|
|
|
Luc
Adolphe Tiao à L'Evénement
Le
DP de l'Evénement( à gauche) saluant le Président
du CSC
Ce jeudi 10 avril 2008, Luc Adolphe Tiao, président du
Conseil supérieur de la communication et une partie de
son staff technique ont effectué une visite de courtoisie
à l'équipe du bimensuel L'Evénement.
Cette démarche a été l'occasion pour le
président du CSC de s'expliquer sur le contenu de son dernier
communiqué. Cette note mettait en garde un certain nombre
de journaux dont L'Evénement contre une dérive et
une violation de la déontologie et de l'éthique.
"Tout comme les journaux ont leur liberté d'esprit,
le CSC a également sa liberté de travailler. Ce
qui nous donne le devoir de critiquer ce que vous faites",
a affirmé le président du CSC. Et de reconnaître
que sa structure aurait dû préciser les griefs reprochés
à chacun des médias cités. Le tôlé
qu'a soulevé cette communication du CSC a fait dire à
Luc Adolphe Tiao que : "nous-nous sommes rendu compte que
la méthode de communiqué ne plait pas aux journalistes.
Ils préfèrent les auditions. Ce dont nous tenons
compte. Certes, nous avions auparavant privilégié
le dialogue mais cela ne nous empêche pas de prendre des
décisions".
La mise en demeure de L'Evénement dans l'annonce du CSC
se justifie selon son premier responsable par le fait que le dossier
sur la question de la santé du chef de l'Etat a suscité
une polémique. Selon lui, cette controverse risquait de
déstabiliser le citoyen burkinabè. "Mais nous
vous rassurons que nous n'avons pas réagi parce que l'ordre
nous a été donné. Nous sommes à un
stade où nous n'avons pas besoin que quelqu'un nous dise
ce que nous devons faire. A notre indépendance, nous y
veillons jalousement", a précisé Luc Adolphe
Tiao. Concernant la problématique de la santé du
président, Germain Bitiou Nama, directeur de publication
du bimensuel L'Evénement a renchéri : "Nous
ne sommes pas des subversifs. Nous croyons à la démocratie.
Nous savons que le sujet sur la santé du chef de l'Etat
est sensible. Soyez rassurés de notre volonté à
travailler dans le respect de la déontologie et de l'éthique".
Depuis l'existence du CSC, c'est la seconde fois que L'Evénement
est interpelé. La première interpellation avait
porté sur le fait que le journal avait publié en
2005 et ce à sa Une des photos de personnes tuées
lors de conflits entre agriculteurs et éleveurs.
Outre l'évocation du communiqué, le CSC a fait un
bref bilan de ses activités. Selon Luc Adolphe Tiao, depuis
7 ans qu'il dirige l'institution, il est heureux de n'avoir pas
suspendu un media comme cela s'est fait au Mali, au Benin, au
Togo, etc. "La plus grave décision que nous avons
eu à prendre est une mise en demeure d'un journal et la
suspension d'une émission de radio pour faute grave",
assure-t-il. Pour Germain Bitiou Nama, la présence d'un
journaliste à la direction du CSC est la meilleure chose
qui aurait pu arriver. Etant du monde médiatique, ce dernier
sait appréhender les faits et gestes des confrères.
Agissant également dans le domaine de l'amélioration
des conditions de travail de ses confrères, Luc Adolphe
espère que la Convention collective sera signée
avant mai 2008. L'établissement et la délivrance
de la carte de presse et le plaidoyer concernant la dépénalisation
des délits de presse doivent également progresser
et augurer d'un meilleur devenir pour les femmes et hommes de
médias.
Concernant l'épanouissement des médias, l'une des
satisfactions de Luc Adolphe Tiao est d'avoir uvré
à ce que certaines autorités respectent la presse,
de ce fait, elles hésitent à l'attaquer. D'autant
plus que des élites économiques ou gouvernementales
croient que le CSC se doit de les défendre bec et ongles.
"Mais à leur grande surprise, elles se rendent compte
que nous travaillons de façon indépendante. Nous
voulons être du genre juste", soutient Luc Adolphe
Tiao.
Outre ces satisfactions, le CSC reconnaît ses limites. Il
ne dispose pas de toutes les compétences humaines pour
appréhender des problématiques parfois difficiles
sur les questions de déontologie. La pluralité de
l'information au sein des médias d'Etat reste une quête.
Le CSC veut également élargir sa compétence
sur ces médias publics car pour l'heure, il n'intervient
que dans le secteur privé. Aussi, a-t-il adressé
des recommandations au gouvernement dans ce sens.
La présence de Luc Adolphe Tiao au journal L'Evénement
s'inscrit dans une série de visites au sein de plusieurs
médias de la place. Le mandat du président à
la tête du CSC arriverait bientôt à terme.
