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Ailleurs dans le
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Coups d'Etat en Afrique
Les démons sont de retour
En moins de douze mois, on a enregistré en Afrique au
sud du Sahara, deux prises du pouvoir par les forces armées
et un assassinat de président : la Mauritanie le 6 août
; la Guinée Conakry le 21 décembre; le 2 mars
de cette année en Guinée Bissau pour le dernier
cas. Dans le même temps, on (la communauté internationale)
a assisté à de nombreuses modifications des constitutions
par des présidents dans le but de se représenter
à l'élection présidentielle, c'est-à-dire
dans le but de ne pas quitter le pouvoir. Et tout cela n'émeut
ou n'a ému personne. On attend seulement qu'un groupe
d'officiers décide de mettre fin à ce qu'il faut
appeler cette confiscation de la démocratie pour crier
haro les putschistes. Ne devrait-on pas faire quelque chose
en amont pour interdire cette dérive des hommes qui sont
à la tête des Etats et qui entendent y demeurer
?
Le retour de la vague kaki semble avoir été favorisé
par la globalisation survenue dans un contexte de vie chère,
née en partie de la corruption et de l'impunité
qui gangrènent les administrations publiques et privées.
On avait sous estimé la possibilité de réaction
des populations, habituées à regarder des hommes
se remplir les poches pendant qu'elles ont le ventre vide. C'est
ce genre de réaction qui s'est produit en Guinée
Bissau et qui s'est soldé par l'assassinat du président
de la république ainsi que celle du Chef d'état-major
des forces armées de la Guinée Bissau. Mais le
cas de la Guinée Bissau semble tellement complexe avec
les possibles interférences des narco trafiquants dont
le pays était devenu leur terre de prédilection,
une plaque tournante. Dans la grande majorité, les coups
d'Etat qui se produisent en Afrique ne surprennent pas les dirigeants
outre mesure. Certains d'entre eux ayant offert parfois l'asile
aux opposants de leurs voisins.
Tous les voisins de la Guinée Bissau et la Communauté
économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO)
savent que ce pays est la proie d'une instabilité politique
chronique. Mais, au nom d'un principe, les uns et les autres
se sont gardés d'intervenir pour prévenir le drame
du 2 mars. Cela est d'autant valable pour la République
du Sénégal qui semble avoir une certaine influence
sur tout ce qui se passe en Guinée Bissau. Mais, comme
on l'a vu, il n'a rien entrepris pour arrêter les choses
pendant qu'il était encore temps.
Ne doit-on pas revoir ce principe de non ingérence qui
pourrait expliquer les coups d'Etat sanglants, et dans une moindre
mesure, les poursuites de la Cour Pénale Internationale
? Un Président africain n'a-t-il pas le droit d'attirer
l'attention de son homologue sur ce qui pourrait lui arriver
s'il persistait dans des comportements antidémocratiques
? Au nom d'une prétendue souveraineté, des chefs
d'Etat exterminent à l'intérieur de leurs frontières
des portions entières de leurs peuples sous les prétextes
les plus divers et aussi inaccessibles les uns que les autres
: refus d'une caporalisation par le parti présidentiel,
contestation d'une légitimité volée ou
usurpée, dénonciations véhémentes
de la corruption et de l'impunité, etc. Toutes ces violences
sont faites au su et au vu de leurs homologues qui ferment les
yeux, au nom du même principe de non ingérence
dans les affaires d'un Etat voisin. Et comme on se trouve en
face d'une véritable organisation syndicale, celle des
chefs d'Etat et de gouvernements africains, la consigne de l'omerta
est bien observée, jusqu'à ce que des organisations
interafricaines ou internationales de défense des droits
de l'homme comme Amnesty International ou Humann Right Watch
découvrent et commencent à diffuser ces manquements.
Peut-on persuader quelqu'un que les voisins du Soudan ignoraient
la tragédie qui se jouait au Darfour ? Les voisins du
Liberia peuvent-ils affirmer qu'ils ne savaient pas ce que faisaient
l'armée et les milices de Charles Taylor dans ce pays,
mais aussi en Sierra Leone ? Et Idriss Deby Itno qui fait disparaître
ses opposants sans qu'il n'y ait pas de trace, comme l'avait
été Ben Barka sous Hassane II au Maroc ? Et les
disparus du Beach au Congo Brazzaville ? Au Burkina Faso, le
Journaliste Norbert Zongo et trois de ses compagnons ont été
assassinés et brûlés le 13 décembre
1998 à Sapouy, mais la justice dit que personne n'a commis
cette ignominie en prononçant un non lieu au profit du
seul inculpé dans ce dossier ténébreux.
Bien de cadavres encombrent les placards des présidences
africaines. Ils seront découverts le jour où une
junte militaire va liquider le maître du lieu ; où
le jour où la CPI va s'intéresser à eux.
En attendant, les démons des coups d'Etat sont de retour.
La nouveauté est qu'ils peuvent être faits en toute
légalité si l'on prend la peine de s'assurer la
collaboration ou la complicité d'un président
de l'Assemblée nationale, le dauphin constitutionnel.
