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Les
responsables d'organes de presse
à l'école du management
Photo
de famille à l'issu de l'Atelier
Un organe de presse est aussi une entreprise. Faire de l'entreprise
de presse une réalité au Burkina c'est l'objectif
de la Société des Editeurs de Presse Privée,
la SEP, en organisant un atelier au Centre National de Presse
Norbert Zongo (CNP-NZ). Cet atelier de deux jours qui a porté
sur le thème ""Planification stratégique
et plan d'entreprise pour un management performant""
a clos ses travaux le 18 juin par une brève cérémonie.
Les participants pour la plupart des responsables d'organes de
presse (directeurs de publication, rédacteurs en chef ou
gestionnaires d'organes de presse) ont dit leur satisfaction quant
aux travaux de l'atelier. Pour Germain Bitou Nama, rapporteur
de l'atelier, le management de l'entreprise de presse est un outil
de planification et de gestion éclairée des organes
de presse. Il a exprimé l'enthousiasme des participants
d'avoir bénéficié de cette formation ainsi
que leur engagement à mettre à profit les connaissances
acquises pour le renforcement de l'assise des différents
organes .
Quant à Shérif Sy, président de la SEP, il
a souligné le fait que pendant longtemps l'accent ait été
mis sur l'environnement externe de la presse notamment en rapport
avec la juridiction et la fiscalité. Il a donc souhaité
que désormais, puisse être considérée
la gestion interne des organes de presse en tant qu'entreprises
afin de leur donner plus de dynamisme. En tant qu'organisateur
de l'atelier, M. Shérif Sy a promis que des manuels sur
le management de l'entreprise de presse devront venir d'ici un
mois d'Europe pour renforcer cette formation.. C'est à
Edouard Ouédraogo, directeur de publication de l'Observateur
Paalga qu'il est revenu de prononcer le mot de clôture de
l'atelier. Il a rappelé que de nombreux séminaires
se sont déjà tenus mais qu'ils ont toujours porté
sur les aspects purement professionnels mettant l'accent sur le
contenu des publications qui semble être la préoccupation
première des journalistes. Le présent atelier serait
donc le premier du genre et Edouard Ouédraogo a insisté
sur l'importance d'uvrer à l'émergence de
cet autre aspect de la presse. Il a émis le vu de
voir des entreprises de presse admises à la maison de l'entreprise.
Cela est porteur d'opportunités majeures pour la presse
a-t-il ajouté. Edouard Ouédraogo a terminé
par l'annonce d'un forum international sur les médias et
le développement économique qui se tiendra les 11
; 12 et 13 septembre prochains à Ouagadougou. Ce forum
cofinancé par l'Union Européenne et l'Union Africaine
compte mettre un accent particulier sur le développement
des médias à travers un fonds qui sera mis en place.
Avant de se séparer, les participants à l'atelier
ont reçu des attestations
Boukari OUABA( stagiaire)
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Halidou
Ouédraogo, la lutte continue
Malgré les nombreuses années de lutte
qui ont considérablement affecté sa santé,
Halidou Ouédraogo ne veut point courber l'échine.
L'éducation, la formation aux droits humains et surtout
la défense de ceux-ci semblent être un impérieux
devoir moral pour lui. Au regard de l'expérience démocratique
en demi-teinte qui a cours sur le continent et au Burkina Faso,
Halidou Ouédraogo et ses collaborateurs ont décidé
de la création de deux structures : la Fédération
pour l'Etude et la Promotion des Droits Humains en Afrique (FEPDHA)
et l'Institut International Sud-Nord des Droits Humains et du
Développement (ISN/DHD). Ces deux entités ont été
présentées à la presse le 14 juin 2008. L'un
des objectifs de la fondation, créée en juillet
2007, est de faire prendre conscience aux décideurs à
quelque niveau que ce soit, qu'ils ne sauraient envisager le développement
en recouvrant les droits humains d'une tunique de Nessus. Les
deux sont consubstantiels. A travers la Fondation, les expériences
des intellectuels, des activistes des droits humains, des professionnels
du développement et des chercheurs seront capitalisées
afin d'élever le niveau de conscience citoyenne et démocratique
des étudiants. Les programmes de formation vont de la problématique
développement et droits humains à la santé
publique en passant par la pauvreté, la globalisation,
le droit des personnes vivant avec le VIH/SIDA, l'environnement...
