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Présidence
de l'UO
Travaux d'Hercule pour le Pr Coulidiaty

Depuis le 27 décembre 2007, le Pr Jean Coulidiaty est le
nouveau Président de l'Université de Ouagadougou
(UO). Il remplace le Pr Odile Germaine Nacoulma à ce poste.
Celle-ci a présidé aux destinées de l'UO
près de deux ans durant. Professeur titulaire de physique,
Jean Coulidiaty arrive à la tête d'une institution
confrontée à d'énormes difficultés.
Il va falloir bien les circonscrire pour y appliquer la thérapie
adéquate. Serait-ce un remède de cheval ? On attend
de voir. Au nombre des goulots d'étranglements de l'UO,
la croissance exponentielle des effectifs, l'insuffisance des
infrastructures, les problèmes relatifs à la remise
des copies et aux calculs des moyennes des étudiants, les
revendications corporatistes de tous ordres
Parlant justement
de telles revendications, le lendemain de la nomination, en Conseil
des ministres, du Pr Jean Coulidiaty, soit le 21 décembre,
le personnel ATOS (Agents Techniques, Ouvriers et de Soutien)
a organisé une marche suivie de sit-in au sein de l'Université.
Les réclamations avaient, entre autres, trait à
la convocation de la commission d'avancement du personnel ATOS,
à l'application du plan d'action de formation et de perfectionnement
de personnel de l'Université de Ouagadougou 2006-2008 ;
à l'institution d'un cadre permanent de rencontre entre
les premiers responsables de l'université et les délégués
du personnel. C'est avec le nouveau président que ces différents
points devraient être discutés. Quand on sait le
rôle joué par ses agents au sein de l'Université,
ce serait certainement se méprendre que de balayer du revers
de la main ces revendications. D'ailleurs, l'administration de
l'UO était sur le " point mort " le 21 décembre
dernier. Ce qui n'a pas permis à de nombreux étudiants
de s'inscrire. De façon générale, la conjugaison
de tous ces facteurs a entraîné la perte sèche
de tout le premier trimestre dans certaines UFR. Aujourd'hui,
l'administration universitaire s'atèle à gérer
les conséquences occasionnées par cette perte. Mais
les répercussions sont telles que ces tentatives empiètent
sur le bon déroulement du calendrier universitaire. Beaucoup
d'acteurs craignent donc que cette situation ne se traduise, au
finish, par de sérieux revers dans la formation des étudiants.
Face à un tel tableau, la tâche du Pr Coulidiaty
s'annonce pour le moins ardue. Comment recoller les morceaux du
puzzle ? Telle semble être la question noeudale. Pour y
répondre, le Pr Couldiaty se laisse guider par sa lettre
de missions. Celle-ci lui assigne les rôles suivants : contribuer
à définir, à élaborer et à
mettre en uvre la politique nationale en matière
d'enseignement supérieur et de recherche scientifique ;
assurer la coordination et le contrôle de l'ensemble des
activités administratives et pédagogiques de toutes
les structures d'enseignement et de recherche scientifique de
l'UO. Viennent en appoint, l'élaboration des programmes
annuels de travail, le respect des franchises universitaires et
le maintien de l'ordre, la bonne gestion des infrastructures ...
Afin que toutes ces attributions soient traduites en actes concrets,
le Pr Coulidiaty entend uvrer à l'avènement
d'une " université globale dans un campus durable
". En termes moins métaphoriques, il s'engage à
lutter contre la corruption et les pratiques illicites qui ont
cours sur le campus, à encrer davantage l'université
dans son environnement, tout en veillant à lui trouver
un label international. Dans cette perspective, le nouveau président
fait de la mise en uvre effective du système LMD
(Licence-Master-Doctorat) l'un de ses axes majeurs d'intervention.
Jean Coulidiaty saura-t-il redorer significativement le blason
du "temple du savoir" ?
Arsène Flavien Bationo
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Ciné
clubs
Une fédération pour dynamiser le 7è art !
Un vide juridique vient d'être comblé dans l'univers
du cinéma. En effet, le Burkina Faso dispose depuis ce
05 janvier de sa Fédération Nationale de Ciné
Clubs (FNCC). Cette fédération comprend un Conseil
National présidé par le réalisateur Guy Désiré
Yaméogo et un bureau exécutif dont Habibata Barry
est la Secrétaire Générale. Elle est accompagnée
dans sa tâche par treize autres collaborateurs. Avec cette
fédération, les différents Ciné Clubs
du pays parleront désormais, tous d'une même voix.
