange avec la douane pour que nous ne puissions pas vendre
avec d'autres clients. Les Nigériens qui étaient
nos principaux clients ne peuvent plus venir acheter. Ceux qui
osent leur livrer sont arrêtés, leurs marchandises
confisquées par la douane qui les livre à la société.",
explique un jeune fournisseur. Aujourd'hui, les fournisseurs exigent
la fin de ce monopole. Ils invoquent la libre circulation des
biens et des personnes dans l'espace UEMOA. Du reste, le monopole
que la société s'est créé n'est justifié
ni par une loi ni par un décret. C'est juste un accord
conclu entre la société et les membres du bureau
de l'association. Les militants disent qu'ils n'avaient pas été
consultés avant la signature de cet accord qui octroie
le monopole à Tan Aliz sur leurs marchandises. Ils accusent
la société d'avoir corrompu leurs "patrons".
C'est pourquoi ceux-ci n'ont pas bronché quand l'usine
a "piétiné" l'accord qu'elle leur avait
du reste "imposé".
C'est suite à leur manifestation que les responsables de
l'usine ont commencé à se manifester. C'est le commissaire
de police de l'arrondissement de Nongr-Massom qui a joué
au "facilitateur". Au deuxième jour des manifs,
il a proposé une rencontre avec les protagonistes. La société
aurait encore promis d'apurer tous les arriérés
dans le mois d'août avant de reprendre ses activités.
Début septembre, les fournisseurs n'ont pas perçu
la totalité de leur argent et l'usine n'a pas repris l'achat
des marchandises. Contactée, la société n'a
pas souhaité se prononcer.
Idrissa Barry
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Lutte
contre la cataracte
Les Américains redonnent la
vue à des Burkinabè
Le train de la coopération Etats-Unis/Burkina est
sur de bons rails. Le Burkina figure désormais dans
la liste des pays qui pourront bénéficier
du soutien des Etats-Unis quelque soit le domaine. En témoigne
l'aide humanitaire que viennent de recevoir de nombreux
citoyens burkinabè. En effet, depuis le lundi 02
septembre 2008, une équipe composée de 20
citoyens américains, de chirurgiens, des ophtalmologues,
de militaires, d'anesthésistes effectuent des opérations
d'yeux en vue de redonner à des centaines de malades
atteints de la cataracte une vision plus nette. Fruit d'une
collaboration entre l'armée américaine, l'ambassade
des Etats-Unis au Burkina et le ministère de la Défense
du Burkina, cette équipe est conduite par le commandant
américain Tim SWITAJ et le capitaine Del GRAVES,
tous deux de l'US Army. Durant deux semaines, l'équipe
aura pour tâche d'effectuer avant tout une vérification
de l'identité du patient en fonction du registre
de noms figurant sur un ordinateur, puis on lui fait une
anesthésie générale puis locale avant
de procéder à l'opération. Une fois
l'opération terminée, le patient est gardé
en observation pendant une demi-heure, le temps de vérifier
qu'il n'y a pas de complication. Au départ, 300 personnes
étaient bénéficiaires du dépistage,
mais seulement 200 d'entre elles ont été retenues
pour l'opération. Le choix des patients a été
fait par le ministère de la Santé en collaboration
avec le personnel du Centre national de lutte contre la
cécité où se déroule d'ailleurs
l'opération. Interrogé sur le coût de
l'opération, le commandant SWITAJ a affirmé
qu'on ne peut véritablement parler de coût
car l'opération est entièrement gratuite pour
les patients. Par contre, si elle était réalisée
aux Etats-Unis, elle coûterait à peu près
entre 5000 et 10000 franc CFA. C'est donc une aide humanitaire
que nous apportons au peuple burkinabé, a-t-il poursuivi.
On peut donc souhaiter que la coopération Etats-Unis/Burkina
soit renforcée davantage pour que la nation entière
puisse bénéficier de ses retombées
positives.
Michael Pacodi (Stagiaire)
CSPS
de Kabourou: A quand l'ouverture ?
Kabourou, village du département de Fara dans la
province des Balé, attend l'ouverture de son Centre
de santé et de promotion sociale (CSPS) depuis 2003.
Cinq ans que l'attente dure. Pourtant, les populations ont
dûment eu l'autorisation de construire. C'est le ministre
de la Santé qui a donné le feu vert par décision
n°302 en date du 17 octobre 1997. La construction de
ce CSPS figure même dans le Plan national de développement
sanitaire (PNDS) qui couvre la période 2001-2010.
En 2003, avec l'appui de l'Association des Frères
unis du Burkina et de EMMAUS, les infrastructures suivantes
ont été construites : un dispensaire, une
maternité, des toilettes, des cuisines, un forage.
Les habitants ont même contribué à installer
de l'énergie solaire au niveau du CSPS. C'est encore
les populations qui se sont saignées pour acquérir
du mobilier (lits d'hospitalisation, matelas, chaises, armoires).