Il serait bientôt nommé ambassadeur en Occident.
Aussi sa visite pourrait s'apparenter à un au revoir aux
confrères. "Ce n'est nullement un au revoir. C'est
une visite qui avait été prévue bien longtemps",
a t-il rétorqué. N'empêche qu'il attend toujours
son décret de nomination en tant qu'ambassadeur
RS
|
|
Burkina
Faso
Une démocratie à repenser
Depuis quelques temps, il est question de "réfondation
de la vie politique nationale". Soumane Touré, Ram
Ouédraogo, Alain Zoubga, Hermann Yaméogo, Yacouba
Touré sont quelques figures de proue de cette lutte. Leur
manifeste publié le 16 avril dernier est un véritable
pamphlet contre le régime de la 4è République.
Ils estiment que ce régime a conduit le pays dans un état
de délabrement et de déliquescence prononcé,
à telle enseigne que toutes les issues sont bouchées.
Par conséquent, et selon Alain Zoubga, "il faut mettre
fin à l'impunité de toute nature, à l'injustice
politique, à la déresponsabilisation des gouvernants,
à la monopolisation des pouvoirs et à la monarchisation
en cours qui violent les principes constitutionnels de la concurrence
politique ". Pour le courant "réfondateur",
le pouvoir, "convaincu qu'il peut rouler tout le peuple tout
le temps ", n'a pas pris conscience des crises antérieures.
La plus forte étant celle du 13 décembre 1998 consécutive
à l'assassinat de Norbert Zongo. Cela a eu pour effet de
mettre le front social constamment en ébullition par des
manifestations itératives : affrontements entre policiers
et militaires, port obligatoire du casque, affaire des militaires
retraités, émeutes contre la vie chère
Il serait donc temps de changer de cap. Un changement qui ne peut
être opérant que dans le seul cadre d'une "mise
à plat" et d'un "dialogue républicain
inclusif". Malgré la composition hétéroclite
du regroupement avec des communistes, des libéraux, des
écologistes
les "réfondateurs" ne
veulent pas entendre parler de mariage contre-nature. La main
sur le cur, ils professent avoir fait table rase du passé.
Tout ce qui les intéresse et les lie à présent
résiderait dans l'intérêt supérieur
de la nation. Après les expériences lamentables
de la COB, de l'OBU et tutti quanti, les "réfondateurs"
apporteront-ils réellement une lueur d'espoir au peuple
burkinabè ? L'effet d'euphorie passé, sauront-ils
surmonter les querelles de clochers et le nombrilisme qui caractérisent
souvent ce genre de regroupement politique ?
Arsène Flavien Bationo
|
|
Reforme
du système éducatif
20% d'admis ont accès à la 6ème et
la 2nd
Le processus de reforme de l'éducation est bien
en marche. Le bilan, selon le ministre de l'Enseignement
de base, Odile Bonkoungou, est positif malgré quelques
insuffisances. La mise en uvre est effective et s'est
traduite par un impact positif malgré les insuffisances
de l'offre. Cette reforme pour la rentrée scolaire
2007/2008 a été axée sur sept (7) actions.
Ce sont l'application des principes de l'obligation scolaire,
de la gratuité des frais d'inscription et des manuels
scolaires dans les classes de 6ème et CP1, la suppression
des frais de scolarité et dotation de manuels au
primaire et la réduction de 50% de frais de scolarité
dans les CEG publics de 306 départements.
Les effectifs au niveau du primaire et du post primaire
ont augmenté suite à la mise en uvre
de la reforme. Le taux brut de solarisation est passé
de 70% à 72% dont 64% pour les filles au niveau du
primaire. Ce qui a posé un certain nombre de problèmes.
En terme d'infrastructures, des écoles ont été
construites au primaire comme au post primaire. Cependant,
le besoin en infrastructures demeure. Pour faire face à
ces urgences, le gouvernement a procédé à
la prise d'un certain nombre de mesures. Ce sont le recours
à des abris précaires, le redéploiement
du personnel enseignant pour éviter de de nombreux
postes vacantes. Outre ces difficultés, il faut ajouter
des déficits en ressources humaines, des difficultés
de financement et la mauvaise compréhension de la
gratuité. Le ministre dira à propos que la
distribution gratuite de manuels scolaires et la réduction
des frais de scolarité constitue en elles-mêmes
une gratuité. "La réduction de 50% des
frais d'inscription a été appliquée
dans tous les départements", a souligné
le ministre de l'Enseignement de base. L'obligation scolaire
et la gratuité des frais d'inscription qui sont en
cours dans 45 provinces pilotes sont un processus. L'opération
s'étendra à l'ensemble des provinces. Sur
la question de la qualité de l'enseignement, le ministre
Joseph Paré de l'Enseignement secondaire et supérieur
a indiqué que le principe est d'allier la quantité
à la qualité. Des manuels didactiques sont
donc offerts aux élèves et aux enseignants.