Le Bureau Exécutif de 09 membres est présidé
par Halidou Ouédraogo. Celui-ci a entre autres collaborateurs,
Fako Bruno Ouattara, Vincent Ouattara, Abdoulaye Ouédraogo.
L'Institut International Sud-Nord des Droits Humains et du Développement
(ISN/DHD), est le bras opérationnel de la fondation en
matière de formation et de recherche. Il organisera des
cours, des séminaires, des stages à l'intention
des professionnels, des étudiants et des volontaires africains
et non africains. Dans un premier temps, l'Institut délivrera
des certificats. Mais les choses évolueront graduellement
vers le système LMD (Licence-Master-Doctorat). En entendant
leurs locaux, les activités de la Fédération
et de l'Institut se dérouleront à L'ISIG et à
L'ULB. Le corps professoral est constitué d'experts confirmés
en provenance du monde entier. Les frais d'inscription sont évalués
au prorata du type et de la durée de formation souhaitée.
Arsène Flavien Bationo
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Du
02 au 06 juillet Ciné droit libre fait son festival

L'association Semfilms Burkina organise du 02 au 06 juillet
2008 à Ouagadougou la quatrième édition
du festival de films sur les droits humains et la liberté
d'expression. C'est un festival autour de films engagés.
Le festival a pour credo les trois principes suivants :
"Un film, un thème, un débat", "Une
indépendance dans la sélection et la programmation
des films", "une liberté de diffuser les
films censurés, engagés, polémiques".
Entre autre, pour cette année, "un film, un
sujet, un débat " dénonce les violations
des droits humains au Darfour, en Irak, en Côte d'Ivoire,
au Nigeria en RDC. Il réagit également au
musellement de la presse en Afrique, à la disparition
inexpliquée de Guy André Kieffer, de Jean
Helene en Côte d'ivoire, de Anna Poliskoskaia en Russie,
à l'emprisonnement de Moussa Kaka au Niger. Il met
en lumière la lutte contre l'impunité au Tchad
avec "le chasseur de dictateur", les femmes en
noir du Burkina Faso qui recueillent sur les tombes de leurs
maris assassinés.
A travers un documentaire, les femmes violées par
les casques bleues et les belligérants en RDC combattent
le silence de la société face à un
des crimes des guerres modernes. A ce festival, la musique
devient outil de défense et de dénonciation
des violations. Il transforme un monde en désespoir
en société humaine plus droite, moins chère
avec plus de liberté.
À cette 4ème édition, des personnalités
au front de lutte pour la liberté seront présentes.
Parmi elles, Clément Abaifouta, président
de l'Association des victimes des crimes et répressions
politiques au Tchad. Il milite pour que le procès
contre Hissène Habré ait lieu. Osange Silou
Kieffer, épouse du journaliste Franco-canadien Guy-André
Kieffer disparu en Côte d'Ivoire, Jamila Souley Kaka,
épouse du Journaliste Nigérien, Moussa Kaka,
correspondant de RFI et de RSF emprisonné depuis
plus de huit mois se battent pour leurs époux.
Alioun Tine : Président de la rencontre africaine
des droits humains (RADDHO), médiateur dans plusieurs
crises et défenseur des libertés, Taco Ruighaver,
directeur du festival d'Amnesty International au Pays-bas,
Jeffrey Hodgson, Administrateur et coordonnateur du festival
International du film et forum sur les droits humains (FIFDH)
de Genève en Suisse partageront leurs expériences.
Ciné droit libre c'est aussi des ateliers de formations
sur le documentaire de création et de reportage,
le concours du meilleur projet documentaire le forum, les
expositions.
Ciné Droit Libre est né après une frustration
de jeunes réalisateurs burkinabé et néerlandais,
qui ont fait le constat que certains films politiquement
incorrects avaient de la peine à être vu par
le public africain. Ils ont vécu cet apartheid cinématographique
lorsque leur film " Borry bana : le destin fatal de
Norbert Zongo " a été refusé dans
la sélection du Fespaco parce qu'il aborde la question
de la liberté d'expression et les violations des
droits humains au Burkina.