Les responsables entendent ainsi mieux coordonner et planifier
leurs activités. D'ores et déjà, la FNCC
a l'entier soutien du FESPACO. Le Délégué
Général, Baba Hama, en est du reste membre d'honneur.
Quant au cinéaste Gaston Kaboré, il en est l'un
des deux parrains. Tous saluent la mise en place de la structure.
Les Ciné Clubs sont en effet des creusets de formation.
Formation à la conception. Formation à la critique
cinématographique
Le 7è art burkinabè
ne peut valoir des lauriers au pays que s'il est justement animé
par des hommes et des femmes qui ont l'amour du métier
et les compétences techniques requises. Cette fédération
peut donc contribuer à renforcer la position du Burkina
comme pays de l'audiovisuel. Elle peut surtout apporter un souffle
nouveau à un secteur qui en a grandement besoin. Mais pour
y arriver, il faudra une implication réelle et totale de
tous les acteurs. Cet engagement, le bureau exécutif l'a
pris. Dans ce sens, l'une des principales actions que s'assigne
la Secrétaire Générale devrait consister
en l'implantation des Ciné Clubs dans les zones les plus
reculées du pays. Avec ce pas qui vient d'être franchi,
le Burkina peut maintenant accéder à la Fédération
Internationale des Ciné Clubs. Et le Délégué
général du FESPACO s'engage à s'investir
pour que le pays ait une place de choix au sein de cette instance.
Au final, cinéastes et cinéphiles peuvent en être
fiers. Une autre tribune leur est offerte pour expérimenter
avec bonheur la magie du cinéma : osciller entre la capture
plus ou moins brute du réel (le document) et la construction
d'un espace imaginaire (le rêve) !
Arsène Flavien Bationo
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Soulèvement
populaire du 03 Janvier 66
Les syndicalistes s'en souviennent
42 ans après
Les
Burkinabè ont célébré le 42
e anniversaire du soulèvement populaire le 3 janvier
passé. Comme à l'accoutumée, les syndicalistes
qui ont été les principaux acteurs de cette
lutte de 1966 ont marqué l'événement.
Cette année, les responsables syndicaux des travailleurs
et leurs militants se sont retrouvés à la
Bourse du travail de Ouagadougou pour commémorer
l'événement. Dans une déclaration commune,
les 7 centrales syndicales et les 11 syndicats autonomes
sont revenus sur les causes des événements
du 03 Janvier 1966 qui ont précipité la chute
de la première République. Flatté par
sa victoire de 99,97% des voies, à l'élection
présidentielle d'octobre 1965, feu le président
Maurice Yaméogo avait réussi à faire
grimper son impopularité auprès des travailleurs
et de la jeunesse voltaïques par des mesures antisociales
dont l'abattement de 20% des salaires. Malgré une
restriction " des libertés démocratiques
et syndicales " pour pouvoir appliquer ces mesures,
la 1ère République ne résistât
pas face la mobilisation et la détermination de la
masse à travers la grève du 03 Janvier 1966.
Après ce rappel historique, les syndicats sont revenus
sur le contexte sociopolitique national actuel. Un contexte
qui n'est pas loin de celui de 1966. Cherté de la
vie, atteintes à la liberté syndicale, cas
du SAMAE (Syndicat autonome des agents du ministère
des affaires étrangères.), persistance de
l'impunité, malversations relayées par la
presse récemment sur le PDDEB et la Direction générale
des douanes
.. Raisons pour lesquelles, les responsables
syndicaux ont encore appelé leurs militants à
la mobilisation dans les luttes futures pour une meilleure
gestion des biens publics, contre les mesures antisociales
et contre l'impunité. Après la déclaration
commune lue par Tolé Sagnon, serétaire général
de la CGT-B, c'était autour de Guiro Boussé,
militant du SYNTER et enseignant d'économie au lycée
technique de Ouagadougou, de livrer aux militants "quelques
éléments d'histoire sur le mouvement syndical
" à travers une conférence publique.