En 2004, l'Etat a financé la construction d'un logement
pour agent de santé et d'un dépôt CAMEG.
Les populations ont contribué par la suite à
la construction d'un autre logement. C'est ainsi que l'ouverture
du CSPS a été inscrite dans la première
phase du PNDS (2001-2005). Mais ce rendez-vous n'a pas été
respecté. Le médecin chef du district sanitaire
de Boromo a évoqué dans un premier temps de
manque de personnel. Or en 2007, son district a eu tellement
d'agent à tel point leur déploiement n'a pas
été facile. Par la suite, les responsables
sanitaires de la région ont parlé de manque
d'équipement. Pourtant, des CSPS construits avant
celui de Kabourou ont ouvert en 2007 avec un personnel et
du matériel adéquat. Les populations de Kabourou
se demandent pourquoi leur localité ne peut-elle
pas avoir les mêmes sollicitudes. Si le ministère
a délivré l'autorisation de construire, c'est
parce que la localité remplit les critères.
Sur le plan de la distance, les populations de Kaboura seraient
à 7 km du CSPS le plus proche. Sur le plan démographique,
les habitants sont estimés à plus de 3 000.
A quel niveau se trouve alors le blocage ? C'est la question
qui mérite d'être posée. Des millions
ont été dépensés et les populations
ne voient pas leur situation s'améliorer sur le plan
sanitaire. Elles doivent encore faire des kilomètres
pour se soigner. Le ministère entendra-t-il un jour
leur cri de cur ? Dr Souleymane Sanou, responsable
des CSPS au ministère est fortement interpellé.
Une source émanant du ministère affirme que
le CSPS de Kabourou va ouvrir bientôt avec le recrutement
des agents sur "mesure nouvelle". Les populations
attendent de voir pour croire car elles ont tellement entendu
cette promesse.
Idrissa Barry
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Groupe
du 14 février
Le raz-le bol face à la passivité
de L'Etat
Quelques
responsables du G-14
La machine étatique souffre de plus en plus de pannes qui
risquent de la gripper d'ici peu si rien n'est fait, selon les
partis politiques membres du G14. C'est, conscient de cette situation
qui pourrait survenir que le groupe du 14 février a tenu
une conférence de presse le mercredi 27 août dernier
pour attirer l'attention du gouvernement. En effet, cette conférence
de presse était axée sur deux points essentiels.
D'abord il s'est agi d'évoquer les problèmes les
plus récents de la situation nationale puis de donner le
point de vu du Groupe du 14 Février sur les propositions
des commissions parlementaires relatives à certains textes
de lois concernant les partis. Pour ce qui est du premier point,
le groupe est revenu sur la froideur du gouvernement à
en découdre avec les conflits agriculteurs-éleveurs
qui perdurent jusque là. " Ils prennent souvent un
tour tragique avec morts d'hommes, et donnent lieu à étalage
de propos ethnicistes et conduisant le plus souvent à une
opposition d'agriculteurs locaux aux éleveurs peuls. Ces
conflits sont récurrents. Cette année, ils ont eu
lieu à Manga, Gaoua, Batié et Loropéni. Malheureusement,
le gouvernement ne parait aucunement préoccupé de
leur trouver une solution définitive. ". Une loi sur
le pastoralisme a pourtant été votée en 2002
à l'Assemblée nationale, mais qui demeure jusqu'aujourd'hui
non appliquée. Il faudrait donc que des questions de délimitation
des espaces et des ères de pâturages puissent faire
l'objet d'étude en vue d'une réduction de ces conflits.
C'est donc cette passivité que le G14 déplore et
condamne fermement. Il a également fait mention au cours
de cette conférence de la FEDAP/BC dont " les actions
dépassent le cadre d'une simple association ". Concernant
la corruption, il s'est agi pour le G-14 de douter de l'efficacité
de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption (HALC).
Pour les responsables de cette coalition de partis politiques,
la corruption continue et n'est pas prête à s'arrêter
vue que ses acteurs ne sont pas inquiétés. Il ne
suffit donc pas de dénoncer les contrevenants mais de les
traduire en justice afin qu'ils répondent de leurs actes.
Le deuxième axe majeur qui a également constitué
un point focal pour le G14, c'est la question relative aux propositions
de réformes politiques faites en juin 2008 par les commissions
parlementaires. A ce niveau, il loue l'effort qui a été
fait pour susciter plus de dynamisme au sein des partis et apprécie
la nouvelle définition du statut du chef de fil de l'opposition.
Dans cette réforme politique, seul peut être habilité
au titre de chef de fil de l'opposition, le parti de l'opposition
qui a le plus grand nombre de députés à l'Assemblée
et qui ne soutient le parti majoritaire pour quel que motif que
ce soit.
Michael Pacodi (Stagiaire)
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