Le truc a marché en Guinée Bissau en tout cas.
Pourquoi pas ailleurs.
N'est-ce pas dangereux ?
Par Basile Baloum
De Obama et de Sarkozy,
qui sera le prix Nobel 2009 ?
Barack Obama et Nicolas Sarkozy, respectivement président
des Etats-Unis et de la France, seraient parmi les 205 personnalités
désignées pour le prix Nobel 2009 de la paix.
La moisson 2009 regroupe 172 personnalités et 33 organisations.
Cette participation record a fait l'objet d'une conférence
de presse Mais tout d'abord, le comité de sélection
procèdera à des présélections pour
réduire ainsi la liste de 205 à 30, puis à
une dizaine. Puis à la mi-octobre 2009, le grand Nobel
est annoncé. Les nominations sont ouvertes à toute
personne et organisation uvrant pour la promotion de la
paix dans le monde. Et comme l'a dit Geir Lundestad, le secrétaire
-sans droit de vote- du comité norvégien de sélection
chargé du Nobel de la paix "Il est très facile
d'être nommé pour le prix Nobel de la paix, mais
cela ne garantit en aucun cas une approbation du comité".
Comme quoi, il ya beaucoup d'appelés, mais peu d'élus.
Parmi les 205 personnes et institutions proposées au
prix se trouvent des personnalités de haute envergure
comme Barack Obama, le tout nouveau président américain,
le Français Nicolas Sarkozy pour ses efforts de paix
dans les conflits russo-géorgien et du Proche-Orient,
le chef religieux vietnamien Thich Quang Do, l'artiste et humanitaire
macédonien, Zivko Popovski-Cvetin, l'organisation caritative
autrichienne SOS-Kinderdorf International, etc.
L'an dernier, le prix Nobel de la paix a été décerné
à l'ancien président finlandais et médiateur
Martti Ahtisaari à Oslo tandis que les Nobel de médecine,
physique, chimie, littérature et économie sont
décernés à Stockholm.
Les prix Nobel sont remis le 10 décembre, date anniversaire
de la mort de leur fondateur, l'industriel suédois Alfred
Nobel, décédé en 1896 .
Basile Baloum
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Les effets personnels
de Gandhi vendus à
1,8 million de dollars à New York

Les célèbres lunettes rondes, une paire
de sandales en cuir, une montre gousset, un plat et un
bol ayant appartenu à Gandhi ont été
vendus aux enchères à 1,8 million de dollars
ce 5 mars 2009 à New York. La valeur marchande
des lunettes à elles seules avaient été
estimée entre 20 000 et 30 000 dollars. Les objets
personnels de Gandhi ont été rachetés
par l'homme d'affaires V.J. Mallya. Il a l'intention d'en
faire don à son pays. La vente de ces objets avait
été maintenue malgré la levée
de boucliers qu'elle a provoquée en Inde, le pays
d'origine de Ghandi.
Le directeur de la vente, Julien Schaerer, selon l'Agence
France Presse, a précisé que la maison d'enchères
n'avait été contactée par aucun responsable
du gouvernement indien ou représentant. Toutefois,
l'Agence Indienne PTI a rapporté que New Delhi
avait entrepris des démarches pour empêcher
cette mise aux enchères. Les protestations en Inde
ne font qu'attiser l'intérêt pour la vente.
Kenya
Annan appelle à la concrétisation des reformes
Ce 28 février 2009 a marqué l'an 1 de la
signature de l'accord de partage du pouvoir entre le président
Mwai Kibaki et l'opposant Raila Odinga après la
présidentielle. L'ancien secrétaire général
de l'ONU, Kofi Annan, médiateur de l'Union africaine
dans la crise kenyane, a invité ces deux dirigeants,
à l'occasion de ce premier anniversaire, à
entamer les réformes afin éviter toutes
violences. Celles postélectorales avaient fait
plusieurs milliers de morts en décembre 2007. Elles
avaient éclaté après la victoire
du président Mwai Kibaki dans la présidentielle,
victoire contestée par son opposant Raila Odinga.
Pour conforter la paix dans le pays, Kofi Annan a suggéré
que les réformes décidées lors du
dialogue national, notamment celles constitutionnelles,
institutionnelles, agraires et judiciaires soient réalisées
afin de réduire la pauvreté et les inégalités
entre individus et entre les différentes régions
du pays. Selon Koffi Annan, "la signature de cet
accord a aidé à mettre fin à l'un
des plus tragiques chapitres de l'histoire du Kenya. Elle
a aussi restauré la conviction des Kenyans dans
leur propre pays, et rallumé leurs espoirs pour
un meilleur avenir". Toutefois, après les
progrès considérables réalisés
au cours du processus de réconciliation, l'engagement
et la force d'impulsion ont disparu. Un an après
la signature de l'accord de partage de pouvoir, les Kenyans
se sentent déçus par la lenteur des changements.
"A ce jour, et dans les semaines et les mois à
venir, efforçons-nous de raviver les espoirs du
peuple kenyan que ces objectifs cruciaux seront atteints",
a souhaite Koffi Annan.
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