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Le President Obama au Ghana
" L'avenir de l'Afrique appartient aux africains "



Le président américain Barak Obama est arrivé le vendredi 10 juillet à Accra, capitale de la République du Ghana. Il venait du sommet du G8 qui s'est tenu à L'Aquilla en Italie. Peu avant son arrivée dans la capitale ghanéenne, Human Rights Watch, une ONG qui a son siège à New York, a recommandé au chef de l'exécutif américain d'œuvrer pour que le Ghana ne soit pas le seul îlot de démocratie et de bonne gouvernance en Afrique de l'Ouest, voire en Afrique. L'ONG de défense des droits humains demande au chef de la superpuissance économique et militaire de la planète de faire en sorte pour promouvoir la bonne gouvernance, source de progrès et de développement de l'Afrique. L'exemple du Ghana doit servir de tache d'huile pour ce continent.
Le président américain, Barack Obama, n'est pas venu au Ghana pour donner des leçons aux dirigeants africains. Toutefois, dans le discours qu'il a prononcé le samedi 11 juillet devant le Parlement ghanéen, des chefs d'Etat et de gouvernement africains doivent en tirer des leçons pour eux-mêmes et pour les pays dont ils ont la charge de conduire vers le développement. Dans son discours, le président Barack Obama a souligné l'importance de la démocratie et de la bonne gouvernance dans le développement du continent et la prospérité des africains.
Comme il l'avait fait au Caire pour les dirigeants des pays du Proche et Moyen-Orient, le discours qu'il a prononcé devant le Parlement ghanéen s'adressait à tout le continent africain. Le dirigeant américain a tout d'abord félicité le peuple ghanéen pour sa maturité politique. Il a dit en substance : " Le peuple du Ghana a travaillé durement pour placer la démocratie sur un pied plus ferme, avec des transferts pacifiques de pouvoirs même suite à des élections contestées…Nous estimons que le Ghana peut être un extraordinaire exemple de succès pour l'ensemble du continent".
En fait de politique africaine des Etats-Unis, de politique étrangère tout court, le président Obama n'a pas varié depuis son discours d'investiture prononcé le 21 janvier à Washington. Voici ce qu'il disait dans son allocution d'investiture : "A ceux parmi les dirigeants du monde qui cherchent à semer la guerre, ou faire reposer la faute des maux de leur société sur l'Occident, sachez que vos peuples vous jugeront sur ce que vous pouvez construire, pas détruire. A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption et la fraude, et en bâillonnant les opinions dissidentes, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'histoire, mais que nous vous tendrons la main si vous êtes prêts à desserrer votre étau. Aux habitants des pays pauvres, nous promettons de travailler à vos côtés pour faire en sorte que vos fermes prospèrent et que l'eau potable coule…"
Au Ghana, il a réaffirmé l'opposition de l'Amérique aux dictateurs, comme à ceux qui s'accrochent au pouvoir par tous les moyens, en truquant le résultat des élections et réprimant leur presse dissidente. Il en est de même des dirigeants qui s'adonnent à la mal gouvernance en pillant les richesses de leurs peuples pour aller construire de châteaux en Europe ou ailleurs, planquer les ressources détournées dans des paradis fiscaux. Barack Obama dira que ces dirigeants se trouvent du mauvais côté de l'histoire. A Accra, le président américain a également réaffirmé une idée qui lui est chère, à savoir que "le développement dépend de la bonne gouvernance. C'est l'ingrédient qui fait défaut dans beaucoup trop de pays depuis bien trop longtemps. C'est le changement qui peut déverrouiller les potentialités de l'Afrique. Enfin, c'est une responsabilité dont seuls les Africains peuvent s'acquitter". Il a également réaffirmé une idée très connue, c'est-à-dire incontournable : le devenir de l'Afrique appartient aux Africains. Le reste du monde, particulièrement les Etats-Unis, est prêt à l'aider. Il a déclaré : " Vous pouvez vaincre la maladie, mettre fin aux conflits, changer fondamentalement les choses. Vous pouvez faire ça. Oui, vous le pouvez. "yes, you can."
S'adressant à la jeunesse ghanéenne et à travers elle tous les jeunes africains, il a lancé : " Le monde sera ce que vous en ferez ". La jeunesse africaine doit avoir le pouvoir d'exiger des comptes à leurs dirigeants et de leur demander de bâtir des institutions démocratiques. " Si vous saisissez cette occasion, si vous prenez la responsabilité de votre avenir, l'Amérique vous accompagnera tout au long du chemin, en tant que partenaire et en tant qu'amie ".
Le président américain s'est dit disposé pour l'augmentation de l'assistance des Etats-Unis "aux individus et aux institutions responsables, en faisant porter l'effort sur le soutien aux règles de bonne gouvernance".