Depuis novembre 2006, le festival "Ciné droit
Libre" a été reconnu par le réseau
international des festivals de films sur les droits humains
en tant que cadre propice de défense des droits humains
et de la liberté d'expression et a été
admis comme membre. Les précédentes éditions
(2005, 2006 et 2007) ont connu un franc succès
R.S.
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Chasse
à l'homme à l'université
La crise à l'université de Ouagadougou (UO) a
pris une nouvelle tournure. Après quelques suspensions
de cours et des compositions dans les Unités de Formation
et de Recherche (UFR), le calme semblait être revenu sur
le temple du savoir. Et pourtant la sérénité
apparente du campus Zogona s'est dissipée le mardi 17 juin
suite à des affrontements entre étudiants et forces
de l'ordre.
La marche programmée par les UFR Sciences de la Vie et
de la Terre (SVT) et Sciences Exactes et Appliquées (SEA)
sur la présidence de l'université a tourné
à un chassez croisé entre étudiants et forces
de l'ordre. Malgré la présence fort remarquable
des gendarmes sur les lieux ce jour là, les étudiants
des deux UFR, sous la direction des corporations de l'Association
Nationale de Etudiants Burkinabé (ANEB) desdites UFR, ont
tenu comme dans un pari à battre le pavé. Il était
environ 09h lorsque les étudiants sont arrivés devant
la présidence de l'université, nous apprend Tao
Issouf, le délégué général
de la corporation SVT. Selon lui, leur intention était
de " marcher pacifiquement jusqu'à la présidence
de l'UO " pour rappeler au président leurs revendications.
Cependant ils ont été accueillis par des jets de
gaz lacrymogènes et des tirs d'armes automatiques, à
balles blanches et balles réelles selon les différents
témoignages. Difficile de dire qui des forces de l'ordre
ou des étudiants ont ouvert les hostilités les premiers.
Entre les deux camps, chacun se tire la couverture mais le résultat
est le même : des blessés, des arrestations, des
dégâts matériels constatés seulement
à la présidence. Sur les faits, selon le président
de l'ANEB, Derra Moumouni, on note 34 blessés dont 4 cas
graves et 64 personnes détenues parmi lesquelles 27 ont
été relaxées le 21 juin et les 35 autres
devraient être jugées le mardi 25 juin. Sur les motivations
de cette marche qui a dégénéré, les
délégués généraux des deux
corporations, Tall Amadou pour SEA et Tao Issouf pour SVT, expliquent
que c'est depuis le mois de février que leurs revendications
sont connues de la présidence. Leurs plates formes revendicatives
(PFR) ont fait l'objet de plusieurs rencontres avec les autorités
universitaires. Cependant, ont-ils affirmé, toutes ces
rencontres n'ont pu apporter de réponses concrètes.
Du côté de la présidence de l'UO, c'est un
son de cloche différent. Le président de l'UO soutient
avoir apporté des réponses à leurs revendications
comme la promesse de construction d'un batiment R+2 qui servira
de laboratoires pour les deux UFR, la mise en place d'une commission
d'étude sur la possibilité d'octroi de bourses dont
les résultats leur ont été présentés
" chiffres à l'appui ". Si ces propositions étaient
agréées, la prise en charge serait assurée
par le FONER. Sur les réponses de la présidence
de l'UO, les étudiants disent ne pas y trouver leur compte
car " les propositions sont imprécises et sans échéance
". Sur cette base, les deux UFR ont décidé
la marche du 17 juin qui fut réprimée. Depuis ces
évènements, le comité exécutif de
l'ANEB a pris les devants de la lutte, appelant les étudiants
à une grève générale. A sa conférence
de presse du 23 juin, il a réaffirmé les résolutions
adoptées en assemblée générale le
19 juin. Il s'agit d'exiger : la libération sans condition
des étudiants arrêtés, le départ sans
condition des forces de l'ordre du campus et enfin le traitement
diligent et sérieux des PFR des deux UFR. Une marche a
été programmée pour le 26 juin sur la présidence
de l'université. Le bras de fer continue donc n
Boukari Ouoba (stagiaire)
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