Libye
Menace de guerre civile

Par Newton Ahmed Barry
Kadhafi éliminé, les nouveaux maitres de Libye
ont du mal à s'accorder sur la gestion du pouvoir. Moustapha
Abdeljalil, président du Conseil national de transition
(CNT) l'a reconnu : la Libye est au bord de "la guerre
civile". Les rebelles qui ont combattu le " guide
" veulent leur part de butin ou tout simplement désirent
garder ce qui leur revient. L'Est du pays, le royaume de l'or
noir, en est un exemple. Un groupe d'hommes dirigés par
un certain Zentane contrôle l'aéroport international
de Tripoli. L'Ouest du pays est contrôlé par les
milices de Misrata. Et les Berbères avec leur drapeau
bleu, vert et jaune délimitent leur territoire. Avec
les armes déversées par les puissances occidentales
qui sont entre autres les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne,
les combats violents continuent.
Même si le CNT tente de calmer le jeu en distribuant des
postes dans l'administration, les divergences se font très
fortes. Et leur règlement pour l'heure se fait armes
au poing.
Ce mardi 03 janvier 2012, des affrontements armés entre
une milice de Tripoli et des combattants originaires de Misrata
ont fait quatre morts et une dizaine de blessés à
Tripoli.
"Soit nous répondons sans faiblesse à ces
événements qui entraînent les Libyens dans
une confrontation militaire que nous ne pouvons accepter, soit
c'est la sécession et la guerre civile", a affirmé
Moustapha Abdeljalil. Plus tard, il reconnait que " sans
sécurité, il ne peut y avoir de justice, de progrès,
d'élections. Il n'y a pas de sécurité tant
que les combattants refusent de rendre leurs armes. "
Le CNT avait pensé contenter tous ces ex-rebelles en
les intégrant dans l'armée officielle de la nouvelle
Libye, mais celle-ci tarde à se mettre en place. La cause
: les dissensions : la nomination de Youssef al Mankouch au
poste très convoité de chef d'état-major
a été rejetée. En attendant de trouver
meilleures solutions, les violences se poursuivent en Libye.
Les populations sont en train de regretter la stabilité
de l'époque Kadhafi n
Présidentielle au
Sénégal
Youssou Ndour sur la ligne de départ
Au Sénégal, l'artiste-musicien, Youssou N'Dour,
52 ans, se présentera à la présidentielle
du 26 février prochain. Sa candidature vient s'ajouter
à une vingtaine d'autres dont celle du président
sortant Abdoulaye Wade, âgé de 85 ans. "Youssou
Ndour a le droit de poser sa candidature, étant un citoyen
sénégalais", a déclaré Omar
Pène, leader du groupe Diamono.
Youssou, lui, se dit "l'alternative à l'alternance"
et sa candidature est venue répondre à la "sollicitation"
de ses compatriotes face a un clan politique qui a du mal à
s'entendre sur une candidature unique. Certes, Youssou est un
néophyte en politique mais les vieux politiciens gagneraient
à le prendre au sérieux au regard du fort désir
des Sénégalais de voir se renouveler la classe
politique. Pour consolider sa position, Youssou Ndour doit savoir
aussi rendre son programme politique, économique et social
alléchant.
Dans le monde artistique, sa candidature est diversement appréciée.
"Je trouve que c'est une décision courageuse mais
dangereuse", a affirmé le reggeaman ivoirien, Alpha
Blondy. Alpha explique son inquiétude par le fait qu'"on
peut être un excellent chanteur, sans être un excellent
politicien ". De ce fait, il avise Youssou d'y aller avec
"beaucoup de prudence " car la politique est un jeu
où tous les coups sont permis.
Le saut de Youssou Ndour dans la politique ressemble fort bien
à celui du président haïtien, Michel Martelly.
Pour un coup d'essai, ce fut la consécration pour ce
dernier. Il est devenu contre toute attente président.
Et c'est certainement cette audace qui guide Youssou. Ce dernier
en plus d'être homme d'affaires est également le
président-directeur général du groupe de
presse Futurs Médias ayant une station de télévision,
une radio et un quotidien, L'Observateur.
Ramata Soré
Allemagne
Le président veut museler la presse
Bild, l'un des journaux allemands à fort tirage, 12 millions,
a affirmé le lundi 02 janvier que Christian Wulff, le
président allemand avait tenté de faire pression
sur son rédacteur en chef. Le président voulait
empêcher la publication d'un article portant sur les conditions
d'un prêt immobilier de 500 000 euros qu'il a obtenu en
2008 et cela à un taux très avantageux. Christian
Wulff a obtenu ce prêt grâce a un couple d'amis
entrepreneurs alors qu'il était Ministre-président
de l'Etat régional de Basse-Saxe. Le comble pour Wulff,
c'est qu'il a laissé sur le répondeur du Bild
un message le menaçant de poursuite judiciaire si l'information
venait à être publiée. Le malheur n'arrivant
jamais seul, un autre journal, Die Welt am Sonntag, a également
déclaré avoir subi des pressions de Wulff. En
Allemagne, toute la presse s'est liguée contre le président
et se dit choquée par son attitude d'un autre âge.
"C'est une grave atteinte à la liberté de
la presse. Il a usé de son influence pour empêcher
la diffusion d'informations critiques. C'est inconciliable avec
la liberté de la presse !", a affirmé Hendrik
Zörner du syndicat allemand des journalistes. Confronté
à une vague d'appels à la démission, ce
mercredi 04 décembre 2012, le président a refusé
de démissionner affirmant qu'il n'a pas commis d'actes
illégaux. Par contre, il a présenté des
excuses et a reconnu avoir proféré des menaces
à l'endroit des journalistes. En juin 2010, Wulff remplaçait
Horst Köhler contraint à la démission. La
cause : il avait justifié l'intervention militaire allemande
en Afghanistan par la défense d'intérêts
économiques. D'ailleurs, son voyage en juin 2010 au Burkina
Faso avait été annulé à cause de
cette soudaine démission. La crédibilité
de Wulff étant entachée par cette série
d'erreurs, le Financial Times Deutschland affirme que ce dernier
n'est plus à la hauteur de son rôle de président.
Désormais, son sort est entre les mains de la chancelière
Angela Merkel n
Ramata Soré