Par Basile Baloum

MAURITANIE
Comment un putschiste devient démocrate

Selon les chiffres fournis par le ministère mauritanien de l'Intérieur, Mohammed Ould Abdel Aziz a recueilli 52,58 % des voix. Ce chiffre le place loin devant le président de l'Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir qui a obtenu 16,29 % des voix. Ahmed Ould Daddah, le chef du principal parti de l'opposition, le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) occupe la troisième position avec 13,66 %. Un autre général était perçu comme un adversaire sérieux du Mohamed Ould Aziz. Il s'agit du général Ely Ould Mohammed Vall. Il a obtenu 3,81 % des suffrages. Ely Ould Mohamed Vall a dirigé une autre junte militaire entre 2005 et 2007. Depuis le 19 juillet Mohammed Ould Abdel Aziz n'est plus un putschiste aux yeux de ses pairs africains et de la communauté internationale qui vont l'accueillir à deux bras ouverts pendant leurs rencontres prochaines.
Ce n'est donc pas difficile pour un putschiste d'entrer dans le cercle des présidents élus. Il suffit pour cela de donner des gages sérieux à la communauté internationale en prenant l'engagement d'organiser des élections que les commissions de surveillance de celle-ci viendront avaliser, et le tour est joué. Auparavant, il faut prendre les précautions nécessaires pour ne pas céder aux pressions demandant de remettre le pouvoir au président qu'on vient de renverser. C'est ce Mohammed Ould Abdel Aziz a fait depuis août 2008 qu'il est à la tête de la junte militaire. On peut dire aujourd'hui que sa résistance aux diverses pressions et menaces venant tant de l'intérieur comme de l'extérieur a payé.
S'il y a en Mauritanie un homme qui doit se mordre les doigts en ce moment, c'est le tombeur de Mouaaya Ould Taya en 2005, le général Ely Ould Mohamed Vall. A la fin de la transition qui est intervenue en 2007, il était plus populaire que le général qui vient de se faire élire démocratiquement aujourd'hui. Mais Ely Ould Mohamed Vall était un démocrate, il croyait aux vertus de la démocratie. Peut-être savait-il depuis ce temps qu'au sein de l'armée, il y avait un troisième larron. Il s'est accaparé du pouvoir et l'a gardé. Les Mauritaniens sont-ils condamnés à vivre sous des régimes démocratiques déguisés ?