Le conférencier a livré un cours d'histoire
aux participants sur les origines du syndicalisme en Occident,
en Afrique et au Burkina Faso. Le syndicalisme n'est pas
un mouvement spontané, selon M. Guiro. Il est le
résultat des différentes transformations sociales
qui ont abouti au capitalisme en Occident. Le syndicalisme
est alors une conséquence du capitalisme avec les
travailleurs qui ont pris conscience de leur situation et
qui refusent désormais de se laisser exploiter par
les propriétaires des moyens de production. Même
s'il faut reconnaître que partout dans le monde, les
syndicats mobilisent aujourd'hui moins qu'hier, leur capacité
à faire changer les choses demeure. Selon M. Guiro,
ce qui s'est passé en Guinée en janvier 2007
avec les syndicats est un exemple. Tout près de nous,
l'unité d'action des syndicats burkinabè depuis
1999 donne à espérer aux travailleurs n
Moussa Zongo
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L'Unesco
lance deux programmes au Burkina
Les 17 et 18 décembre dernier, un séminaire de formation
des membres des comités nationaux " Mémoire
du monde " et " Information pour Tous " s'est tenu
dans l'enceinte de la Commission nationale pour l'Unesco. Au cours
de ces deux jours de travail, les textes organiques des deux comités
ont été présentés et approuvés.
A l'initiative du bureau multi-pays de Bamako une première
réunion de concertation avait réuni dans le dernier
trimestre 2006, une dizaine de responsables des bibliothèques
et Archives, des responsables d'institutions audiovisuelles et
des fonctionnaires de la Commission nationale pour l'Unesco. Objectif
: présenter les deux programmes et inviter le Burkina à
travailler à la mise en place de ses comités nationaux.
Les participants à cette première rencontre se sont
constitués en comité d'initiative qui s'est aussitôt
mis au travail. Recenser de potentiels membres des deux comités
et préparer les textes organiques ont constitué
la mission de ce comité d'initiative. Avant la tenue de
cette rencontre qui s'est révélée être
une rencontre constitutive des deux comités nationaux "Mémoire
du monde " et " Information pour Tous ", Ouagadougou
a eu à accueillir du 18 au 20 juin 2007 une réunion
sous-régionale (Mali, Niger, Burkina) autour de ces deux
programmes de l'Unesco qui a permis d'exposer les outils pour
une maîtrise de ces programmes. Mais quel est le contenu
de ces programmes ?
Mis en place depuis 1992, le programme Mémoire du monde
vise trois objectifs essentiels : faciliter la conservation du
patrimoine documentaire mondial à l'aide de techniques
appropriées, mieux assurer un accès universel au
patrimoine documentaire et susciter un intérêt des
communautés nationales tant pour l'existence que pour la
conservation de ce patrimoine. Il n'est que de voir le rythme
auquel disparaît le patrimoine documentaire entreposé
dans les bibliothèques et les Centres de conservation des
archives pour se persuader de la pertinence de ce programme. Dans
le but d'encourager les Etats à s'inscrire dans ce programme,
un prix dénommé " prix Mémoire du monde
" a été créé, lequel est attribué
tous les deux ans. A travers le comité Mémoire du
monde, le Burkina possède désormais un canal approprié
pour la sélection des uvres nationales à inscrire
au registre de la Mémoire du Monde.
Ce programme quant à lui vise notamment à promouvoir
la réflexion et le débat au plan national et international
sur les défis éthiques, juridiques et sociétaux
de la société de l'information, élargir l'accès
à l'information du domaine public par l'organisation, la
numérisation et la préservation de l'information,
soutenir la production de contenus locaux et assurer leur disponibilité,
promouvoir l'utilisation des normes internationales et les meilleures
pratiques en matière de communication, d'information et
d'informatique ainsi que la mise en réseau des informations
et des connaissances.
A la fin 2006, on pouvait dénombrer plus de 50 comités
nationaux. Le Burkina Faso qui vient de mettre en place ses comités
nationaux doit pouvoir bénéficier de l'expérience
accumulée par ses prédécesseurs. D'ores et
déjà les comités nationaux du Burkina qui
ont bénéficié d'équipements informatiques
financés par le bureau multi-pays de Bamako s'activent
pour leur reconnaissance officielle. Le séminaire avait
en outre recommandé que soit élaboré un règlement
intérieur et que le travail d'implantation soit poursuivi
partout où c'est nécessaire afin de doter le Burkina
de structures réellement représentatives et efficaces
n
GBN
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