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Fête
de l'arachide
Les femmes rivalisent d'ingéniosité
Il
est même envisagé la construction d'une mini industrie
dans la zone
Le dimanche 09 mars 2008, le Centre populaire des loisirs (CPL)
de la commune de Garango (dans la province du Boulgou) a abrité
la quatrième édition de la fête de l'arachide.
Cette édition était placée sous le thème:
"Dynamisation des cultures de saison sèche".
L'un des objectifs poursuivis par ses initiateurs est de promouvoir
la production, la transformation, la consommation et la commercialisation
de l'arachide et de ses sous-produits. Ils estiment par ailleurs
que la fête de l'arachide constitue la première manifestation
culturelle traditionnelle de la région bissa.
En effet, la zone de Garango est considérée comme
une zone de grande production et de consommation de l'arachide.
En 2006, la production d'arachide dans la province du Boulgou
était estimée à 15 079 tonnes. Sa culture,
bien que pratiquée par tous, reste encore un créneau
beaucoup occupé par les femmes. Pour cette année
2008, la tenue de la quatrième édition de la fête
de l'arachide est intervenue juste 24 heures après la célébration
du 08 Mars dont le thème international était: "
Investir dans la femme et la jeune fille ". Quoi de plus
normal si l'aire d'exposition et de vente de l'arachide et de
ses dérivés est essentiellement occupée par
l'autre moitié du ciel ! Pour attirer la clientèle
vers leurs produits, les femmes bissa ont montré d'ingéniosité.
C'est le cas de Mme Bandaogo Fatoumata, coordonnatrice de l'Association
pour la promotion de la femme de Dassoui. Elle et quelques membres
de son association occupent un stand. " Pour cette fête,
en plus de l'arachide sautée à l'huile que nous
proposons à la clientèle, il y a du couscous de
mil torréfié à l'huile d'arachide, du dêguê
(fait à base d'un mélange de mil, d'arachide et
de yaourt) ", déclare-t-elle. Venu de Ouagadougou,
Dilompo Sié n'a pu résister à l'envie de
goûter à ce dêguê. Pour lui: " C'est
un mets que je trouve original et c'est vraiment bon ". Pour
sa part, Salimata Zéba offre aux acheteurs des tableaux
dont les dessins sont élaborés à partir de
graines d'arachides. " La carte de l'Afrique, des tableaux
en forme de cur ou de canari sont quelques-uns des tableaux
que je vends. Pour la couleur rouge (du cur), je l'ai obtenue
en plongeant les graines d'arachide dans du jus de bissap. Lorsque
les graines ont séché, je les ai ensuite plongées
dans du verni pour qu'elles aient de l' éclat". Ses
tableaux, Salimata les vend 1000 frcs CFA l'unité. Une
belle idée que pourraient bien tricher les femmes gourounsi
pour concevoir à leur tour, des tableaux à partir
de crocs de chiens ou de porcs que les leurs auront au préalable
dévorés au "21 de Réo".
Selon le maire de Garango, bien que l'arachide soit l'objet d'une
forte autoconsommation par sa population, elle est aussi une source
de revenu non négligeable pour celle-ci, surtout les femmes.
Afin d'en tirer le maximum de gain, André Zouré
incite ses concitoyens à cultiver les semences d'arachide
améliorées. A long terme, sa vision est de créer
une mini-industrie de transformation de l'arachide produite dans
la zone. Pour ce faire, il a déjà entamé
des démarches dans ce sens avec des partenaires qui appuient
sa commune.
Le sport s'est également invité à cette fête
de l'arachide, à travers la finale de la première
édition de la coupe du maire. C'est l'équipe du
secteur 07 qui l'a emporté face à celle du secteur
06. Ce tournoi a regroupé 12 secteurs et villages de la
commune. En match de lever de rideau, les femmes bissa ont eu
pitié des mangeuses de grenouilles (femmes yadcé)
en leur concédant un score nul d'un but partout.
Souleymane Zaré
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Pâques
Le Christ a vaincu la mort, le peuple exulte
!
"Jour de fête, jour de joie. Alléluia,
alléluia. Pâques de Jésus-Christ. C'est le
jour que Dieu a fait. Eternel est son amour. Alléluia,
alléluia ! ". Le 23 avril 2008, ce refrain est repris
en chur par les fidèles chrétiens. C'est la
Pâques ! Après 40 jours de jeûne et de privation,
l'heure de la délivrance a sonné ! Le Christ est
ressuscité d'entre les morts. Les croyants ont la foi qu'il
leur ouvre l'éternité par sa passion et sa mort-
résurrection. D' où cet autre chant : "Nuit
de victoire, nuit de résurrection, nuit du salut des hommes
!". Voici le contenu de l'évangile en Jean 20, 1-9
: " Après la mort de Jésus, le premier jour
de la semaine, Marie Madeleine se rendit au tombeau de grand matin,
alors qu'il faisait encore sombre. Elle vit que la pierre avait
été enlevée du tombeau. Elle courut donc
trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus
aimait, et elle leur dit : On a enlevé le Seigneur de son
tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis.
Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut
plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant,
il vit que le linceul était resté là ; cependant
il n'entra pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arriva à
son tour. Il entra dans le tombeau, et il regarda le linceul resté
là, et le linge qui avait recouvert la tête, non
pas posé avec le linceul, mais roulé à part
à sa place.
C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé
le premier au tombeau. Il vit et il crut. Jusque-là, en
effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture,
il fallait que Jésus ressuscitât d'entre les morts".
Avant la Pâques telle que vécue actuellement, dans
l'Ancien Testament, Moïse avait institué une fête
(Pessah) pour rappeler le passage de la Mer Rouge par les Juifs
lorsqu'ils quittèrent l'Egypte. Cette célébration
commémorait la fameuse nuit de la libération d'Egypte.
Quand le peuple, tout équipé pour partir en voyage,
attendait dans la foi que se produise le dixième fléau
(la mort des premiers nés) qui ferait fléchir le
pharaon d'Egypte et autoriserait enfin le départ. Ils passèrent
grâce à Dieu à pied sec la Mer Rouge. Mer
qui pour eux symbolisait la mort. Dans la Pâques actuelle,
cette idée de " passage " est reprise. Il s'agit
de passer d'un état à un autre. Du péché
à la vie. Pour Saint Paul, c'est " mourir avec le
Christ pour ressusciter avec lui ". Ce passage mène
le croyant de la table de la Sainte Cène (institution de
l'Eucharistie par le Christ le Jeudi Saint) à l'aube de
la Résurrection en passant par la Croix dressée
à Golgotha. Tous ces faits ont lieu au cours de la Semaine
Sainte qui commence le dimanche des Rameaux pour s'achever dans
la nuit de Pâques. Elle commémore le repas de la
Cène, la Passion du Christ, sa mort sur la Croix puis sa
résurrection. Dans le Nouveau Testament, Jésus est
identifié à l'agneau pascal. En effet, selon les
saintes écritures, par le sang du Christ, le nouveau peuple
de Dieu est libéré de la mort et peut entrer dans
une vie nouvelle qui est la vie du Royaume de Dieu. En ressuscitant
le troisième jour, le Christ a fait connaître la
réalité de ce projet. Il est "l'homme nouveau"
que chaque chrétien est appelé à devenir
avec lui. C'est pour cette raison qu'il est recommandé
aux Chrétiens de mettre à profit les 40 jours pour
faire le vide en eux-mêmes, se ressourcer, passage obligé
vers la vie, la lumière. La Pâques fait partie des
fêtes d'obligation de l'Eglise Catholique. C'est aussi l'occasion
pour le Pape de prononcer sa bénédiction urbi et
orbi (Pour la ville -de Rome- et pour le monde). Le 11 mai prochain,
50 jours après Pâques, les chrétiens fêteront
la Pentecôte, la descente de l'Esprit Saint n
Arsène Flavien Bationo
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Médias
RfI outille les radios locales

Radio France Internationale (RFI) a offert du matériel
de diffusion à une dizaine de radios locales du Burkina.
C'était le vendredi dernier. Ce qui porte à
vingt le nombre de radios locales privées qui disposent
de cette technologie. Une réunion avec les radios
locales a précédé la rémise
du matériels à l'Hôtel de France, sise
à Paspanga. Ce don a été accompagné
d'une séance de formation sur l'utilisation des appareils
flambant neufs. Un système de diffusion de programme
appelé " Ordispace " a été
mise au point par RFI pour alimenter en simultané
les radios locales partenaires. Ordispace est un système
conçu uniquement pour la réception des programmes
de RFI. Il n'existe pas une possibilité de feedback.
Le terminal de réception Ordispace (mini ordinateur)
est relié à une antenne satellite worldspace.
Il peut stocker plus de 2500 heures de programmes audio.
Ce terminal de réception est équipé
d'une base de données pré installée
d'émissions et de programmes musicaux. Pour ses concepteurs,
le système sera une vitrine pour les radios partenaires
dans la réception des programmes. Désormais,
les radios sont indépendantes dans le choix des émissions
produites par RfI. Les programmes sont envoyés tous
les jours sur l'Ordispace installé dans la station
de radios via satellite. La radio sélectionne les
émissions correspondantes à sa grille de programme
et suivant son centre d'intérêt. Les radios
ont également la possibilité d'élaborer
leurs conducteurs, leur liste de lecture de programme et
les diffuser automatiquement. "On n'impose rien aux
radios, tout ce qu'on demande, c'est l'utilisation de notre
matériel. Il sera retiré et attribué
à une autre radio si la première ne s'en sert
pas", a déclaré Nathalie Guithout, administrateur
régional à RFI. De toute façons, fera-elle
remarquer : " je ne vois pas l'intérêt
qu'a une radio de garder un matériel qui ne lui sert
pas ". Néanmoins, un questionnaire sera soumis
aux radios pour suivre l'utilisation du matériel
offert gratuitement.