B.B


L'Afrique menacée par le manque
de médicaments contre le Sida

"Partout autour de nous, les cliniques arrêtent de prendre en charge des patients parce qu'il n'y a tout simplement pas assez de médicaments antirétroviraux ", affirme Eric Goemaere, coordinateur médical Médecins Sans Frontières en Afrique du Sud. L'ONG Médecins sans frontières (MSF) affirme que le manque de médicaments contre le SIDA dans six pays africains (Afrique du Sud, Malawi, Ouganda, Congo Kinshasa, Zimbabwe et Guinée) coûterait des milliers de vies car les listes d'attente des personnes désirant des soins s'allongent de jour en jour sans pour autant qu'il ait des médicaments, et cet état met en péril leur vie. Eric Goemaere dénonce cette situation juste à la veille de l'ouverture du congrès de l'International AIDS Society qui a lieu du 19 au 22 juillet 2009 au Cap en Afrique du Sud. Selon lui, le manque d'actions concrètes de la part des gouvernements, des partenaires et des bailleurs internationaux, en vue d'assurer un financement et un approvisionnement continus en antirétroviraux et autres médicaments essentiels est la base de la situation que vivent les personnes malades du VIH dans la région. Sur les 33 millions de personnes qui vivent avec le VIH dans le monde, environ 22 millions vivent en Afrique sub-saharienne. Selon l'ONUSIDA, en 2007, 75% des personnes qui sont décédées de la maladie étaient de l'Afrique sub-saharienne. L'Afrique du Sud, elle seule, paie le plus lourd tribut au VIH : 5,2 millions de Sud-africains sur une population totale de 46 millions seraient porteurs du virus.

RS


Carla Bruni dit happy birthday
à Mandela

Ce samedi 18 juillet 2009, Carla Bruni, première dame de France, est montée sur scène et a chanté en duo avec Dave Stewart à l'occasion du 91e anniversaire de Nelson Mandela sur la scène du Radio City Music Hall de New York. C'était la première fois que Carla Bruni chantait en public depuis son mariage avec Nicolas Sarkozy en février 2008. D'ailleurs, ce dernier était présent au concert tout comme Angélique Kidjo, Baaba Maal, Aretha Franklin, Stevie Wonder, Queen Latifah et Cyndi Lauper, etc. Pour des raisons de santé, Nelson Mandela, le premier président de l'Afrique du Sud postapartheid, n'était pas présent au concert, mais un message enregistré de sa part a été diffusé sur écran. Ce samedi donc, le monde entier a souhaité joyeux anniversaire à Mandela à travers d'innombrables concerts. Mais une innovation a eu cours en cette année. C'est l'opération "Mandela Day". Cette opération initiée par la fondation Nelson Mandela a permis aux Sud-africains de consacrer soixante-sept minutes pour venir en aide à la communauté. Soixante-sept est le nombre d'années que Mandela a consacré à la politique et à la lutte contre l'apartheid. Pour donner l'exemple et respecter l'esprit de cette journée, Jacob Zuma, le nouveau président sud-africain a rendu visite à des personnes âgées. Bien auparavant, il avait apporté son soutien à l'initiative " Mandela Day" lors de son discours sur l'état de la nation au Parlement au mois de juin dernier. Le ministre de l'Energie lui a repeint des façades de maisons dans un quartier défavorisé de la province du Northern Cape. Plusieurs centaines de médecins de la province du Kwazulu Natal ont fait du porte-à-porte pour apporter des soins aux personnes défavorisées. Certains ont collecté des vêtements pour les enfants démunis, d'autres ont repeint des écoles, planté des arbres, rénové des locaux pour les sans-abri, joué avec les enfants handicapés. Selon Frederik W. de Klerk, le dernier président de l'apartheid "Nelson Mandela a contribué de façon unique à l'établissement de notre démocratie et à la réconciliation nationale" , pour ce faire, il mérite cette célébration.
Nelson Mandela quant à lui, a bien apprécié cet esprit communautaire et d'engagement. A sa villa de Houghton à Johannesburg, Mandela a célébré son anniversaire avec sa famille et quelques proches comme son epouse Graça Machel et son ex-épouse Winnie Madikizela-Mandela, l'ancien président zambien Kenneth, Kaunda et l'ancien président tanzanien Hassan Mwinyi. Tous ont aide Mandela à souffler et bien sûr à déguster le gâteau d'anniversaire aux couleurs noir, vert et or, les couleurs de l'ANC

RS

 

 

 

 

 

© L'Evénement - Déc. 2001
Concept. & Réalisation: A. Diallo
Date de mise en ligne: 31 juillet 2009