Le document de cadrage de la reforme permettra également
de relever la qualité de l'enseignement, mais aussi
et surtout de mettre en place un système plus adapté
et plus cohérent. Un tel système offre à
l'apprenant la possibilité de se prendre en charge.
Le document de cadrage de la reforme qui attend d'être
amendé et validé recommande l'effectivité
des cycles terminaux, le développement des compétences
par cycle, l'adéquation éducation-formation
et emploi grâce à la professionnalisation et
l'intégration des programmes sectoriels. La deuxième
phase de la reforme devrait donner la chance à tous
les admis au CEP et au BEPC de s'inscrire en 6ème
et 2nd. Ils sont actuellement 20% qui poursuivent leur cursus
scolaire.
Abdoul Razac Napon
|
La
police de proximité
Un renforcement de la stratégie préventive
" Les services de sécurité ne peuvent à
eux seuls lutter contre la criminalité dans ses formes
et manifestations diverses. L'établissement de partenariat
stratégique, dynamique et opérationnel s'impose.
" a déclaré le ministre de la Sécurité,
Assane Sawadogo, au cours de l'atelier tenu le 15 avril dernier
à Kombissiri sur la vulgarisation du concept de la police
de proximité à l'intention des médias. Ces
propos du ministre indiquent la stratégie adoptée
par le gouvernement dans la lutte contre l'insécurité
et la criminalité depuis 2003. Il s'agit d'associer toute
la communauté dans la lutte par des mesures préventives.
Chaque citoyen doit être responsable de sa sécurité
et celle des autres. Selon les responsables en charge de la sécurité,
le partenariat est l'élément de base de la police
de proximité. Depuis longtemps, un climat de méfiance
s'est installé entre les forces de l'ordre et les populations.
Cette situation constitue un véritable handicap dans la
lutte contre l'insécurité. Par la police de proximité,
les forces de sécurité veulent se rapprocher des
citoyens pour se faire comprendre et peaufiner des stratégies
d'actions communes avec eux. Pour le commissaire Guigma, la réussite
de ce nouveau concept passe par un changement de mentalité.
"Les populations doivent comprendre que les éléments
de forces de sécurité viennent de cette même
communauté et elles doivent leur faire confiance",
a-t-il soutenu. Le secrétaire général du
ministère de la Sécurité n'a pas manqué
d'interpeller les professionnels de sécurité sur
certains comportements qui entretiennent la méfiance. Il
les a invités à créer des conditions propices
à l'installation de la confiance et à se débarrasser
des habitudes du temps colonial.
Ce changement de mentalité, le ministère de la Sécurité
est conscient que c'est un long travail. C'est pourquoi une campagne
d'information et de sensibilisation est lancée à
l'endroit des populations. Au niveau des forces de sécurité,
dira le commissaire Guigma, enseignant à l'école
nationale de police, un travail est fait pendant et après
la formation. " De plus en plus, des agents sont sanctionnées
pour mauvaise conduite ", fera-t-il remarquer.
Ces campagnes de communication permettront aux uns et aux autres
de mieux appréhender les enjeux de ce nouveau concept.
Le commissaire Paul Zagré a insisté sur un des points
qui sèment déjà la confusion. Les éléments
des comités locaux de sécurité ne sont pas
des indicateurs commis à la police. Le concept vise à
intégrer les communautés au mandat opérationnel
des forces de sécurité dans la gestion de la sécurité
par la prévention de l'insécurité n
Abdoul Razac Napon
uvres caritatives
Sos Paspanga vole au secours des démunis
Ces
femmes ont apprecié le geste
L'association Sos Paspanga a offert 4 tonnes de vivres aux femmes
démunies de la Cour de solidarité de Ouagadougou.
Sos Paspanga est une association qui mène des actions en
faveur des populations défavorisées. Ce geste de
4 tonnes de vivres correspond à trois mois de nourriture
pour ces 96 femmes. Un geste bien accueilli par les pensionnaires
de cette cour. La porte-parole de ces femmes a traduit toute sa
reconnaissance à l'endroit des donateurs. Pour Jacques
Verleure, commissaire aux comptes de l'Action humanitaire hors
de la métropole, cette action s'explique par le contexte
de la crise alimentaire. Première opération du genre,
l'association compte poursuivre cette initiative en direction
des démunis. Après Ouagadougou, c'est Bilanga dans
la Gnagna et Bawiga dans le Ziro qui bénéficieront
du précieux soutien de l'association. La distribution des
vivres, selon le commissaire aux comptes, devrait contribuer à
l'amélioration momentanée des conditions des pensionnaires.
Sos Paspanga intervient prioritairement dans les domaines de la
santé, du social et de l'eau n
A.R.N.
|
|