RfI explique sa démarche par un constat fait en Afrique.
Les radios locales en Afrique sont à l'écart
du flux d'informations. Le manque de ressources est la principale
cause. Son objectif était alors de trouver une solution
pour les petites radios locales isolées. Elle a donc
créer et développer un outil. Un outil qui
permet de recevoir rapidement et directement en toute fiabilité
par satellite des données audio, textes et images.
Avec Ordispace, il suffit seulement de disposer de l'électricité
et d'orienter votre antenne vers le satellite pour recevoir
le programme de RFI.
Celle qui a pour slogan " La radio du monde "
fera savoir que son action est une continuité de
la coopération entre elle et les radios africaines.
Une coopération vieille de plus de trente ans. L'engagement
de la radio en Afrique se comprend aisément, selon
Nathalie Githout. 70% des auditeurs de RFI se trouvent en
Afrique, a-t-elle souligné.
Abdoul Razac Napon
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Maquis
les kundé
Transparence pour un nouveau départ
16 mars 2007. Dans un déchaînement de violence,
les maquis " Kundé " sont mis à sac par
des populations sur excitées. A l'origine de ces casses
et pillages, la découverte d'un corps mutilé dont
le sieur Maïga serait le présumé assassin.
La relation est vite établie entre Maïga et les responsables
des Kundé. Ils seraient en relation d'affaires et le corps
retrouvé ne participerait que d'un sacrifice rituel pour
booster encore plus les affaires des maquis. Un an après,
soit le 16 mars dernier, faisant le bilan des évènements,
Dominique Tapsoba, DG des Kundé et ses collaborateurs affirment
qu'ils ne " connaissent ni de près ni de loin le nommé
Maïga ". Ils ajoutent que seules des personnes malveillantes
et jalouses de leur réussite ont distillé la rumeur
pour stopper la progression des maquis Kundé. Parmi les
quatre maquis qui ont été saccagés, deux
ont été réhabilités dont celui de
la Cité An II. Les gérants des maquis disent avoir
désormais pris conscience de la nécessité
de communiquer. Pour eux, leur réussite, loin d'être
occulte, a bel et bien une histoire. Elle serait le fruit de leurs
"sacrifices", de leur "persévérance"
et de leur "longue amitié". Ils auraient même
hypothéqué d'autres biens pour que se réalise
le projet de ces Kundé. Par ailleurs, ils disent n'avoir
aucune accointance avec une quelconque autorité politique.
Bien que les faits (l'assassinat et la destruction des biens)
remontent à un an, la "procédure suit toujours
son cours" en justice. Les gérants des maquis se débattent
donc comme ils peuvent pour se légitimer auprès
de l'opinion et recoller ainsi les morceaux du puzzle n
Arsène Flavien Bationo
Militaires retraités
Baïllonnés dans leurs droits
Les militaires retraités ne comprennent pas l'arrestation
de l'ex-sergent Clément Ouédraogo. Leur camarade
aurait été enlevé à son domicile et
conduit directement à la MACO. "Je précise
que c'est un enlèvement, un abus de pouvoir", a déclaré
le sergent Malo. L'arrestation de Clément Ouédraogo
a été selon ses camarades ordonnée par le
ministre de la Défense pour l'empêcher de mobiliser
ses camarades. L'alibi est que ce militaire à la retraite
a porté atteinte à la sûreté de l'Etat.
Les manifestations des militaires retraités avaient été
qualifiées d'illégales. C'est pour donc se conformer
aux lois qu'ils ont décidé de créer une association.
C'est au moment de la constitution de ce regroupement que le ministre
de la Défense ordonne l'arrestation de leur leader. "Mais
de quels droits peut-on nous empêcher de créer l'alliance
des retraités militaires ?". Ces retraités
estiment que la discipline de la grande muette ne peut plus s'appliquer
à eux. Ils sont des civils, avec les mêmes droits.
D'ailleurs, l'armée ne les reconnaît plus. Le sergent
Malo et ses camarades s'inquiètent pour le Burkina. Ils
constatent que la justice est personnalisée et privatisée,
la lutte des classes est mal ajustée. Pour eux, un pays
sans justice est une jungle avec tous les dérapages possibles
n
Abdoul Razac Napon
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